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Considérant tous les maux que la guerre pouvait attirer sur la France, et de la France peut-être encore à la fin sur toute l'Europe, et ceux qu'elle doit plus immédiatement et plus inévitablement attirer sur l'Espagne, dont une invasion étrangère ne pourrait qu'exaspérer et prolonger les animosités et les agitations intérieures, le gouvernement anglais fut profondément convaincu de la nécessité de la paix pour les deux royaumes, et résolut en conséquence qu'il fût investi ou non du caractère formel de médiateur, de faire tous les efforts possibles, et de profiter de toutes les chances pour prévenir les hostiJités. La question était devenue, maintenant une question simple, et de l'Espagne à la France; et la seule chose faisable n'était pas tant d'examiner comment les relations de ces deux gouvernemens avaient été amenées maladroitement à ce point de complication que de rechercher comment il était possible de résoudre les difficultés sans le recours aux armes, •et de procurer un accommodement amical par des explications et des concessions mutuelles.

L'amitié seule de S. M. aurait pu l'engager à proposer à la nation espagnole une révision de ses institutions politiques. Mais les Espagnols de tous les partis admettaient la nécessité indispensable de quelques modifications de la constitution de 1812; et si dans une crise telle que celle où se trouvait l'Espagne, en proie tout à la fois aux maux de la guerre civile et à la crainte d'une invasion étrangère, l'adoption de modifications que l'on croyait désirables en elles-mêmes pouvait donner l'espérance de voir apaiser ses dissensions intérieures, et en même temps fournir au gouvernement français un motif de se retirer de la position menaçante qu'il avait prise à l'égard de l'Espagne, le gouvernement anglais sentit qu'aucun scrupule de délicatesse ou aucune crainte de mauvaise interprétation ne devait l'empêcher de manifester le vif désir qu'il avait de voir les Espagnols obtenir sur eux d'aviser à de telles modifications, ou au moins de déclarer leur disposition à y aviser par la suite.

Il est maintenant inutile de discuter quel aurait pu être le résultat des efforts pressans de S. M. pour amener la France et l'Espagne à un accommodement, si rien n'était intervenu pour interrompre leurs progrès. Quelle qu'ait pu être la répugnance du gouvernement espagnol à faire les premiers pas vers un pareil accommodement, on ne eut déguiser que les principes avoués et les prétentions mises en avant par le gouvernement français, dans le discours du trône à l'ouverture des chambres à Paris, créèrent de nouveaux obstacles au succès d'une intervention amicale. La communication de ce discours au gouvernement anglais fut accompagnée à la vérité, de nouvelles assurances des dispositions pacifiques de la France, et les ministres français donnèrent au passage de ce discours le plus capable de faire une impression défavorable en Espagne, un sens qui lui ôlait une partie de son caractère hostile, et sujet à créer des difficultés. Mais toutes les tentatives du gouvernement anglais pour faire valoir à Madrid de telles assurances et de telles explications échouérent; les espérances de succès s’affaiblirent graduellement, et maintenant elles sont entièrement évanouies.

Il ne reste plus qu'à faire connaître la conduite que S. M. désire et a l'intention d'observer dans une guerre entre les deux nations, à chacune desquelles S. M. est unie par les liens de l'amitié et de l'alliance.

Le désaveu répété par le gouvernement de S. M. T. C. de toutes vues d'ambition et d'agrandissement, défend le soupçon d'aucun dessein de la part de la France d'une occupation militaire permanente en Espagne, ou de forcer S. M. C. à prendre aucune mesure dérogatoire à l'indépendance de sa couronne ou à des relations existantes avec les autres puissances.

Les assurances répétées qu'a reçues S. M. de la détermination où était la France de respecter les domaines de S M. T. F., ne laissent pas à S. M. la crainte d'être appelée à remplir les obligations de cette liaison intime et défensive qui a si long-temps subsisté entre les deux couronnes de la GrandeBretagne et du Portugal.

Quant aux provinces d'Amérique, qui ont rompu le lien qui les unissait à la couronne d'Espagne, le temps et les évènemens paraissent avoir décidé réellement leur séparation de la métropole, quoique la reconnaissance formelle de ces provinces comme états indépendans par S. M. puisse être hâtée ou retardée par diverses circonstances extérieures, aussi bien que par les progrès plus ou moins satisfaisans dans chaque état vers une forme de gouvernement stable et régulière. L'Espagne a été depuis long-temps instruite des opinions de S. M. à ce sujet. Désavouant de la manière la plus solennelle toute intention de s'appropier la plus petite portion des possessions espagnoles en Amérique, S. M. est persuadée que la France ne sera aucune tentative pour ranger sous sa domination aucune de ces possessions, soit par conquête, soit par cession de la part de l'Espagne.

V. Exc. présentera à M. de Châteaubriand cette franche explication, sur les points qui seuls sont de nature à faire appréhender peut-être la possibilité d'un choc de la France et de la Grande-Bretagne dans une guerre entre la France et l'Espagne, comme dictée par un vis désir de pouvoir conserver dans cette guerre une stricte et exacle neutralité, une neutralité non sujette à altération envers aucun parti, tant que l'honneur et les intérêts de la Grande-Bretagne seront également respectés des deux partis.

On m'ordonne, en dernier lieu, de charger V. Exc. de déclarer au ministère français que S. M. sera toujours prête à renouveler l'entremise de ses bons offices, dans le but de terminer ces hostilités, que S. M. s'est efforcée avec tant de sollicitude, quoique sans succès, de prévenir. Je suis , etc.

G. Canning

Thronfolge im Königreich Spanien.

. Aufhebung des salischen Gesekes in Spanien durch König

Ferdinand VII.

(29. März 1830.) Als die dritte Gemahlin des Königs Ferdinand VII., Amalie Jofephe von Sadsen, am 17. Mai 1829, wie ihre Vorgängerinnen, kinderlos gestorben war, bemühten sich des Königs Bruder Don Carlos und die ihm zugethane Priesterpartei mit allen ihnen zu Gebote stehenden Waffen der Ueberredung, Drohung, der Erregung von Gewissensscrupeln, den König zu verhindern, eine neue Gemahlin zu wählen. Ferdinand VII. aber (geb. 14. Okt. 1784) ließ sich nicht abhallen zu einer vierten Ehe zu sdreiten; seine Wahl fiel auf seine schöne Nichte, die 23jährige Prin= zessin Marie Christine (geb. 27. April 1806), Tochter des Königs Franz I. von Neapel, jüngere Schwester der Gemahlin des Infanten Don Franzisco de Paula; schon am 11. Dez. 1829 wurde die Vermählung vollzogen. Als sich die Königin in gesegneten Umständen fühlte, faßte der König, von seiner nächsten Umgebung und namentlich seiner jungen Gemahlin bewogen, welcher er sehr zugethan war, den Entschluß, das in Spanien geltende Erbfolgegeseß, welches die Töchter von der Thronfolge ausschloß, durch seine sogenannte pragmatisde Sanction vom 29. März 1830 aufzuheben, um dem zu erwartenden Kinde, es sei nun Sohn oder Tochter, die Krone zu sichern. Am 10. Oktober 1830 gebar die Königin eine Tochter Isabella, welche Ferdinand zur Prinzessin von Asturien und Thronfolgerin erklärte. Das Geseß der salischen Franken, nach dessen 62. Artikel die Güter, welche die Franken in Gallien erobert hatten, nur auf die Söhne und nicht auf die Töchter forterben konnten, und das später auch auf die Krone angewandt wurde, galt in Frankreid seit der ersten Gründung der fränkischen Monarchie. In Spanien dagegen waren nach castilianischem Rechte auch die Tödhter fähige Thronerben. Als im Jahr 1713 ein bourbonischer Prinz Philipp V., der Enkel Ludwig Xiv., den spanischen Thron bestiegen hatte, wurde auch in Spanien, unter Zustimmung der Cortes, das bourbonische Hausgeseb eingeführt, welches nach salischem Rechte die Töchter von der Thronerbfolge ausschloß. Schon König Karl IV., der Vater Ferdinand VII., hatte bei seinem Regierungsantritt 1789 auf den Vorschlag der Cortes die salische Erbfolge aufgehoben, und auf dieses Vorgehen stügte sich denn auch Ferdinand VII. besonders. Er erklärte, daß er nur zum alten spanischen Recht zurückkehre, indem er das französische Gesek abschaffe; hielt es aber damals nicht für räthlich, die Cortes zu berufen, um seine Abänderung des Thronfolgerechtes von ihnen aners kennen zu lassen. Eine Protestation der Bourbons in Frankreidy und Neapel gegen sein Vornehmen hatte in Folge der im Juli desselben Jahres 1830 eingetretenen Revolution und Regierungsveränderung in Frankreich keinen Einfluß; die in Frankreich jeßt auf den Thron gefommene Linie Bourbon- Orleans hielt es in ihren Verhältnissen nicht für angemessen, gegen die Abänderung des Thronfolgerechtes in Spanien Verwahrung einzulegen. Am 30. Jan. 1832 gebar Christine dem König eine zweite Tochter, Luise. Im September desselben Jahres wurde Ferdinand bedenklid frank; der Minister Calomarde, von der apostolischen Partei, benüßte seine Schwäche, um ihn zur Untersdrift einer Urkunde zu bewegen, worin er die pragmatische Sanction zurüdnahm. Als der König aber wieder genaß, widerrief er 31. Dez. 1832 die ersdlichene Unterschrift und berief die Cortes auf den 20. Juni 1833, um seine pragmatische Sanction und die Infantin 3sabella als Thronerbin vom spanischen Volke anerkennen zu lassen. Dies geschah auch in Madrid an genanntem Tage unter großen Feierlichkeiten. Don Carlos protestirte von Namhalhao in Portugal aus am 29. April 1833; auch der König von Neapel legte, als ihm das Ausschreiben der Cortes versammlung bekannt geworden war, am 18. Mai 1833 nochmal förmlid Protest cin. König Ferdinand VII. starb am 29. Sept. 1833. In seinem Testament hatte er seiner Gemahlin Christine die Vormundschaft über die Königin Isabella und die Regentschaft über Spanien unter dem Beistande eines Regentschaftsrathes bis zum vollendeten 18. Jahre der Königin übertragen.

Wir geben 1) die pragmatische Sanction des Königs Ferdinand VII.' vom 29. Närz 1830 und 2) die Protestation des Königs Ferdinand von Neapel gegen die Aufhebung des salischen Gesepes in Spanien, vom 18. Mai 1833. Man findet diese Urkunden bei Martens nouveau recueil tom. XI et tom. XIII.

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Decret, wodurch der Infant Don Carlos und feine Descendenz von der fpanischen Thronfolge ausgeschlossen werden.

(25. Dkt. 1834.) Der Infant Don Carlos, Bruder des Könige Ferdinand VII., geb. 29. März 1788, war der zweite Sohn desselben Königs Karl IV., der 1789 das falische Gefeß aufgehoben hatte, und verheirathet mit der portugiefischen Prinzessin Donna Maria Franzisca, einer Sdwester der zweiten Gemahlin des Königs Ferdinand V. Er galt für das Haupt der Absolutisten und Ultramontanen in Spanien. So unentidieben es auch auf juristischem Standpunkte fein mochte, ob Ferdinand VII. ein Recht gehabt habe, das salische Grbfolgegefeß ohne Zustimmung der Agnaten aufzuheben; so waren die Spanier selbst doch nicht im Zweifel, nad welder Seite fie fich entscheiden sollten; die Priesterpartei, und mit ihr der größte Theil des Landvolkes, erklärten fich für Don Carlos, die liberale Partei, welcher die meisten Städte angehörten, für Fiabella und Christina. Don Carlos erkannte seine Nidte gfabella nicht als Königin an, erklärte sich für den nach göttlichem und mensdlichem Rechte allein geseßmäßigen Thronerben, ließ fich von seiner Partei unter dem Namen Karl V. als König proclamiren und veranlaßte auf diese Weise einen sehr blutigen Bürgerkrieg in Spanien, der über sechs Jahre anhielt. Durd Decret vom 17. Dkt. 1833 wurden seine Güter in Spanien mit Beschlag belegt; ein weiteres Decret vom 26. Nov. erklärte ihn seiner Titel und Würden für verlustig. Der Infant hielt fidh meist bei Don Miguel in Portugal auf, der ganz ähnliche Zwecke verfolgte. Als nun aber im April 1834 ein spanisches Heer in Portugal eingerückt war und England, Frankreidy, Spanien und Portugal am 22. April 1834 eine Quadrupelallianz zur Beruhigung der Halbinsel geschlossen hatten, kamen die beiden Prätendenten bald so in's Gedränge, daß fie sich in der Gapitulation von Evora (24. Mai 1834) verpflichten mußten, die Halbinsel zu verlassen und dieselbe nicht mehr zu beunruhigen. Don Carlos ging nach England (17. Juni 1834), fam aber schon am 1. Juli verkleidet nach der französischen Küste und von da nach Spanien zurück, wo der Bürgerfrieg in Folge seiner Anwesenheit wieder in neue Flammen ausbrach. Jeßt wurde er am 2. Sept. 1834), sowie feine Nachkommen von der Kammer der Proceres mit 171 gegen 1 Stimme für ewige Zeiten von der spanischen Thronfolge ausgeschlossen; dasselbe geschah von der Kammer der Procuradores einstimmig am 8. Okt. 1834. Die Königin Isabella, unter Vormundschaft ihrer Mutter Christine und eines Regentschaftsratbes, bestätigte den von den Kammern angenommenen Gefeßentwurf durch Decret vom 25. Okt. 1834. Wir lassen dieses Decret hier folgen. Es findet sich abgedruct bei Martens nouveau recueil tom. XII.

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Der Infant Don Carlos (König Karl V.) tritt feine Ansprüche auf die spanische Krone seinem Sohne

Carlos Luis ab.

(18. Mai 1845.) Don Carlos, von den Waffen Espartero's gedrängt, hatte sich, naudem zwischen Gepartero und Maroto am 31. August 1839 der

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