Don Sanche d'Aragon: comédie héroïque de P. Corneille

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Impr. d'A. Moessard, 1833 - 54 pages
 

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Page 51 - Je vous aime, Léon, et n'en fais point mystère : Des feux tels que les miens n'ont rien qu'il faille taire. Je vous aime, et non point de cette folle ardeur Que les yeux éblouis font maîtresse du cœur, Non d'un amour conçu par les sens en tumulte, A qui l'âme applaudit sans qu'elle se consulte, Et qui ne concevant que d'aveugles désirs, Languit dans les faveurs, et meurt dans les plaisirs : Ma passion pour vous, généreuse et solide, A la vertu pour âme, et la raison pour guide...
Page 25 - Se pare qui voudra des noms de ses aïeux : Moi, je ne veux porter que moi-même en tous lieux; Je ne veux rien devoir à ceux qui m'ont fait naître, Et suis assez connu sans les faire connaître. Mais pour en quelque sorte obéir à vos lois, Seigneur, pour mes parents je nomme mes exploits; Ma valeur est ma race, et mon bras est mon père.
Page 51 - Languit dans les faveurs, et meurt dans les plaisirs : Ma passion pour vous , généreuse et solide , A la vertu pour ame , et la raison pour guide , La gloire pour objet , et veut sous votre loi Mettre en ce jour illustre et l'univers et moi.
Page 29 - Je m'en récuse donc, afin de vous donner Un juge que sans honte on ne peut soupçonner; Ce sera votre épée et votre bras lui-même. Comtes, de cet anneau dépend le diadème.
Page 30 - ALVAR. Dites, si vous voulez, qu'ils sont d'intelligence; Qu'elle a de sa valeur si haute confiance Qu'elle espère par là faire approuver son choix, Et se rendre avec gloire au vainqueur...
Page 36 - Se pouvait oublier jusqu'à souffrir mes vœux ; Si, par quelque malheur que je ne puis comprendre...
Page 34 - Faire un commandement qu'ils prendraient pour affront. Lorsque le déshonneur souille l'obéissance, Les rois peuvent douter de leur toute-puissance : Qui la hasarde alors n'en sait pas bien user ; Et qui veut pouvoir tout ne doit pas lout oser. Je romprai ce combat feignant de le permettre, Et je le tiens rompu si je puis le remettre.
Page 36 - J'avais pris quelque soin de vous venger moi-même. Remettre entre vos mains le don du diadème, Ce n'était pas, marquis, vous venger à demi. Je vous ai fait leur juge, et non leur ennemi, Et si sous votre choix j'ai voulu les réduire, C'est pour vous faire honneur et non pour les détruire. C'est votre seul avis, non leur sang que je veux; Et c'est m'entendre mal que vous armer contre eux. N'auriez-vous point pensé que si ce grand courage Vous pouvait sur tous trois donner quelque avantage,...
Page 27 - J'ai trop vu votre orgueil pour le justifier, Et sais bien les moyens de vous humilier. Soit que j'aime Carlos, soit que par simple estime Je rende à ses vertus un honneur légitime, Vous devez respecter, quels que soient mes desseins, Ou le choix de mon cœur, ou l'œuvre de mes mains. Je l'ai fait votre égal, et, quoi qu'on s'en mutine, Sachez qu'à plus encor ma faveur le destine.
Page 51 - L'empire est à donner, et le sénat s'assemble Pour choisir une tête à ce grand corps qui tremble, Et dont les Huns, les Goths, les Vandales, les Francs, Bouleversent la masse et déchirent les flancs. Je vois de tous côtés des partis et des ligues : Chacun s'entre-mesure et forme ses intrigues.

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