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Henri Jean, Vicomte Palmerston, Baron Temple, principal Secrétaire d'état de S. M. Britannique pour les affaires étrangères ;

Christophe-Pierre de Moraes Sarmento, Envoyé extraordinaire et Ministre plénipotentiaire de S. M. très fidèle près S. M. Britannique;

Etant munis de l'autorisation de leurs gouvernemens respectifs, sont convenus des articles suivans additionnels au Traité du 22. Avril 1834:

Art. J. S. M. le Roi des Français s'engage à prendre, dans la partie de ses Etats qui avoisine l'Espagne, les mesures les mieux calculées pour empêcher qu'aucune espèce de secours en hommes, armes ou munitions de guerre soient envoyés du territoire français aux insurgés en Espagne.

Art. II. S. M. le Roi du Royaume de la Grande-Bretagne et d'Irlande s'engage à fournir à S. M. catholique tous les secours d'armes et de munitions de guerre que S. M. catholique pourra reclamer, et en outre, à l'assister avec des forces navales si cela devient nécessaire.

Art. III. S. M. Impériale le Duc de Bragance, Régent de Portugal et des Algarves, au nom de la Reine Donna Maria II, partageant complètement les sentimens de ses augustes alliés, et désirant reconnaitre par un juste retour les engagemens contractés par S. M. la Reine-Régente d'Espagne, dans le deuxième article du Traité du 22. Avril 1834, s'oblige à prêter assistance, si la nécessité s'en présentait, à S. M. catholique, par tous les moyens qui seraient en son pouvoir, d'après la forme et la manière qui seraient convenues ensuite entre leurs dites Majestés.

Art. IV. Les articles ci-dessus auront la même force et le même effet que s'ils avaient été insérés mot pour mot dans le Traité du 22. Avril 1834, el seront considérés comme faisant partie du dit Traité; ils seront ratifiés et les ratifications en seront échangées dans le délai de quarante jours ou plutôt si faire se peut.

En foi de quoi, les Plenipotentiaires respectifs les ont signés, et y ont apposé le cachet de leurs armes.

Fait à Londres, le 18. du mois d'Août 1834.

(L. S.) Talleyrand. (L. S.) Miraflores.
(L. S.) Palmerston. (L. S.) C. P. de Moraes Sarmento.

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Protestation de Don Miguel de Portugal,

au sujet des événemens dans ce Royanme,

datée de Gênes le 20. Juin 1834.

Ensuite des évènemens qui m'ont contraint de quitter mes états de Portugal et d'abandonner provisoirement l'exercice de mon pouvoir, l'honneur de ma personne, l'intérêt de mes fidèles sujets, tout motif enfin de justice et de convenance m'oblige de protestor ainsi que je proteste en face de l'Europe entière au sujet des susdits évènemens et contre toute innovation quelconque, que le gouvernement actuellement existant à Lisbonne aurait faite ou serait à l'avenir, contraire aux lois fondamentales du royauine.

D'après ce que je viens d'exposer, il est facile de juger que mon acquiescement à tout ce qui me fut imposé par les forces prépondérantes confiées aux généraux des deux gouvernemens actuellement existans à Madrid et à Lisbonne, d'accord avec deux grandes puissances, n'a été que purement provisoire, et n'a eu pour objet que d'éviter à mes sujets de Portugal le malheur dont la juste résistance que j'aurais pu y opposer, n'aurait pu les préserver, ayant été surpris par une attaque imprévue, à laquelle on ne devait jamais s'attendre de la part d'une puissance non seulement amie, mais alliée.

C'est par ces motifs que je m'étais fortement proposé, dès-lors, qu'aussitôt qu'il serait en mon pouvoir de faire connaitre, comme il était de mon honneur et de mon devoir, à toutes les puissances de l'Europe, l'injustice de l'agression contre mes droits et contre ma personne, de protester et de déclarer, comme je proteste et déclare å présent, me trouvant en pleine liberté, contre la capitulation du 26. Mai, qui m'a été proposée par le gouvernement actuellement existant à Lisbonne; acte auquel j'ai été forcé pour prévenir de plus grands malheurs et l'effusion du sang de mes fidèles sujets. Cette capitulation doit, en conséquence, ètre regardée comme de nulle valeur.

Gènes le 20. Juin 1834.

VII.

BELGIEN UND HOLLAND

Belgien und Holland. Die Niederlande gehörten seit dem Vertrag zu Verdün 843, wo sie an Pothar fielen, zu Lothringen. Raiser Otto II. theilte lothringen in Ober- und Niederlothringen, welches leptere die Niederlande in fich faßte, und seßte beiden Theilen Herzoge vor. Unter diesen Herzogen thaten sich auch andere Dynasten als Herzoge und Grafen auf und machten sich fast völlig unabhängig; Holland, Seeland, Hennegau, Namur, Flandern u. wurden von Grafen, das eigentliche Niederlothringen oder Brabant, luremburg, Limburg, Geldern von Herzogen regiert; daneben umfaßte auch das Bisthum utredyt ein ansehnliớes Gebiet. Im Jahr 1383 fiel die Grafschaft Flandern an das Haus Burgund, welches fich in den folgenden Jahren durch Rauf, Heirath und Gewalt in den Befiß der gesammten Niederlande regte (mit Ausnahme der Befißungen der Bischöfe von Lüttich und Utrecht), aber mit diesen Gebietstheilen dem deutschen Kaiser lehnbar war. Mit dem Tode Rarl's, des Kühnen, bei Nancy (1477) zerfiel das burgundische Reich; Frankreich zog das eigentliche Burgund, Artois und die Franche Comté als französische Mannsleben ein, die Niederlande fielen an Karl's, des Kühnen, Tochter Maria. Durch die Vermählung Maria's mit dem Erzherzog, nagmaligem Kaiser Marimilian 1. (1477) kamen die Niederlande an Deftreich. Marimilian hatte von der burgundischen Maria, welche idon 1482 starb, zwei Kinder, Philipp und Mar: garethe Philipp I. trat 1493 die Regierung der Niederlande an, bermählte sich 1499 mit 3ohanna (der Tochter Ferdinand's, des Ratholischen, von Arragonien und Isabella's von Castilien), starb 1506 und hinterließ einen Sohn Karl, den nachmaligen Kaiser Karl V. Die Vormundschaft über den jungen Karl führte seine Tante Margarethe, die mit dem Infanten Johann, dem muthmaßlichen Thronerben Spanien's, vermählt gewesen war, welcher 1500 kinderlos starb. Der junge Karl (geb. 1500) folgte seinem mütterlichen Großvater 1516 als Rönig von Spanien und Neapel unter dem Namen Karl I.; die Regierung in den

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