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pouvais pas tomber en de meilleures quelque acte genereux de viento mains, pour recevoir une éducation sance, ou de droiture. Malgré la

rens qui ne souhaitassent de la voir me sembla remarquer sur son v

Aga. Dis-moi, Eugénie, n'as-tu Aga. Tu ne sais pas encore tout pas remarqué, depuis mon retour ce que je lui dois; je veux te le ra: un grand changement dans mon conter. C'est l'histoire d'une maCaractère ?

tinée qui restera toujours gravée Eug

. Puisque tu veux que je te dans mon souvenir. Le quatre de le dise, j'en conviendrai franche- ce mois, il y aura un an, c'était le ment avec toi: je ne te reconnais jour de sa fête. Je m'éveillai d'aplus

. Comment as-tu fait pour ssez bonne heure. Elle dort encore, changer à ce point? Lorsque je te me dis-je en moi-même ; je veux quittai

, il y a quinze mois, pour a- la surprendre avant qu'elle se lève ller passer un an chez ma tante, tu Je m'habillai toute seule. Je pris étais vaine et acariàtre

. Tu offen- la corbeille qu'une aimable petite sais sans pitié tout le monde, et la demoiselle m'avait donnée au premoindre familiarité te paraissait un mier jour de l'an (elle serre la outrage. Aujourd'hui, tes ma-main d'Eugénie), et je courus dans nières sont simples et prévenantes. le jardin pour la remplir de fleurs, Tu as un air de complaisance et que je voulais répandre sur le lit de d'affabilité qui te gagne tous les mademoiselle Brochon. Je me

une paire de jarretières pour mon idée que tu as eue de venir me voir papa. Moi, depuis quinze jours je aujourd'hui. Jui brode des manchettes. Il faut Eugénie. Maman vient de me faire en sorte (et nous le pouvons) permettre de passer tout le reste que notre besogne soit achevée deux de la soirée avec toi. ou trois jours avant le premier de Aga. J'en suis bien charmée ; l'an.

le temps cst si beau ! Il me semble Soph. Pourquoi donc, ma sæur? que nos amis nous en deviennent

Loui. Nous les porterons à notre plus chers, quand la nature est ripapa, qui se fera un plaisir de nous ante. les acheter, et qui nous les payera Eug. Je le sens aussi. Tiens, trois fois plus qu'elles ne valent; donne-moi la main. Comme nous oh! j'en suis bien sûre.

allons jaser et courir ensemble ! Soph. Mais la foire se tient après- Agr. Veux-tu commencer par demain, et nous ne pouvons ache-faire quelques tours dans le bosver d'ici là, toi, tes mancnettes, et quet! moi, mes jarretières.

Eug. Vraiment oui; c'est fort Loui. Cela n'est pas nécessaire bien pensé. Nous pourrons y caunon plus. L'argent dont nous avons ser plus à notre aise. besoin après-demain pour nos em Aga. Je te demande seulement plettes, nous pouvons l'emprunter la permission de m'asseoir quelquede notre bourse, et nous serons en fois pour travailler à mon ouvrage. état de nous le rendre avant de do

Eug. A la bonne heure. Je t'ainner nos étrennes. Ainsi nous pou- derai même, si tu veux. rons dire, en toute vérité, que c'est Aga. Oh! non, je te remercie. nous-mêmes qui aurons fait ces ca- Je ne voudrais pas qu'il y eût un deaux aux pauvres enfans.

seul point d'une autre main que de Soph. Voilà qui est fort bien la mienne. imaginé. C'est toujours toi qui as Eug. Je vois

que

c'est pour le plus d'esprit. Il est vrai que tu faire un cadeau. es l'aînée,

Aga. Tu l'as deviné. Loui. Que nous serons contentes Eug. Et l'ouvrage presse donc d'avoir su gagner de quoi donner beaucoup? tant de joie à des petits malheu Aga. Tu sais que c'est le 4 de reux !

ce mois, le jour de Sainte Rosalie. Soph. Oh! si c'était demain, ce Je ne me consolerais de ma vie, si grand jour !

ce tablier de filet n'était tait pour Loui. Il viendra bientôt, à pré-ce jour-là. sent, et nous aurons toujours du Eug. Rosalie, dis-tu? Je ne coplaisir à l'attendre.

nnais personne de ce nom-là parmi Le même. toutes les demoiselles de notre som

Iciété.

Aga. C'est pour une de mes

famies particulières. Oh! une tenLE BOUQUET QUI NE se fletrit dre et excellente amie, à qui je dois

peutêtre tout mon bonheur,

Eug. Et comment cela, s'il te Agathe, Eh ! bonjour, ma chère plait, ma chère Agathe ? Je meurs Eugénie. Cest une excellente d'envie de le cavoir.

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cæurs. Je t'avouerai que moi-glisai, en cachette, le lorig de la même je t'aime cent fois plus que charmille, et j'arrivai, sans que je ne t'aimais alors. Tu prenais personne m'eût aperçue, au petit quelquefois des airs de hauteur qui bosquet de rosiers, où je cueillis me révoltaient. Il me venait à trois des plus belles roses qui vechaque instant l'idée de rompre naient de s'épanouir. Il me fallait avec toi; au lieu qu'à présent je encore du chèvre-feuille

, du jas. goûte un plaisir inexprimable dans min, et du myrte. J'allai

, pour ton entretien. Et ce qui achève en cueillir

, autour du bercean qui
de me ravir, c'est que tu as l'air termine la grande allée. Tout-à-
d'être beaucoup plus heureuse. coup, en passant devant l'ouver-
Aga. Je le suis aussi

, ma chère ture, j'aperçois en un coin du ber-
amie. Ah! j'étais bien à plaindre ceau, mademoiselle Brochon i
dans le temps dont tu parles. Je noux, la tête cachée dans ses
fesais également le désespoir de mains. Je tàchai de m'en retour-

en

ma famille, et de tous ceux qui ner doucement sur la pointe des s'intéressaient à mon bonheur. La pieds ; mais elle avait entendu le pauvre demoiselle Brochon surtout, bruit de mes pas. Elle se releva préque je la fesais souffrir ! Elle, pour-cipitamment, tourna la tete, m'apertant, qui m'aimait avec tant de tet- çut, et me cria de venir la trouver. dresse, qui remplissait si bien la Elle n'avait pas eu le temps de parole qu'elle avait domée à ma- bien essuyer ses larmes ; je vis que man le jour de sa mort, de tenir ses yeux en étaient encore moi

place auprès de moi, de me por- illés. Mais ce n'était
ter tout l'amour d'une mère !

pas
Fug. Il faut convenir que tu ne avais vu répandre au recit d

de larmes douces comme je lui

JAMAIS.

distinguée. Il n'est point de par d'amitié dont elle me recevait,

sage des traces de douleur.

e!

Je me

Aga. Dis-moi, Eugénie, n’as-tu! Aga. Tu ne sais pas encore tout pas remarqué, depuis mon retour ce que je lui dois; je veux te le ra: un grand changement dans mon conter. C'est l'histoire d'une macaractère ?

tinée qui restera toujours gravée Eug. Puisque tu veux que je te dans mon souvenir. Le quatre de le dise, j'en conviendrai franche- ce mois, il y aura un an, c'était le ment avec toi : je ne te reconnais jour de sa fête. Je m'éveillai d'aplus. Comment as-tu fait pour ssez bonne heure. Elle dort encore, changer à ce point? Lorsque je te me dis-je en moi-même ; je veux quittai, il y a quinze mois, pour a- la surprendre avant qu'elle se lève, ller passer un an chez ma tante, tu Je m'habillai toute seule. Je pris étais vaine et acariàtre. Tu offen- la corbeille qu'une aimable petite sais sans pitié tout le monde, et la demoiselle m'avait donnée au premoindre familiarité te paraissait un mier jour de l'an (elle serre la outrage. Aujourd'hui, tes ma- main d'Eugénie), et je courus dans nières sont simples et prévenantes. le jardin pour la remplir de fleurs, Tu as un air de complaisance et que je voulais répandre sur le lit de d'affabilité qui te gagne tous les mademoiselle Brochon. ceurs. Je t'avouerai que moi-glissai, en cachette, le lorig de la même je t'aime cent fois plus que charmille, et j'arrivai, sans que je ne t'aimais alors. Tu prenais personne m'eût aperçue, au petit quelquefois des airs de hauteur qui bosquet de rosiers, on je cueillis me révoltaient. Il me venait à trois des plus belles roses qui vechaque instant l'idée de romprenaient de s'épanouir. Il me fallait avec toi; au lieu qu'à présent je encore du chèvre-feuille, du jasgoute un plaisir inexprimable dans min, et du myrte. J'allai

, pour ton entretien. Et ce qui achève en cueillir, autour du berceau qui de me ravir, c'est que tu as l'air termine la grande allée. Tout-àd'être beaucoup plus heureuse. coup, en passant devant l'ouver

Aga. Je le suis aussi, ma chère ture, j'aperçois en un coin du beramic. Ah! j'étais bien à plaindre ceau, mademoiselle Brochon à gedans le temps dont tu parles. Je noux, la tête cachée dans ses fesais également le desespoir de mains. Je tâchai de m'en retourma famille, et de tous ceux qui ner doucement sur la pointe des s'intéressaient à mon bonheur. La pieds ; mais elle avait entendu le pauvre demoiselle Brochon surtout, bruit de mes pas. Elle se releva préque je la fesais souffrir ! Elle, pour-cipitamment, tourna la tête, m'apertant, qui m'aimait avec tant de ten- çut, et me cria de venir la trouver. dresse, qui remplissait si bien la Elle n'avait pas eu le temps de parole qu'elle avait donnée à ma- bien essuyer ses larmes; je vis que man le jour de sa mort, de tenir ses yeux en étaient encore mousa place auprès de moi, de me por-illés. Mais ce ni'était pas de ces ter tout l'amour d'une mère ! larmes douces comme je lui en

Fug. Il faut convenir que tu ne avais vu répandre au récit de pouvais pas tomber en de meilleures quelque acte généreux de bienfemains, pour recevoir une éducation sance, ou de droiture. Malgré l'air distinguée. Il n'est point de pa- d'amitié dont elle me recevait, il rens qui ne souhaitassent de la voir me sembla remarquer sur son vi. auprès de leur fille.

sage des traces de douleur.

les deux plus tranquilles Elle me fit,tait de Tavertir d'être dorénavant

dans son chant, elle vous pria Je sentis alors combien il est doucement à l'oreille de toucher un doux de retrouver ce calme en soie peu plus juste

, quelle mine hideuse même. Je lui demandai ses conYous fites alors à votre amie !" seils pour entretenir dans mon

"Ah! de grâce, n’achevez pas," coeur cette riante sérénité. Deux m'écriai-je en fondant en larmes ; heures s'écoulèrent ainsi rapide car ces paroles m'avaient pénétrée nent dans un entretien d'amitié, de jusqu'au fond du coeur. confiance, et d'instruction tous

". C'était la vanité, ce vice que chantes, vous n'osiez pas me nommer. Ja- Mon papa, sans m'en avertir, mais je n'ai senti si vivement com- avait fait préparer une petite fète. bien il est affreux,"

Nous la célébråmes avec toute la Je ne pus en dire davantage ; joie dont nos caurs venaient de se

Elle me prit doucement cette ploirez les plus nobles efforts à le main dans une des siennes, et pa- détruire. ssa l'autre autour de moi. Nous “ N'allons point chercher des fimes, de cette manière, deux temps trop reculés : fesons seuletours d'allée, sans qu'elle me dit un ment l'examen de la conduite que seul mot. De mon côté, je n'o-vous tintes dans le journée d'hier. sais ouvrir la bouche, tant j'étais C'est elle qui m'avait plongée dans interdite par son silence.

la tristesse où vous venez de me Elle me pressa ensuite plus é-surprendre. troitement contre son sein, et me « Vous souvenez-vous du ton regardant avec un air attendri, en d'emphase que vous prites à dé. jetant un coup d'ail sur les fleurs, jeûner, pour étaler vos connaidont ma corbeille était remplie: ssances dans l'histoire ? Vous ra. " Je vois, ma chère Agathe,” me ppeliez des événemens assez instrucdit-elle, “ que vous avez pensé de tifs pour qu'on vous eût écoutée bonne heure à ma fête. Cette a- avec intérêt, si l'on ne vous eût vue ttention délicate me ferait oublier les trop enflée du désir d'exciter l'adtristes pensées dont j'étais occupée miration. Vous aviez l'air si saen ce moment à votre sujet, si le tisfaite de vous-même, que l'on soin de votre bonheur n'y était a- craignit de vous donner des éloges

, ttaché: oui, ma chère amie n'attri- de peur d'ajouter à votre vanité

. buez qu'à ma tendresse pour vous Souvenez-vous en même temps de ce que je vais vous dire. Il me l'attention qu'on prétait à l'aimable tarde d'en avoir déchargé mon petite Adélaïde ; comine tout le cæur, pour l'ouvrir ensuite tout en- monde était enchanté des grâces tier aux nouveaux sentimens que je simples et naturelles de son récit,

dois pour le bouquet que de l'air modeste dont elle rougivous me préparez."

ssait de paraître si bien instruite Je J'étais tremblante et muette pen-vous voyais pâlir de dépit et d'en. dant qu'elle m'adressait ce dis- vie ; je voyais rouler dans vos yeux cours. C'était comme si ma con- des larmes de rage, que vous cherscience m'eut parlé par sa bouche. chiez vainement à dérober, tandis

Vous qui avez reçu de la na- que toute la compagnie se réjouiture,” continua-t-elle,“ des dispo- ssait intérieurement de vous voir 31tions si bien cultivées par les ex-humiliée. emples et les instructions de votre “ L'après-midi, quand, d'un air maman, pourquoi voulez-vous les de triomphe, vous vîntes montrer pervertir par un défaut capable d-votre cahier d'écriture, et qu'on se empoisonner, lui seul, les plus ex- le fesait passer froidement de cellentes qualités ? Je ne vous le main en main, sans vous donner nommerai point; après ce que je les louanges que vous sembliez viens de vous dire, son nom vous commander; comme vous le reinspirerait peut-être trop d'horreur prîtes d'un air d'humeur et de cocontre vous-même, et je ne veux lère ! pas vous mortifier. Il suffit que Enfin le soir, lorsqu'en accomvotre cæur vous le nomme en se- pagnant'Adélaïde sur le forté-piano, cret, et je crois vous connaitre a- les farisses mesures, que peut-être ssez pour étre sûre que vous em- fesiez-vous exprès, la déroutaient

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mais elle vit bien ce qui se passait remplir. C'est depuis ce jour, ma clans mon caur. Ses bras agités chère amie, que j'ai commencé à me pressèrent contre son sein avec me guérir d'un défaut si insupporune tendresse que je ne saurais te table aux autres, et à moi-même. peindre. Je sentais ses larmes cou. Je te laisse maintenant à peniser si Jer sur mon visage, tandis que ses je puis oublier, quand ce jour re. yeux étaient tournés vers le ciel. vient, de marquer ma tendre reco

L'éloquence de cette prière mu- nnaissance à la digne amie qui en ette acheva de me troubler. Nous a fait l'époque de mon bonheur, étions venues, sans nous en aperce. Eug. O ma chère Agathe, heun voir, au pied de l'ormeau que voici, reusement j'ai du temps encore. Je Nous étions debout aupres de ce veux aussi lui préparer mon boubanc de verdure. Je m'y laissai quet, pour avoir su doubler le plaitomber à demi-évanouie. Elle me sir que je sentais à t'aimer. prodigua les plus tendres secours, et ranima, par ses caresses, mes esprits abattus.

Comme nous étions près de ren

VOUS

trer à la maison, je lui dis en l’em- LE MENTEUR CORRIGE PAR LUL

MEME.
brassant: “Séchez vos larmes, ma
bonne amie ; ce sont aujourd'hui les
dernières que vous aurez à répan. Le petit Gaspard était parvenu à
dre sur mes défauts."

l'âge de six ans, sane qu'il lui füt Ma chère Agathe, me répondit-jamais échappé un mensonge. I elle, rien ne pouvait me causer une ne fesait rien de mal ; ainsi il n'a plus grande joie pour le jour de ma vait aucune raison de cacher la ve fete, que de vous voir témoigner rité. Lorsqu'il lui arrivait quelque cette noble résolution. C'est le malheur, comme de casser une vibouquet le plus propre à nous pa- tre, ou de faire une tache à son ham rer l'une et l'autre; et j'espère bit, il allait, tout de suite, l'avouer qu'il ne șe flétrira jamais,

Peu à

à son papa. Celui-ci avait la bonpeu nous devinmes toutes té de lui pardonner ; et il se contenremarquer le repos délicieux de la plus attentif. matinée. Mon cøur soulage sel Un jour son petit cousin Robert trouvait en état de goûter les vint le trouver. Celui-ci était un elvarmnes d'un beau jour.

fort méchant garçon. Gaspard,

dans son chant, elle vous pria Je sentis alors combien il est doucement à l'oreille de toucher un doux de retrouver ce calme en soja peu plus juste, quelle mine hideuse même. Je lui demandai ses convous fites alors à votre amie !" seils pour entretenir dans mon

“Ah! de grâce, n'achevez pas," car cette riante sérénité. Deux m'écriai-je en fondant en larmes ; heures s'écoulèrent ainsi rapide car ces paroles m'avaient pénétrée nent (lans un entretien d'amitié, de jusqu'au fond du caur.

confiance, et

et d'instruction tou. “ C'était la vanité, ce vice que chantes. vous n'osiez pas me nominer.

Ja Mon papa, sans m'en avertir, mais je n'ai senti si vivement com- avait fait préparer une petite fète. bien il est affreux."

Nous la célébrâmes avec toute la Je ne pus en dire davantage ; joie dont nos cæurs venaient de se mais elle vit bien ce qui se passait remplir. C'est depuis ce jour, ma dans mon cour. Ses bras agités chère amie, que j'ai commencé à me pressèrent contre son sein avec me guérir d'un défaut si insupporune tendresse que je ne saurais te table aux autres, et à moi-même. peindre. Je sentais ses larmes cou- Je te laisse maintenant à peniser si ler sur mon visage, tandis que ses je puis oublier, quand ce jour reyeux étaient tournés vers le ciel. vient, de marquer ma tendre reco

L'éloquence de cette prière mu- nnaissance à la digne amie qui en ette acheva de me troubler. Nous a fait l'époque de mon bonheur. étions venues, sans nous en aperce Eug. 'O ma chère Agathe, heuvoir, au pied de l'ormeau que voici. reusement j'ai du temps

encore. Je Nous étions debout aupres de ce veux aussi lui préparer mon boubanc de verdure. Je m'y laissai quet, pour avoir su doubler le plaitomber à demi-évanouie. Elle me sir que je sentais à t'aimer. prodigua les plus tendres secours,

Le même. et ranima, par ses caresses, mes esprits abattus.

Comme nous étions près de ren. trer à la maison, je lui dis en l'em- LE brassant: “ Séchez vos larmes, ma bonne amie ; ce sont aujourd'hui les dernières que vous aurez à répan- Le petit Gaspard était parvenu à dre sur mes défauts.”

l'âge de six ans, sans qu'il lui fùt Ma chère Agathe, me répondit- jamais échappé un mensonge. 11 elle, rien ne pouvait me causer une ne fesait rien de mal ; ainsi il n'aplus grande joie pour le jour de ma vait aucune raison de cacher la véfête, que de vous voir témoigner rité. Lorsqu'il lui arrivait quelque cette noble résolution. C'est le malheur, comme de casser une vibouquet le plus propre à nous pa- tre, ou «le faire une tache à son harer l’une et l'autre ; et j'espère bit, il allait, tout de suite, l'avouer qu'il ne se flétrira jamais, à son papa. Celui-ci avait la bon

Peu à peu nous devinmes toutes té de lui pardonner ; et il se contenles deux plus tranquilles Elle me fit tait de l'avertir d'être dorénavant remarquer le repos délicieux de la plus attentif. matinée. Mon cæur soulagé se Un jour son petit cousin Robert trouvait en état de goûter les vint le trouver. Celui-ci était un charmes d'un beau jour.

fort méchant garçon.

Gaspard,

PAR LUI

MENTEUR CORRIGE

MEME.

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