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qui se mêle d'écrire contre des gens qui me songent pas à lui. .. * - o MI O L I E R F . Vous êtes folle. Le beau sujet à divertir la cour que monsieur Boursaut ! Je voudrois bien savoir de quelle façon on pourroit l'ajuster pour le rendre plaisant, et si, quand on le berneroit sur le théâtre, il seroit assez heureux pour faire rire le monde. Ce lui seroit trop d'honneur que d'être joué devant une auguste assemblée, il ne demanderoit pas mieux; et il m'attaque de gaieté de cœur pour se faire connoître de quelque façon que ce soit. C'est un homme qui n'a rien à perdre; et les comédiens ne me l'ont déchaîné que pour m'engager à une sotte guerre, et me détourner, par cet artifice, des autres ouvrages que j'ai à faire : et cependant vous êtes assez simples pour donner toutes dans ce panneau ! Mais enfin j'en ferai ma déclaration publiquement : je ne prétends faire aucune réponse à toutes leurs critiques et leurs contre - critiques. Qu'ils disent tous les maux du monde de mes pieces, j'en suis d'accord. Qu'ils s'en saisissent après nous; qu'ils les retournent comme un habit pour les mettre sur leur théâtre, et tâchent à profiter de quelque agrément qu'on y trouve et d'un peu de bonheur que j'ai, j'y consens, ils en ont besoin; et je serai bien aise de contribuer à les faire subsister, pourvu qu'ils se contentent de ce que je puis leur accorder avec bienséance. La courtoisie doit avoir des bornes; et il y a des choses qui ne font rire ni les spectateurs ni celui dont on parle.Je leur abandonne de bon cœur mes ouvrages, ma figure, mes gestes, mes paroles, mon ton de voix et ma facon de réciter, pour en faire et dire tout ce qu'il leur plaira, s'ils en peuvent tirer qnelque avantage.Je ne m'oppose point à toutes ces choses, et je A*

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BÉJART, MOLIERE, LA GRANGE, DU CRoIsy ; MEsDEMoIsELLEs DU PARC, BEJART, DE BRIE, MOLIERE, DU CROISY, HERVÉ.

N, B É J A R T.

Messieurs, je viens vous avertir que le roi est venu, et qu'il attend que vous commenciez.

- M O L I E R E,

Ah! monsieur, vous me voyez dans la plus grande peine du monde; je suis désespéré à l'heure que je vous parle. Voici des femmes qui s'effraient et qui disent qu'il leur faut répéter leurs rôles avant que d'aller commencer. Nous demandons, de grace, encore un moment. Le roi a de la bonté, et il sait bien que la chose a été précipitée.

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M O L IER E, et les mémes acteurs, à l'exception de Béjart.

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BÉJART, MOLIERE, et les mémes acteurs. A. M O T, I E R E , Monsieur, vous venez pour nous dire de commencer, mais... B É J A R T. Non, messieurs; je viens pour vous dire qu'on a dit au roi l'embarras où vous vous trouviez, et que, par une bonté toute particuliere, il remet votre nou- . velle comédie à nne autre fois, et se contente, pour aujourd'hui, de la premiere que vous pourrez donIl6I'. M O I. I E R F . Ah! monsieur, vous me redonnez la vie. Le roi nous fait la plus grande grace du monde de nous donner du temps pour ce qu'il a souhaité; et nous allons tous le remercier des extrêmes bontés qu'il nous fait paroître.

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