Oeuvres mêlées: revues, annotées et précédées d'une histoire de la vie et des ouvrages de l'auteur, Volume 2

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Charles Giraud
J. L. Techener, 1865
 

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Page 114 - Sylla m'a précédé dans ce pouvoir suprême ; Le grand César mon père en a joui de même : D'un œil si différent tous deux l'ont regardé Que l'un s'en est démis, et l'autre l'a gardé : Mais l'un, cruel, barbare, est mort aimé, tranquille, Comme un bon citoyen dans le sein de sa ville ; L'autre, tout débonnaire, au milieu du sénat A vu trancher ses jours par un assassinat.
Page 535 - Ces fausses délicates ont ôté à l'amour ce qu'il a de plus naturel, pensant lui donner quelque chose de plus précieux. Elles ont tiré une passion toute sensible du cœur à l'esprit, et converti des mouvements en idées.
Page 315 - ... pas admirer ceux qui viennent de vous ? Je crois que l'influence du mauvais goût s'en va passer, et la première pièce que vous donnerez au public fera voir par le retour de ses applaudissements le recouvrement du bon sens et le rétablissement de la raison.
Page 303 - Porus an combat ; il y est animé seulement par les beaux yeux d'Axiane, et l'unique but de sa valeur est de se rendre recommandable auprès d'elle. On dépeint ainsi les chevaliers errants, quand ils entreprennent une aventure ; et le plus bel esprit, à mon avis, de toute l'Espagne, ne fait jamais entrer don Quichotte dans le combat, qu'il ne se recommande à Dulcinée.
Page 281 - Pétrone à sa mort ne nous laisse qu'une image de la vie , nulle action, nulle parole, nulle circonstance qui marque l'embarras d'un mourant. C'est pour lui proprement que mourir est cesser de vivre : le vixit des Romains lui appartient justement.
Page 21 - Les dupes viennent là tous les jours en foule : les proscrits, les misérables s'y rendent des deux bouts du monde ; jamais tant d'entretiens de générosité, sans honneur ; jamais tant de beaux discours et si peu de bon sens ; jamais tant de desseins sans actions, tant d'entreprises sanseifets: toutes imaginations, toutes chimères; rien de véritable, rien d'essentiel, que la nécessité et la misère.
Page 393 - Si vous voulez savoir ce que c'est qu'un opéra, je vous dirai que c'est « un travail bizarre de poésie et de musique, où le poète « et le musicien, également gênés l'un par l'autre, se donnent « bien de la peine à faire un méchant ouvrage.
Page 187 - ... sans crainte dans l'état le plus dangereux, mais ne s'opiniâtrant pas dans une Affaire ruineuse, par l'aigreur d'un ressentiment, ou par quelque fierté mal entendue. Dans la vie ordinaire, son Commerce est honnête, sa Conversation juste et polie: tout ce qu'il dit est bien pensé; et dans ce qu'il écrit, la facilité de l'expression égale la netteté de la pensée.
Page 341 - L'histoire nous apprend que Titus, plein d'égards et de circonspection, renvoya Bérénice en Judée, pour ne pas donner le moindre scandale au peuple romain; et le poète en fait un désespéré qui se veut tuer lui-même, plutôt que de consentir à cette séparation.
Page 511 - Necessité, qui n'a jamais connu l'Abondance. Il vit dans une condition méprisée de ceux qui ont tout, enviée de ceux qui n'ont rien, goûtée de ceux qui font consister leur Bonheur dans leur Raison. Jeune...

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