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vous n'êtes point touché de votre intérêt, soyez-le au moins de mes prieres, et m'épargnez le cruel déplaisir de vous voir condamner à des supplices éternels. s G A N A R E L L E, à part. Pauvre femme ! D O N E E L V I R E. Je vous ai aimé avec une tendresse extrême, rien au monde ne m'a été si cher que vous, j'ai oublié mon devoir pour vous, j'ai fait tontes choses pour vous; et toute la récompense que je vous en demande, c'est de corriger votre vie, et de prévenir votre perte. Sauvez-vous, je vous prie, ou pour l'amour de vous, ou pour l'amour de moi. Encore une fois, don Juan, je vous le demande avec larmes; et si ce n'est assez des larmes d'une personne que vous avez aimée, je vous en conjure par tout ce qui est le plus capable de vous toucher. s G AN A R E L L E, à part, regardant don Juan. Cœur de tigre ! D O N E E I, V I R E. Je m'en vais après ce discours; et voilà tout ce que j'avois à vous dire. D O N J U A N. Madame, il est tard, demeurez ici; on vous y logera le mieux qu'on pourra. D O N E E T, V I R E. Non, don Juan; ne me retenez pas davantage. D O N J U A N. Madame, vous me ferez plaisir de demeurer, je VOUAS aSSuTe. D O N E E T, V I R E. Non, vous dis-je; ne perdons point de temps en discours superflus. Laissez-moi vîte aller, ne faites aucune instance pour me conduire, et songez seulement à profiter de mon avis.

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DON JUAN, LA STATUE D U coMMAN Dr U R,
SGANARELLE, LA VIOLETTE, RAGOTIN.

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