Louis David, son école et son temps: souvenirs

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Didier, 1855 - 452 pages
 

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Page 311 - C'est bien, très-bien, David. Vous avez deviné toute ma pensée, vous m'avez fait chevalier français. Je vous sais gré d'avoir transmis aux siècles à venir la preuve d'affection que j'ai voulu donner à celle qui partage avec moi les peines du gouvernement.
Page 278 - ... eût reconnu son maître! N'est-ce pas là l'ivresse de l'amour qui se persuade si aisément que tout le monde a les mêmes yeux que lui? Bérénice est-elle assez convaincue que tous les cœurs sont à Titus autant que le sien ? On sait que les derniers vers furent appliqués à Louis XIV, alors dans tout l'éclat de sa jeunesse, de sa beauté et de sa gloire. Si c'était une flatterie, il faut avouer qu'elle était bien...
Page 312 - Il loua l'auteur à diverses reprises; puis, levant son chapeau devant l'artiste, il lui dit : « David, je vous salue. • — • Sire, répondit David, je reçois votre salut au nom de tous les artistes, heureux d'être celui à qui vous l'adressez. » Longtemps distrait par les demandes colossal...
Page 148 - Chacun de nous est comptable à la patrie des talents qu'il a reçus de la nature; si la forme est différente, le but doit être le même pour tous. Le vrai patriote doit saisir avec...
Page 9 - Tiens, je ne puis mieux faire qu'en te disant que la révolution détruit toutes les distinctions entre les hommes. Désormais il n'en existera plus qu'une, celle que la science et l'instruction mettront entre les ignorants et les savants. Ainsi travaille bien si tu veux te distinguer ; il n'ya plus d'autre noblesse.
Page 292 - ... appareil théâtral : peut-être même son genre est-il celui qui convient le mieux aux sujets nationaux : ses défauts sont ceux de son école, et son école n'aura pas son génie ; accoutumée à ne chercher que la vérité, sans y joindre la...
Page 257 - Etats du pape, nous fûmes véritablement traités en amis, le roi de Naples ayant donné les ordres les plus positifs de protéger tous les Français qui se réfugieraient dans ses Etats. En arrivant ici (à Naples), je descendis chez le citoyen Mackau, que j'informai de ces détails et de ma position. Là j'appris tout ce qui s'était passé à Rome: la mort de Basseville, celle de deux Français massacrés à la place Colonne ; le secrétaire de Basseville dangereusement blessé ainsi qu'un domestique...
Page 13 - David, dit-il, était à la tribune où il balbutiait quelques paroles sourdes qu'il cherchait, mais en vain, à opposer à la fureur de plusieurs de ses collègues acharnés à le faire décréter d'accusation. Il était pâle, et la sueur qui tombait de son front roulait de ses vêtements jusqu'à terre, où elle imprimait de larges taches. Etienne, — M.
Page 230 - L'un n'empêche pas l'autre. — Certainement Alexandre n'a jamais posé devant Apelles. Personne ne s'informe si les portraits des grands hommes sont ressemblants. Il suffit que leur génie y vive.
Page 303 - ... effet aujourd'hui dans l'état où est l'école. Il se trompe , mais il n'est pas donné à tous de se tromper comme lui ; il a un talent sûr. Ce que je ne lui pardonne pas, ajoutait-il en souriant, c'est de faire toujours les mêmes têtes , les mêmes bras et les mêmes mains. Toutes ses figures ont la même expression, et cette expression est toujours la même grimace. Ce n'est pas ainsi que nous devons envisager la nature, nous autres disciples et admirateurs des anciens...

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