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Ausführung dieses Tausches unter den von Belgien und Holland zugeftandenen Bedingungen war nun aber sowohl die Beistimmung des deutschen Bundes, als eine Erklärung der Agnaten aus dem berzoglichen Hause Nassau nöthig, daß sie auf ihre Erbredte bezüglich des an Belgien abgetretenen Theiles von Luremburg verziditeten. Am 18. Aug. 1836 faßte die deutsche Bundesversammlung in dieser Beziehung den Beschluß, daß sie den Austausdy nur unter der Bedingung genehmigen könne, wenn der Territorialumfang des angebotenen limburgischen Theils dem abzutretenden luremburgisden entspreche, wenn sodann dieser limburgisde bem deutschen Bunde zugewiesen werbe und die belgische Regierung fich verpflichte, keine Befestigungen in dem abgetretenen luremburgischen Theile zu errichten. Nadidem hierauf die Verhandlungen eine zeitlang fast völlig geruht hatten, entscloß fich endlich König Wilhelm I. im März 1838, dem Wunsche der Generalstaaten gemäß, da die Erhaltung des Heeres auf dem Kriegsfuß dem Lande sehr drüdend wurde, seinen Gesandten in London zu bevollmächtigen, in die Annahme der 2 4. Artikel zu willigen. Immer blieb aber noch die Differenz über die Staatss duld. Holland verlangte nämlich, daß Belgien als Zinjenantheil an der seit seiner Vereinigung mit Holland (1814–1830) erwad senen gemeinsamen Staatssduld alljährlid) eine Summe von 8,400,000 boll. Gulden an Holland entrichte, und daß es diese Summe für die fieben Jahre seiner Posreißung nadyable. Die Belgier erklärten diese Forderung für zu body, verweigerten die Nad) = zahlung gänzlich und fingen wieder an zu rüsten; sie wollten jept auch ganz Luremburg behaupten, ohne aus dem limburgiiden Gebiet Entida digung zu leisten. Die londoner Conferenz erklärte am 6. Dez. 1838, daß Belgien fich zu fügen habe. Am 22. Jan. 1839 erschien ein definitives Conferenzprotocoll, welches zwar in finanzieller Beziehung einige Abänderungen bradyte, aber auf der Gebietsabtretung bestand, und diejenige der beiden Parteien, die sich dem Protocoll nidt fügen würde, mit 3 w ang & maßregeln bedrohte. Am 19. April 1839 kam endlich der definitive Friedensídluß zwisden Holland und Belgien zu Stande, weldiem die fünf Großmädte und der deutsde Bund beitraten (vergl. Urkunden 4 und 5).

In diesem Frieden wurden die 24 Artikel der londoner Conferenz vom 15. Nov. 1831 allseitig angenommen. Beide Länder wurden als felbstständige Königreide anerkannt; Holland führt den Namen Königreich der Niederlande fort. Es behält den östliden Theil des Großherzogthums Luremburg mit der Festung Luremburg; den westlidhen, etwas größeren, das sogenannte Luxembourg Francais, tritt es an Belgien ab. Dagegen erhält es einen Theil von Limburg mit den Festungen Mastricht und Venloo. Das abgetretene luremburgisde Gebiet zählte damals 149,571 Einwohner, das dagegen erhaltene limburgische 147,527. Die Agnaten des berzogliden Haufes Nassau verzichteten durch Vertrag mit König Wilhelm vom 27. Juni 1839 auf

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ihr Erbrecht bezüglich des abgetretenen luremburgischen und dafür eingetausdyten 'limburgischen Antheils gegen eine Entschädigungssumme von 750,000 holländisden Gulden. Der jährliche Beitrag der Belgier zur Verzinsung der von der Vereinigung Belgien's bis zu seiner Trennung von Holland (1814–1830) erwachsenen gemeinsamen Staatsschuld wird auf 5 Millionen holländische Gulden festgeseßt und zwar soll diese Verzinsung erst mit dem 1. Jan. 1839 ihren Anfang nehmen. Außerdem erhielt Belgien nod ziemlich günstige Bedingungen in Betreff des Scheldezolls. Bezüglich der Verhältnisse Luremburg's zum deutschen Bunde machte König Wilhelm I. am 16. Aug. 1839 der Bundesversammlung den Vorschlag, das erhaltene limburgische Gebiet als Aequivalent für das abgetretene luremburgische anzuerkennen, aus demselben ein Herzogthum Limburg zu bilden und dieses ebenso, wie bisher Luremburg, dem deutsden Bunde anzujdließen, jedoch mit Ausschluß der Festungen Mast= ridt und Venloo, welche Holland einverleibt werden sollten. Dieser Antrag wurde am 5. Sept. 1839 von der Bundesversammlung einstimmig angenommen (vergl. Urkunden 6).

Wir geben folgende Urkunden: 1) Die Erklärung des Fürsten Wilhelm von Nassau - Oranien (Königs Wilhelm I.) vom 21. Juli 1814, worin er die angetragene Souveränetät über das vereinigte Königreich der Niederlande acceptirt. 2) Den wiener Vertrag vom 31. Mai 1815 zwisdien König Wilhelm 1. und den 4 Mädyten bezüglich der Uebern ab me dieser Souveränetät. Beide Urkunden finden sich bei Martens nouv. rec. tom. II. 3) Das Protocoll oder Ultimatum der londoner Conferenz vom 14. Okt. 1831, genebmigt am 15. Nov. 1831, worin die 24 Artikel aufgestellt werden. Findet fich bei Martens nouv. rec. tom. XI. 4) Den definitiven Friedensvertrag zwisden Holland und Belgien zu London vom 29. Apr. 1839. 5) Die Beistimmung des deutschen Bundes zu dem londoner Friedensvertrag vom 29. Apr. 1839. 6) Die Bestimmungen über die Verhältnisse Luremburgs und Limburgs zum deutschen Bunde vom 16. Aug. und 5. Sept. 1839. Die in den leßten drei Nummern bezeichneten Urkunden finden sich in gleichzeitigen officiellen Publicationen zu Brüssel, bei Martens nouv. rec. tom. XVI, die legte auch in der alg. Zeitung vom 9. Nov. 1839 und in der frankf. Oberpostamtszeitung vom 6. Nov. 1839.

I.

Acte signé par le Secrétaire d'Etat de S. A. R. le Prince des Pays-Bas pour l'acceptation de la Souveraineté des Provinces Belgiques sur les bases convenues,

à la Haye ce 21. Juillet 1814.

Son Excellence le Comte de Clancarty Ambassadeur Extraordinaire et ministre Plénipotentiaire de Sa Majesté Britannique auprès de Son Altesse Royale le Prince Souverain des Pays-Bas, ayant remis au Soussigné la Copie du Protocole d'une conférence qui a eu lieu au mois de Juin passé entre les ministres des hautes Puissances alliées, et signé par eux au sujet de la réunion de la Belgique à la Hollande, et le dit Ambassadeur lui ayant aussi fait part des instructions qu'il venait de recevoir de Sa Cour de se concerter avec le Général Baron de Vincent Gouverneur-Général de la Belgique afin de remettre le Gouvernement provisoire des Provinces Belgiques à celui qui en serait chargé par Son Altesse Royale, au nom des Puissances alliées, jusqu'à leur réunion définitive et formelle, pourvû que préalablement et conjointement avec les ministres ou autres Agens diplomatiques de l'Autriche, de la Russie et de la Prusse actuellement à la Haye, le dit Ambassadeur reçut de Son Altesse Royale son adhésion formelle aux conditions de la réunion des deux Pays, selon l'invitation faite au Prince Souverain par le dit Protocole; le Soussigné a mis la Copie du Protocole et la note officielle du dit Ambassadeur qui contenait le précis de ses instructions à ce sujet, sous les yeux de Son Altesse Royale.

Son Altesse Royale le Prince Souverain reconnaît que les conditions de la réunion contenues dans le Protocole sont conformes aux huit articles dont la teneur suit:

Art. I. Cette réunion devra être intime et complète de façon que les deux Pays ne forment qu'un seul et même Etat, régi par la Constitution

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déjà établie en Hollande, et qui sera modifiée d'un commun accord d'après les nouvelles circonstances.

Art. II. I ne sera rien innové aux articles de cette Constitution qui assurent à tous les Cultes une Protection et une faveur égales, et garantissent l'admission de tous les Citoyens, quelque soit leur croyance religieuse, aux emplois et offices publics.

Art. III. Les Provinces Belgiques seront convenablement représentées à l'assemblée des Etats-Généraux dont les Sessions ordinaires se tiendront en temps de paix alternativement dans une Ville Hollandaise et dans une Ville de la Belgique.

Art. IV. Tous les habitans des Pays-Bas se trouvant ainsi constitutionnellement assimilés entre eux, les différentes Provinces jouiront également de tous les avantages commerciaux et autres que comporte leur situation respective, sans qu'aucune entrave ou restriction puisse être imposée à l'une au profit de l'autre.

Art. V. Immédiatement après la réunion les Provinces et les villes de la Belgique seront admises au commerce et à la navigation des Colonies sur le même pied que les Provinces et villes Hollandaises.

Art. VI. Les charges devant ètre communes, ainsi que les bénéfices, les Dettes contractées jusqu'à l'époque de la réunion, par les Provinces Hollandaises d'un côté, et de l'autre par les Provinces Belgiques seront à la charge du Trésor-Général des Bays-Bas.

Art. VII. Conformément aux mêmes principes, les depenses requises pour l'établissement et la conservation des fortifications sur la frontière du nouvel Etat seront supportées par le Trésor-Général, comme résultat d'un objet qui interesse la sûreté et l'indépendance de toutes les Provinces et de la nation entière.

Art. VIII. Les frais d'établissement et d'entretien des Digues resteront pour le compte des Districts qui sont plus directement intéressées à cette partie du service public, sauf l'obligation de l'Etat en général à fournir des secours en cas de désastre extraordinaire, le tout ainsi que cela s'est pratiqué jusqu'à présent en Hollande.

Et Son Altesse Royale ayant accepté ces huit articles comme la base et les conditions de la réunion de la Belgique à la Hollande, sous la Souveraineté de Son Altesse Royale.

Le soussigné Anne Willem Carel Baron de Nagell Chambellan de S. A. R. le Prince Souverain des Pays-Bas unis, et Son Secrétaire d'Etat pour les affaires étrangères, est chargé et autorisé au nom et de la part de Son Auguste Maitre d'accepter la Souveraineté des Provinces Belgiques sous les conditions contenues dans les huit articles précédens, et d'en garantir par le présent Acte l'acceptation et l'exécution.

En foi de quoi le soussigné Anne Willem Carel Baron de Nagell Chambellan de S. A. R. le Prince Souverain des Pays-Bas et son Secrétaire d'Etat

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pour les affaires étrangères, a muni le présent acte de sa signature et y a fait apposer le cachet de ses armes. Fait à la Haye ce 21. Juillet 1814. (L. S.)

Signé: A. W. C. de Nagell.

Pour Copie conforme:
Le Secrét. Général du Dép. d. affaires étrangères.

van Zuylen. van Nyeveldt.

II.

Traité
entre la Grande-Bretagne et les Pays-Bas,

signé à
VIENNE,
le 31. Mai 1815. *)

Au nom de la très - sainte et indivisible Trinité.

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Sa Majesté le Roi du Royaume-Uni de la Grande-Bretagne et d'Irlande et Sa Majesté le Roi des Pays-Bas, désirant de mettre en exécution et de compléter les dispositions du Traité de Paix conclu à Paris le 30. Mai 1814, qui, afin d'établir un juste équilibre en Europe et de constituer les ProvincesUnies dans des proportions, qui les mettent à même de soutenir leur independance par leurs propres moyens, leur assure les pays compris entre la mer, les frontières de la France et la Meuse, mais qui ne déterminent point encore leurs limites sur la rive droite de ce fleuve; et leurs dites Majestés ayant résolu de conclure, pour cet effet, un Traité particulier, conforme aux stipulations du Congrés de Vienne, Elles ont nommé des Plénipotentiaires pour concerter, arrêter et signer tout ce qui est relatif à cet objet; savoir, Sa Majesté le Roi du Royaume-Uni de la Grande-Bretagne et d'Irlande, le Très-Honorable Richard le Poer Trench, Comte de Clancarty, Vicomte de Dunlo, Baron de Kilconnel, Conseiller de Sa dite Majesté en Son Conseil Privé de la Grande Bretagne et aussi d'Irlande, Président du Comité du premier pour les Affaires du Commerce et des Colonies, Directeur-Général de Ses Postes, Colonel du Régiment de Milice du Comté de Galway, Chevalier Grand-Croix du Très-Honorable Ordre du Bain, et un des Plénipotentiaires de Sa dite Majesté au Congrès de Vienne; et Sa Majesté le Roi des PaysBas, le Sieur Gerhard Charles, Baron de Spaen de Voorstonden, membre du Corps des Nobles de la Province de Gueldre, Envoyé Extraordinaire et

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*) Le même traité a été signé entre S. M. le Roi des Pays-Bas et la cour d'Autriche

et la cour de Berlin et la cour de Pétersbourg.

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