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guenille ; la dentelle n'en vaut quel Fanch. J'attends la fin de votre six francs; on doit m'en apporter rêve, mademoiselle ; il est si joli ! dans l'instant à quatre Louis. Vict. Mais, voyez cette imperti. Jul. A quatre louis!

nente! vous devriez, ma bonne, Vict. Oui, ma bonne amie ; j'en nous avoir déjà dispensées d'entenprendrai pour le bonnet, et pour clre ici vos sots propos. Ne vous deux paires de manchettes à trois avais-je pas dit que nous n'avions rangs.

plus besoin de vos services ? Jul. Bon Dieu ! tu prendras !-

Fanch. Aussi mes services ne Et où prendras-tu de quoi payer vous regardent-ils plus. Je n'aptout cela? Nos revenus sont modi-partiens qu'à mademoiselle votre ques, et jamais notre tuteur ne sæur; à elle seule, afin que vous le voudra donner cet argent-là.

sachiez. Vict. Ne t'inquiète pas, va, j'ai Jul. Fanchon, encore une fois, bon crédit,

allez à votre cuisine. Jul. Je le veux ; mais encore en (Fanchon sort en fesant la mine faudra-t-il venir à s'acquitter?

à Victorine.) l'icl. Oui, mais ces cent mille écus qui nous viennent du legs de

SCENE IV notre oncle, nous ne sommes, j'es

Julie, Victorine. père, que deux pour les partager : penses-tu que ce ne soit pas bien

Vict. Quoi ! tu gardes encore fournir à ces dépen-cette vieille salisson-là ? ses?

Jul. Sans doute'; pourquoi non? Jul. Hum! c'est tout au plus;

Vict. Eh! mais, ma scur, c'est si tu continues, cela n'ira pas loin : pure folie de ta part; pour moi, je un carrosse, deux berlines, une mai- ne veux plus de cette figure-la , fi son de campagne ; que sais-je, moi ? |donc!-C'est bon pour servir dans de ce train-là, je ne vois pas trop une auberge. comment ton beau calcul ne Jul. Tu seras comme tu voutrouvera pas

bientôt en défaut. dras; pour moi, j'en suis contente : Vict. Que veux-tu dire; un ca- elle est fidèle, soigneuse, intelligenrrosse, deux berlines, une maison te: ce sont, chez ces sortes de de campagne ?

gens, des qualités impayables, et je Jul. Oh! c'est que je présume la garde. D'ailleurs c'est un vieux qu'il faudra de tout cela pour le domestique, qu'il y aurait de la moins, à une grande dame comme barbarie à renvoyer maintenant. toi ; mais notre tuteur

Vict. Quoi ! tu ne veux pas enpeut-ėtre pas de cet avis, et mal-tendre que, dans notre état présent, heureusement ces fonds-là seront cette fille ne nous convient point! un peu de temps entre ses mains. cela saute aux yeux pourtant: ear

Vici. Il faudra bien que notre nous avons actuellement une certuteur entende raison ; si je suis taine figure à faire, un certain ton riche, je veux me sentir de mon à observer dans ce monde ; et dlebien. Mais je vois que cette sotte cemment, nous ne pouvons nous de Fanchon t'a parlé. (A Fan- dispenser d'avoir chacune chon.) Que faites-vous ici, ma femme de chambre, et puis une mie?

cuisinière, avec une bonne grosse

se

ne sera

une

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(Eile ouvre le carton, et en tire les dedans, moi; toujours est-il que je dentelles.). Vous pouvez vous van- ne puis vous les laisser à crédit ter d'avoir là tout ce qu'il y a de que vous ne me donnez un bon p!us distingué. J'en portai l'autre répondant. jour de pareilles à la veuve d'un Jul. (à sa sæur) Laisse cela, caissier, parce qu'une femme de ma scur; cette femme va d'imqualité les avait trouvées trop pertinences en impertinences, et cheres ; aussi me furent-elles pa- elle est décidée à remporter ses fées cent francs.

dentelles, Jul. (eraminant les dentelles) Vict. (à Julie, vivement) Ma. Voilà qui est vraiment magnifique. demoiselle, mèlez-vous, s'il vous Pict. Cela suffit : madame Fon-plaît

, de vos affaires. En vérité, tange, vous pouvez les laisser, le madame Fontange, cela est bien prix est arrêté à quatre louis

. mal à vous; nous allons toucher Mde. Fon. Helas! ma chère de- incessamment un legs de cent mille moiselle, c'est marché donné; j'y écus, qui nous vient d'un oncle perds, en vérité: mais, pour obli-décédé dans les Indes avec une forger une aimable personne comme tune immense.

fille pour faire tout le tracas du sarai point sans ressource, et mon ménage.

économie me tirera toujours d'a. Jul. (riant) Et quand tu auras ffaire. Je ne puis te dissimuler, ma ton carrosse et tes berlines, il en chère sæur, qu'il en est bien aufaudra, ma foi ! bien d'autres ! trement à ton égard. Dieu veuile

Vict.'( d'un air piqué) Je l'en- que tu n'ayes jamais lieu de t'en tends bien ainsi. *J'ai déjà arrêté repentir ! une femme de chambre pour mon Vict. (bâillanl) Ah! finis donc, compte. C'est une grande brune, tu me fais bâiller ; tu as le talent assez jolie, les yeux vifs, fort bien de voir toujours, d'une manière mise ; elle sort de chez une prési- sombre et triste, les objets les plus dente qui l'a congédiée parce rians. qu'elle en était jalouse.

Jul. Mais enfin, que t'en aurait-il Jul. En vérité, ma seur, je crain- couté d'attendre l'arrivée de ce vaia drais qu'on ne t'entendit; tu pa-sseau, avant que de t'engager ainsi sserais pour une folle achevée, au dans toutes sortes de dépenses ? moins. Cet état florissant, cette Vict. (avec vivacité) Et l'im. fortune considérable qui nous met patience de jouir? On ne peut à même de faire une figure si bri- être heureux assez tôt, ni assez llante, où tout cela est-il ? Sur l'eau: long-temps. du reste, rien de plus médiocre que notre situation actuelle.

SCÈNE V. Vict. Mais, est-ce que cela peut nous manquer ?

Julie, Victorine, Fanchon. Jul. Mais si le vaisseau fait naufrage ?

Fanch. (à Julie) Il y a la-bas Vrct. Oh! si-si-si la maison une femme qui porte une boite tombe, nous serons écrasées; tu sous son bras; faut-il la faire enn'as, toi, que des malheurs à pré-trer mademoiselle? voir !

Jul. Oui, Fanchon. (A VictoJul. Ma chère sæur, au risque rine) C'est probablement à toi de te facher encore plus, parlons qu'on en veut. un peu raison : cette fortune qui t'enchante, qui te met hors de toimême, cette fortune n'est pas encore arrivée ; il peut même se faire Julie, Victorine, Madame Fontanqu'elle n'arrive jamais: car tu as çe (portant un carton sous le beau dire, la chose est très-possi- bras.) ble: quel inconvénient y aurait-il donc pour toi à te mettre en état Mde. Fon. (fesant une profonde t'en passer? Aucun, je pense; de révérence) Votre servante mestu n'en sentirais pas moins le prix demoiselles; laquelle de vous deux, du bien-être, pour en jouir après s'il vous plaît,' est mademoiselle n'y

avoir pas compté. C'est pour Victorine Valmont? moi, le parti que j'ai pris: la nou Vict. (sans se lever, d'un air nía velle de ma fortune ne m'a point gligent) Je sais ce que c'est ; volls aveuglée ; je n'ai point changé mon ètes la veuve Fontange, sans doute: premier genre de vie ; si nos espė-apportez-vous mes dentelles? ranges se trouvent trompées, je ne Mde. Fon, Oui, mademoiselle.

vous, qui m'a promis sa pratique, Mde. Fon. En effet il y a un peu
il n'est rien que je ne fasse

, et puis de temps que j'en ai entendu par.
j'espère que vous me dédomma- ler; mais cela ne vient guère vite.

Vict. (avec vitesse, et s'approgerez une autre fois.

Vict. Oui, oui, allez ma chère, chant de madame Fontange) Et je vous assure que vous trouverez pardonnez-moi, ma bonne ; cet aret moi une de vos meilleures pra-gent arrive sur un vaisseau ; nous tiques. Vous pouvez laisser vos l'attendons de jour en jour ; vous denteiles , vous dis-je

, je les prends. serez payée, vous ne pouvez man.
Mde. Ton. J'entends bien, ma-quer de l'étre.
demoiselle ; mais de l'argent?

Vict, Ne soyez pas inquiète ; --derai les dentelles : faites-moi cela vous sera payé dans quelques avertir dès que le vaisseau sera ar jours.

Mde: Fon. Oh! bien ; je gar

SCÈNE VI.

rrivé.
Mde. Fon. Dans quelques jours ! Vict. (la caressant d'un air sua
( Elle renferme ses dentelles.) Oh!ppliant) Ma chère madame Fon-
rzademoiselle, je ne puis pas a- tange, je suis morte si Dimanche
Itendre ; je suis une pauvre femme je ne porte pas ces dentelles ; j'era
qui vis au jour la journée, voyez- ai parlé à quelques amies qui s'a-
vous ; et puis, qui me répondra de ttendent à me les voir, et qui me
ma marchandise?

désespéreront si je ne les

al pas ;
Jul. (à part) Que voilà qui est vous révez?
bien fait!

Mde. Fon. Oui, je réve: mes
Vict." (se levant) Mais, ma dentelles me reviennent à plus de
chère madame Fontange, vous n'y quatre louis, après cela, comment
pensez pas ! Je suis bonne, je les donner à crédit, et à perte en
crois

, pour payer vos dentelles, et core?
; temps que je vous demande n'est Vict, (vivement) Hé! qui vous
1:13 tres-long

dit de les donner à perte? alde. For. Et mais, bonne, si, Jul. Maclame Fontange, ces sus voulez, je n’entre paint Id-dentelles-là sont belles ; mais

(Eile ouvre le carton, et en tire les dedans, moi ; toujours est-il que je dentelles.) Vous pouvez vous van- ne puis vous les laisser à crédit ter d'avoir là tout ce qu'il y a de que vous ne me donniez un bon p!us distingué. J'en portai l'autre répondant. jour de pareilles à la veuve d'un Jul. (à sa sæur) Laisse cela, caissier, parce qu'une femme de ma sæur; cette femme va d'imqualité les avait trouvées trop pertinences en impertinences, et chères; aussi me furent-elles pa- elle est décidée à remporter ses yées cent francs.

dentelles. Jul. (eraminant les dentelles Vict. (à Julie, vivement) MaVoilà qui est vraiment magnifique. demoiselle, mêlez-vous, s'il vous

Vict. Cela suffit: madame Fon-plaît, de vos affaires. En vérité, tange, vous pouvez les laisser, le madame Fontange, cela est bien prix est arrêté à quatre louis. mal à vous; nous allons toucher

Mde. Fon. Hélas ! ma chère de-incessamment un legs de cent mille moiselle, c'est marché donné; j'y écus, qui nous vient d'un oncle perds, en vérité : mais, pour obli-décédé dans les Indes avec une forger une aimable personne comme tune immense. vous, qui m'a promis sa pratique, Mde. Fon. En effet il y a un peu il n'est rien que je ne fasse, et puis de temps que j'en ai entendu par. j'espère que vous me dédomma- ler; mais cela ne vient guère vite. gerez une autre fois.

Vict. (avec vitesse, et s'approVict. Oui, oui, allez ma chère, chant de madame Fontange) Et je vous assure que vous trouverez pardonnez-moi, ma bonne ; cet areu moi une de vos meilleures pra-gent arrive sur un vaisseau ; nous tiques. Vous pouvez laisser vos l'attendons de jour en jour ; vous dentelles, vous dis-je, je les prends. serez payée, vous ne pouvez man

Mde. Fon. J'entends bien, ma- quer de l'être. demoiselle ; mais de l'argent ? Mde. Fon. Oh! bien ; je gar.

Vict, Ne soyez pas inquiète ; derai les dentelles : faites-moi cela vous sera payé dans quelques avertir dès que le vaisseau sera ao jours.

rrivé. Mde. For. Dans quelques jours ! Vict. (la caressant d'un air su( Elle renferme ses dentelles.) Oh!ppliant) Ma chère madame Fonmademoiselle, je ne puis pas a- tange, je suis morte si Dimanche itendre ; je suis une pauvre femme je ne porte pas ces dentelles ; j'en qui vis au jour la journée, voyez-ai parlé à qnelques amies qui s'avous; et puis, qui me répondra de ttendent à me les voir, et qui ine ma marchandise ?

• désespéreront si je ne les ai pas ; Jul. (à part) Que voilà qui est vous rêvez? bien fait!

Mde. Fon. Oui, je rêve: mes Vict. (se levanl) Mais, ma dentelles me reviennent à plus de chère madame Fontange, vous n'y quatre louis, après cela, comment pensez pas ! Je suis bonne, je les donner à crédit, et à perte encrois, pour payer vos dentelles, et core? le temps que je vous demande n'est Vict. (vivement) Hé! qui vous p.43 très-long

dit de les donner à perte? Mde. Fon. Et nais, bonne, si Jul. Madame Fontange, sous voulez, je n'entre point la- dentelles-là sont belles ; mais

ces

Madame Dormel, Sophie, le petit travail qu'il reprend ensuite avec

son fils est à côte d'elle, et carde chelte i est l'enfant ; elle est

point à notre état

. Voilà un petit (Victorine, ne trouvant point memoire de dépenses qui est le d’expressions pour remercier sa comble de la folie ; je crois bien scur

, se jelle à son cou, et l'emque tu n'y seriges plus . ( Elle donne brasse

, les larmes aux yeur.) le mémoire à l'ictorine, qui le dé- Jul. Que ceci, ma bonne amie, chire sans le regarder.) Du reste, te serve de leçon. Deviens plus je te dispense de me seconder dans sage, et je suis contente. Souviengmes travaux, ce serait trop exiger, toi toujours du proverbe dont tu tu n'y es pas encore accoutumée ; justifies la vérité ; je me contenterai de tes efforts, quand tu voudras me les donner. L'homme

propose,

d Dieu dispose.

LA SAIGNÉE.

DRAME EN UN ACTE.

PERSONNAGES.

franchement vous les portez à un Vici. Caprès avoir lu quelques prix - au-delà de leur valeur. lignes) Ah! Ciel ! tout est perdu!

Mde. Fon. (d'un air dédaigneux) Elle se jelte sur un canapé, la Au-delà de leur valeur ! des den-tête penchée sur ses mains, dans telles comme celles-là ! Vous êtes l'attitude de la douleur la plus connaisseuse, à ce qu'il me paralt. profonde.) Au-delà de leur valeur! Est-ce Jul. Eh bien ! la folle ! voyez qu'on veut voler le monde ? Est-donc le bel état! Maudit amour ce qu'on n'a pas un honneur à du luxe! Je n'aurais jamais cru garder? (Elle fait mine de s'en qu'elle se fût affligée à ce point-ll

. aller.)

Mde. Fon. Voilà les cent mille Vict. (l'arrélant) Et mon Dieu? écus à-vau-l'eau ; allons-nous-en. laissez-là dire : c'est à moi seule (Elle s'esquive.) que vous avez affaire. (A Julie Ma sæur, je vous avais price de

SCÈNE IX. et dernière. nous laisser tranquilles.

Mde. Fon. Mais, mademoiselle, Julie, Victorine. je songe que je ne puis m'en tirer honnêtement, qu'en les laissant à Vict. (pleurant) Ah! ma chire quatre louis et demi. Oui, à ce sæur! me voilà perdue, ruinée, prix-là, je puis, en conscience, anéantie! Comment cela s'est-il vous les donner à crédit-pour pu faire ? quelques jours.

Jul, Rien de plus simple : le vaisseau a fait naufrage à la vue du port, et la mer a englouti notre

fortune, Julie, Victorine, Madame Fonlange, Vict. Comme tu contes cela un Facteur,

tranquillement! Ah! Ciel! après

un coup pareil, conserver son sangLe Fact. A mademoiselle Val- froid ! Mais tu as raison, tu ne mont, l'aînée; dix-huit sous. seras jamais embarrassée. C'est

Jul. (prenant la lettre) De moi, malheureuse que je suis ! l'Orient : voilà des nouvelles sûre- c'est moi seule que ceci regarde. ment, je reconnais l'écriture de Ah! mon Dieu ! je n'y survivrai snotre correspondant. (Au facteur, pas. (Ses pleurs redoublent.) en le payant) Tenez, mon ami. Jul. Eh bien! eh bien ! tu ne (Le facleur s'en va).

deviendras donc jamais sage? A. SCÈNE

llons, ma chère sæur, allons, sache SCENE VIII.

au moins profiter de ce malheur,

qu'il serve à te corriger pour l'aveJulie, Victorine, Mde. Fontange. nir. Console-toi, tu n'es pas plus

à plaindre que moi; nous vivrons Julie parcourt la lettre. Victorine crisemble tant que tu voudras ; la lui prend avec vivacité. notre fortune, "toute médiocre

qu'elle est, peut suffire, avec de Vict. Donne que je la lise, ma l'économie, pour nous tirer ho

nnêtement d'affaire l'une et l'autre ; Jul. (tristement) Tiens, va, je je ne te demande que de déposer l'avais presque prévu.

|tes grands airs ; ils ne conviennent

SCÈNE VII.

M. Dormel, peintre.
Madame Dormel.
Dormel, l'aîné, fils, ágé de 20 ans.
Sophie, fille de M. Dormel, âgée de 18 ans.
Le petit Dormel, ágé de 8 ans.
Le Marquis Dorival

.
Dubois, valet de chambre du Marquis

.
Le Comte de Sainbon.
Un laquais du Comte, personnage muet.

La Scène est dans la maison de M. Dormel.

Le théâtre représente une chambre des plus délabrées ; on y voit quelques vieux meubles usés

, un chevalet dressé, sur lequel est un tableau commencé, auprès, une table à écrire, &c. Dans le fond est une couchette, sur laquelle est un enfant endormi ; elle est couverte d'une mauvaise tapisserie.

L'action commence sur les trois heures après-midi.

SCENE I

du coton. La lassitude le force

vivacité. Sa mère jette sur lui

de temps à autre des regards de Madame Dormel file au grand pitié. rouet sur le devant du théâtre, Sophie tricote auprès de la cou.

Dormel.

par momens

seur.

d'interrompre son

point à notre état. Voilà un petity (Victorine, ne trouvant point
mémoire de dépenses qui est le d'expressions pour remercier sa
comble de la folie ; je crois bien sæur, se jette à son cou, et l'em-
que tu n'y songes plus. ( Elle donne brasse, les larmes aux yeux.)
le mémoire à Viclorine, qui le Jul. Que ceci, ma bonne amie,
chire sans le regarder.) Du reste, te serve de leçon. Deviens plus
je te dispense de me seconder dans sage, et je suis contente. Souvienga
mes travaux, ce serait trop exiger, toi toujours du proverbe dont tu
tu n'y es pas encore accoutumée ; justifies la vérité ;
je me contenterai de tes efforts,
quand tu voudras me les donner. L'homme propose, et Dieu dispose.

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Le 'théâtre représente une chambre des plus délabrées ; on y voit

quelques vieux meubles usés, un chevalet dressé, sur lequel est un tableau commencé, auprès, une table à écrire, &c. Dans le fond est une couchette, sur laquelle est un enfant endormi ; elle est couverte d'une mauvaise tapisserie.

L'action commence sur les trois heures après-midi.
SCENE
I

du coton. La lassitude le force

par momens d'interrompre son Madame Dormel, Sophie, le petit travail qu'il reprend ensuite avec Dormel.

vivacité. Sa mère jette sur lui

de temps à autre des regards de Madame Normel file au grand pitié.

rouet sur le devant du théâtre ; Sophie tricote auprès de la couson fils est à côté d'elle, et carde chette or cst l'enfant ; elle est

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