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Supposant donc avec les Juifs le rapport du diametre à la circonférence du cercle comme 1 à 3, nous trouverons par le calcu1 que la mer d'airain étoit un cylindre de la capacité de 375 col1dées sacrées cubiques, lesquelles étant multipliées par 8, donnent 3ooo gomeds ou pieds géométriques cubiques, d'où il suit que la cubature du pied géométrique étoit la capacité du bathim

· ou métrétès des Hébreux. C'étoit donc par un calcul qui n'étoit

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olnus & 4 ankers , ce qui à raison de 71 3 # pintes le foudre, mesure de Paris, revient à environ 5o7 muids de Paris. Josephe, après avoir fait la description de la mer d'airain, ajoute que Salomon fit encore faire dix vases qu'il appelle Cythrogaules. Ils étoient de cuivre, de forme ronde, & étoient également destinés aux purifications des Prêtres ; chacun de ces vases avoit quatre coudées de hauteur sur autant de diametre, & contenoit quarante chous ou conges. On voit que cet endroit est copié du troisieme Livre des Rois (VII, 38.), où on lit : Fecit quoque (Salomon) decem luteres œneos : quadraginta batos capiebat luter unus , eratque quatuor cubitorum. Ces vases , à ce qu'il paroît, avoient huit pieds géométriques de hauteur sur autant de diametre. Si donc nous supposons, comme dans l'article précédent, le rapport du diametre à la circonférence comme 1 à 3 , nous trouverons qu'ils devoient contenir seulement 384 gomeds cubi· ques; mais en calculant sur le vrai rapport du diametre à la circonférence, on trouve qu'ils contenoient 4o2.1 gomeds cubiques chacun. Il est évident par-là qu'il faut lire dans l'hébreu arbameot , quadringentos, au lieu d'arbaim quadraginta , & que c'étoit en survuidant ces vases qui contenoient chacun 3 1.32 muids de Paris, & non en les calculant, qu'on avoit déterminé leur capacité à 4oo métrétès. Ce passage du troisieme Livre des Rois étoit corrompu dès le temps de Josephe. Hérodote (lib. I, n°. LXX.) parle d'une cratere de cuivre de la capité de trois cents amphores, destinée par les Lacédémoniens pour Crésus, Roi de Lydie , mais qui fut interceptée ou achetée par les Samiens & consacrée dans leur temple de Junon. Ce vase devoit contenir 17.64 muids de Paris ; l'amphore Asiatique contenant 36 xestès , selon Cléopatre & le Scholiafte de Nicandre. Le même Historien parle d'une autre cratere (lib. IV, n°. LXXXI.) qu'on voyoit à Exampée en Scythie, entre le Boristhène & l'Hypanis. Celle-ci contenoit six cents amphores qui font 35.28 muids de Paris. « Hérodote (lib. II, c. CLXXV.) raconte qu'Amasis , Roi » d'Egypte, fit apporter d'Eléphantis à Saïs, par une distance de » vingt journées de navigation (il n'y a pas plus de 2oo lieues) » un édifice d'une seule pierre. Cet édifice avoit extérieurement » vingt & une coudées de longueur, quatorze de largeur & huit · dées Babyloniennes, ce géant n'avoit que 77 pouces de France.

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une source de très-bonne eau. Devant l'hermitage est un petit potager qui fournit des herbages & des fleurs. L'Hermite dont

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M. Fréret a recueilli la plupart de ces statures extraordinaires, nous les rapportons ici en y faisant l'application de nos mesures. Manéthon , cité par Syncelle, nous apprend que le fameux Sésostris avoit quatre coudées, trois palmes & deux doigts. Manéthon, Prêtre Egyptien, décrivant la taille d'un Roi d'Egypte, en a donné la mesure en grandes coudées Egyptiennes. Ainsi Sésostris avoit 91.148 pouces du pied de Roi de hauteur. Toute † qu'étoit cette taille , elle est au-dessous de celle du ollandois dont parle Ryckius; il avoit huit pieds & demi du Rhin, qui reviennent à 98.6 pouces du pied de Paris. Nous lisons dans Hérodote (lib. VII, c. CXVII.) que lorsque Xercès étoit campé près de la Ville d'Acanthe, un Prince Achéménide, nommé Artachée, pour qui il avoit une considération particuliere , mourut de maladie. Il étoit d'une taille extraordinaire parmi les Perses, dit l'Historien, car il ne s'en falloit que quatre doigts qu'il n'eut cinq coudées Royales de hauteur. Il avoit environ 74 pouces & demi. Ce Prince étoit bien moins grand que le paysan Suédois, vu par Rudsbeck (Atlantis , vol. III, p.245.), qui ayant huit pieds de Suéde de hauteur, avoit 87.8 pouces du pied de Paris. Selon Pline (lib. VII, cap. XVI.), on vit sous le regne d'Auguste un géant & une géante appellés Pusio & Secundilla, qui avoient dix pieds un quart ; je pense que ce sont des pieds géométriques : dans ce cas, ces géans dont les squellettes se voyoient # les jardins de Salluste, avoient cent huit pouces ou neufpieds C IV.O1. Artaban, Roi des Parthes, avoit envoyé un géant à l'Empereur Tibere. Josephe (Ant. Jud. L. XVIII.) qui le nomme Eléazar, nous apprend qu'il avoit cinq coudées. Si c'étoient des cou

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Le géant Gabbara , envoyé d'Arabie à l'Empereur Claude , avoit , selon Pline ( à l'endroit cité) , neuf pieds & autant d'onces , ce qui signifie, je pense, neuf pieds géométriques & une spithame; il avoit donc cent pouces ou huit pieds 4 pouces. L' Empereur Maximin avoit, selon Capitolin (in Maximino, c. 7- ) , huit pieds quatre onces de hauteur, qui reviennent à 95 pouces, ou 7 pieds 1 1 § de France. ous avons parlé de la taille de Goliath en traitant du pygon, & de celle d'Hercule en traitant du stade Grec. Nous finirons cet article par quelques endroits des Anciens au sujet de la taille militaire parmi les Romains. Une loi de Valentinien (Cod. Théodos.) la fixe à cinq pieds sept onces : in quinque pedibus & septem unciis usualibus delectus habearzur. M. le Beau, dans son Histoire du Bas-Empire (lib. VII, art. XLVII.), dit que sous Constance, vers l'an 353, l'âge militaire étoit de 19 ans. Il ajoute que la taille varioit à la volonté des Princes & selon les différens pays ; la plus basse étoit de cinq pieds Romains, la plus haute de six. On exigeoit pour l'ordinaire au-dessus de cinq pieds, tantôt six, tantôt sept & tantôt dix pouCCS C»vu onces. Végéce dit qu'au temps de Marius on choisissoit des hommes #e six pieds, ou au moins de cinq pieds dix pouces, pour remplir o Premieres cohortes des Légions : In primis legionum cohortibus.

A R T I c L E I I I. ogreZ7Eon tendant à prouver que l'Amérique a été connue des Anciens.

Les parties occidentales & méridionales de l'Afrique ont été Po connues dans les anciens temps , ou plutôt les connoissano qu'on avoit pu en avoir dans les siecles les plus reculés, oyant pas été écrites, se sont effacées de la mémoire des homo durant un assez long temps. Il y a eu une époque où la †ation fut tellement négligée, qu'au rapport de Strabon il alloit huit ans pour faire tout le tour de l'Afrique ; ce qui oit néanmoins peu vraisemblable : car en supposant tout le †ur de cette partie du monde de 63oo lieues de 25 au

°ëoé , il s'ensuivroit que les Navigateurs n'auroient fait qu'un

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