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mine ou la livre, non parce que remplie d'eau elle en contenoit

le poids d'une livre, comme l'hémine Asiatique; mais parce que
ce qu'elle contenoit d'huile s'appelloit une livre d'huile, quoique
cette quantité ne fut réellement que de 1o onces du poids Ro-
main. Cette dénomination de la cotyle Romaine peut encore
venir abusivement de son rapport avec la vraie hémine Asiati-
que qui étoit l'étalon des poids & des monnoies.
Le setier, sextarius ou xestès, Romain vaut 2 hémines , 4 quar-
tarius, 8 acétabules, 12 cyathes, 48 ligules & o.6453 pintes ou
20.65 roquilles de Paris. Il pesoit en eau pure 22 onces Ro-
maines , 33 onces Asiatiques , 1 37 # drachmes Attiques , 179
drachmes de Néron , 264 drachmes Asiatiques ; & en huile 2o

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o Il contenoit 9 livres de bled , 1o livres d'huile poids Ro

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poids Romain. .

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Lorsque Caton parle de vaisseaux quadragénaires, quinquagénaires, dolium quadragenarium, dolium quinquagenarium, on peut dou

· ter, dit Budée, s'il entend par-là des vases de quarante , de cin

quante amphores, ou d'autant de conges ; mais ce n'est ni l'un ni l'autre : Caton entend par un dolium quadragenarium , un dolium de la capacité du culéus qui valoit quarante urnes, & par dolium quinquagenarium, il entend encore un vase destiné à contenir un culéus de liqueur ; mais le vin doux qu'on mettoit dedans pour y fermenter, ne devoit pas l'emplir, afin que dilaté par l'action de son feu naturel, qui § d'ailleurs irrité par les drogues & les épiceries que les Anciens y mettoient, ne sortît pas du vase par en haut. Le vaisseau n'étoit ordinairement rempli qu'aux quatre cinquiemes, ensorte que la partie qui demeuroit vuide étoit de la continence de cinq amphores, comme l'observe Caton lui même à l'endroit où il décrit la maniere de composer le vin de Cos. On Peut voir aussi les deux articles où il traite de la fabrication du Vin Grec, & celui intitulé : Lex de vino in doliis.

Pline (lib. XIV, cap. XXI.) remarque aussi qu'il ne falloit ja#s remplir ces vases ; il observe d'ailleurs qu'ils devoient être olindriques ou à peu près, parce que comme ils devoient être o8és debout à la cave, à une petite distance les uns des autres, o qui étoient gros & enflés vers leur milieu, occupoient trop de Place , & par-là devenoient incommodes. Ces vaisseaux devoient † beaucoup de ressemblance avec nos futailles mises debout & défoncées par en-haut ; ils avoient une large ouverture par où

orture d'un couvercle qu'on y scelloit avec une gomme ou

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dans & en-dehors ; on les lavoit ensuite avec de l'eau de mer ou e ! eau salée, dans laquelle on délayoit de la cendre de sarment,

†o on les parfumoit, ainsi que la cave, avec de la myrrhe & autres aromates, «

o entonnoit le vin, & par où on l'en tiroit. On fermoit cette

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