Mémoires de la Chine

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J. Vernarel, 1819

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Page 416 - Verbiest suivait, accompagné des mandarins que l'Empereur avait nommés pour honorer la mémoire de ce célèbre missionnaire. Ils étaient tous à cheval. Le premier était le beau-père de l'Empereur , le second son premier capitaine des gardes , le troisième un de ses gentilshommes et d'autres moins qualifiés. Toute cette marche, qui se fit avec un bel ordre et une grande modestie, était fermée par cinquante cavaliers. Les rues étaient bordées des deux côtés d'un peuple immense qui gardaitun...
Page 5 - Leurs mœurs sont d'ailleurs assez innocentes, et ils ne connoissent point les vices grossiers , auxquels les autres nations de l'Orient se livrent avec fureur. Il n'ya parmi eux que la pluralité des femmes, le. droit qu'on a de répudier celles dont on n'est pas content , et la barbare coutume d'y faire des eunuques , qui soient des obstacles à l'établissement de la religion chrétienne.
Page 416 - Compagnie. Ce jardin est fermé de murailles , et on ya bâti une chapelle et quelques petits corps de logis. Quand nous fûmes arrivés à la porte , nous nous mîmes tous à genoux devant le corps, au milieu du chemin , et nous fîmes trois fois les mêmes inclinations. Les pleurs des assistons recommencèrent.
Page 225 - On commence à voir ce que c est que la Chine quand on est entré dans la rivière de Canton. Ce sont sur les deux bords de grandes campagnes de riz, vertes comme de belles prairies, qui s'étendent à perte de vue , et qui sont entrecoupées d'une...
Page xi - L'administration politique de la Chine roule uniquement sur les devoirs réciproques des pères et des enfans. L'Empereur est le père et la mère de l'empire. Un viceroi est le père de la province où il commande , comme un mandarin est le père de la ville qu'il gouverne. Cette constitution de gouvernement est si naturelle , si douce à la Chine , les peuples y sont si accoutumés, qu'ils n'imaginent pas qu'on puisse en avoir de meilleure.
Page 153 - En/ans , courage , continuez, à boire , mangez , divertissez-vous : c'est moi qui t>ous procure les avantages dont vous jouissez. Après cette réponse , qu'on écoute en silence, on continue à se plonger dans les plaisirs. Cependant les dieux ont soif à leur tour et demandent à boire. Aussitôt on prépare des vases ornés de fleurs, et le prêtre les...
Page 72 - Vous avez été témoins de ce que nous avons eu à souffrir dans cette aflreuse prison ; notre sang ra bientôt couler pour rendre un témoignage public à la foi que vous avez eu le bonheur d'embrasser ; aidez-nous à remercier le Seigneur d'une si grande faveur; mais en même temps, concevez bien quel est le prix de cette foi à laquelle est attaché votre salut éternel; qu'elle vous soit plus chère que votre propre vie, et soyez toujours fidèles à remplir les obligations qu'elle vous impose.
Page 81 - Allemand, né de parens catholiques à Duren, ville du duché de Juliers , entre Cologne et Aix-la-Chapelle. Ayant achevé ses études dans sa jeunesse , le goût lui prit de voyager. Après avoir parcouru divers états de l'Europe , il prit le parti de la guerre , et entra au service de la république de Hollande, qui lui donna de l'emploi à Batavia. Quoiqu'il se trouvât dans tir» pays hérétique , il fut toujours fortement attaché à la religion catholique , et très-fidèle à en pratiquer...
Page 313 - Il faut souffrir, sans prendre feu et sans s'impatienter, cette lenteur et cette indolence naturelle ; traiter sans se décourager, de la religion, avec une nation qui ne craint que l'Empereur, et qui n'aime que l'argent; insensible par conséquent et indifférente à l'excès , pour tout ce qui regarde l'éternité.
Page 424 - J'y ai vu de la faïence comme la nôtre ; on y fait en plusieurs endroits de la poterie , qui se transporte dans les villes et dans les provinces voisines. Je me trouvai un jour dans un chemin étroit et profond , où il se fit en peu de temps un grand embarras de charrettes. Je crus qu'on alloit s'emporter, s'entre-dire des injures , et peut-être se battre , comme...

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