Oeuvres, Volume 1

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Page 56 - Mais sous cette parure aisée , Sous ces lauriers vainqueurs du sort , Que les citoyens d'Elysée Sauvent du souffle de la mort. Tantôt de l'azur d'un nuage Plus brillant que les plus beaux jours Je vois sortir l'ombre volage D'Anacréon , ce tendre sage , Le Nestor du galant rivage, Le patriarche des Amours.
Page 60 - Irais-je, orateur mercenaire Du faux et de la vérité, Chargé d'une haine étrangère , Vendre aux querelles du vulgaire Ma voix et ma tranquillité , Et , dans l'antre de la Chicane...
Page 51 - Lorsqu'on y trouve le bonheur? Lorsqu'on y vit sans spectateur Dans le silence littéraire, Loin de tout importun jaseur, • Loin des froids discours du vulgaire, Et des hauts tons de la grandeur...
Page xxx - II prétendait avec componction Qu'il avait fait jadis des comédies, Dont à la Vierge il demandait pardon. — - Gresset se trompe, il n'est pas si coupable. Un vers heureux et d'un tour agréable Ne suffit pas; il faut une action, De l'intérêt, du comique, une fable, Des mœurs du temps un portrait véritable, Pour consommer cette œuvre du démon.
Page 94 - D'un vain honneur esclave fastueux , Toujours auteur, et jamais homme heureux; Moi , que le ciel fit naître moins sensible A tout éclat qu'à tout bonheur paisible , Je fuis du nom le dangereux lien ; Et quelques vers échappés à ma veine, Nés sans dessein et faconnés sans peine Pour l'avenir ne m'engagent à rien. Plusieurs des fleurs que voit naître Pomone...
Page 293 - Sans des coloris indiscrets ; Et que jamais le trop d'étude N'y contraigne aucune attitude, Ni ne charge trop les portraits. La nature sur chaque image Doit guider les traits du pinceau ; Tout doit y peindre un paysage , Des jeux, des fêtes sous l'ormeau: L'œil est choqué s'il voit reluire Les palais , l'or, et le porphyre , Où l'on ne doit voir qu'un hameau.
Page 59 - M'enchaîner encor plus long-temps? Quand j'aurai passé mon printemps Pourrai-je vivre encor pour elle? Car enfin au lyrique essor, Fait pour nos bouillantes années , Dans de plus solides journées Voudrois-je me livrer encor? Persuadé que l'harmonie Ne verse ses heureux présents Que sur le matin de la vie , Et que , sans un peu de folie , On ne rime plus à trente ans...
Page 380 - L'eût bientôt fait évanouir ; Et sans songer à la décrire Ils se contentaient d'en jouir. Des traditions étrangères En parlent sans obscurité ; Mais dans ces sources mensongères Ne cherchons point la vérité. Cherchons-la dans le cœur des hommes, Dans ces regrets trop superflus Qui disent dans ce que nous sommes Tout ce que nous ne sommes plus. Qu'un savant des fastes des âges Fasse la règle de sa foi ! Je sens de plus sûrs témoignages De la mienne au dedans de moi.
Page 376 - ... besoin ; Des arts enjoués et paisibles La culture fit tout leur soin. La tendre et touchante harmonie A leurs jeux doit ses premiers airs ; A leur noble et libre génie Apollon doit ses premiers vers. On ignoroit dans leurs retraites Les noirs chagrins, les vains desirs, Les espérances inquietes , Les longs remords des courts plaisirs.
Page xxviii - En France on fait, par un plaisant moyen, Taire un auteur quand d'écrits il assomme. Dans un fauteuil d'Académicien, Lui quarantième, on fait asseoir cet homme. Lors il s'endort et ne fait plus qu'un somme. Plus n'en avez prose ni madrigal. Au bel esprit ce fauteuil est, en somme, Ce qu'à l'amour est le lit conjugal.

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