Socio, n° 3/2014: Chercheurs à la barre

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Laëtitia Atlani-Duault, Stéphane Dufoix
Les Editions de la MSH, 4 sept. 2014 - 416 pages

Depuis une vingtaine d'années, les chercheurs en sciences humaines et sociales se retrouvent de plus en plus souvent pris, de manière volontaire ou involontaire, dans les mailles du processus judiciaire. Ce numéro de Socio souhaite analyser et comprendre, au croisement de regards disciplinaires multiples, les enjeux et les déclinaisons de cette dynamique.
Les articles attendus pourront tout particulièrement explorer trois grands types d'implication des chercheurs « à la barre », qui structureront le numéro:
1. Leur activité scientifique les amène, de gré ou de force, à prendre parti dans des procès au nom de la justice ou au nom de la vérité, tendant ainsi pour certains à transgresser, ou tout au moins à fragiliser la frontière entre action et objectivité. Une première série d'articles interrogera les différentes facettes de cette montée en puissance de la prise à parti des chercheurs comme témoins devant les tribunaux.
2. Leur activité scientifique est mise en cause par le biais des plaintes pour diffamation. Cette dynamique n'est pas récente, mais elle se généralise, et les plaintes sont le plus souvent déposées par des représentants de l'État contre des chercheurs. Il semble donc d’autant plus nécessaire d’analyser les nouvelles formes d’intimidation que de telles mises en cause sous-tendent. Les enjeux de la solidarité académique pourront également être interrogés.
3. Les chercheurs participent par leur expertise aux transformations des cadres même de la justice en venant fournir des matrices cognitives ou des formes de justice « clé en main ». Là encore, cette forme d’intervention est présente depuis l’époque coloniale, mais l’implication des chercheurs en sciences sociales dans le processus judiciaire prend actuellement de nouveaux visages qu’il s’agira de documenter et d’analyser, en se penchant par exemple sur la « justice restauratrice » ou justice transitionnelle et sur les commissions « Vérité et réconciliation ».

 

Table des matières

la NouvelleCalédonie
12
INTRODUCTION
13
le nord de la NouvelleCalédonie
44
CHAPITRE PREMIER Cest ça le pays
45
les quatre Maisons de la Grande Maison Teâ Aâôvaac
56
le système des noms personnels du teâma et du mweau
78
Pour lannée des peuples indigènes
81
la formule hoor
107
Le cent cinquantième anniversaire de la christianisation
119
Un thiam pour le hautcommissaire
171
CONCLUSION
189
ANNEXE Représentations des relations sociales et de lenvironnement régional
217
BIBLIOGRAPHIE
261
LISTE DES CARTES ET TABLEAUX
283
Droits d'auteur

Expressions et termes fréquents

À propos de l'auteur (2014)

Stéphane Dufoix est professeur de sociologie à l'université Paris-Nanterre (laboratoire Sophiapol). Membre sénior de l’Institut universitaire de France, il enseigne également à Sciences Po. Ses recherches actuelles portent sur la sociologie historique des sciences sociales, et en particulier sur l’histoire de la sociologie depuis le milieu du xixe siècle. Il a récemment publié Des sciences sociales à la science sociale, avec Alain Caillé, Philippe Chanial et Frédéric Vandenberghe (Le Bord de l’eau, 2018), ains que Pierre Bourdieu dans l’espace des disciplines, avec Christian Laval (Presses universitaires de Paris-Nanterre, 2018). Il travaille actuellement à une histoire mondiale de la sociologie. Michel Wieviorka est sociologue, directeur d'études à l'EHESS, et Administrateur de la FMSH. Ses travaux portent notamment sur les mouvements sociaux, les différences culturelles, la démocratie, le racisme, le terrorisme, l'antisémitisme, la violence. Il est directeur de publication de la nouvelle revue de sociologie Socio éditée par les éditions de la Maison des sciences de l'homme.

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