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DE L'IMPRIMERIE DE P.-F. DUPONT,

HÔTEL DES PERMES.

H. NICOLLE, rue de Seine, n. 12,
TRBUTTEL et Wurtz, rue de Bourbon, n. 17;

Rey et GRAVIER, quai des Grands-Augustins, n. 55; On souscrit ARTHUS BERTRAND, rue Hautefeuille, 1. 23; chez PÉLICIER, Palais-Royal, galerie des Offices, n. 10;

BrissoT-THIVARS, r. Neuve-des-Petits-Champs, n. 3 ;
LEVRAULT, à Strasbourg;
DE Mat, à Bruxelles,

COMPLET

DES LATINS,

PAR J.-B. LEVÉE,
Ancien professeur de rhétorique et de littérature latine , etc.,

ET PAR FEU L'ABBÉ LE MONNIER;

Augmenté de Dissertations, etc., par MM. AMAURY Duval, de l'Acadé-
mie des Inscriptions, et ALEXANDRE DUVAL, de l'Académie française.

PLAUTE

TOME FI:

LIBRAR?)

STOR

TEW-Yo

A PARIS,
CHEZ A. CHASSERIAU , LIBRAIRE-ÉDITEUR,

Au Dépôt bibliographique, rue de Choiseul, no 3.

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Sur les noms et les titres que les Anciens donnaient

à leurs comédies et aux différents personnages mis en scène.

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S. la collection que nous offrons au public n'était faite que pour ceux qui possèdent de riches bibliothèques , ou qui sont à portée de consulter les bibliothèques de la capitale ou des grandes villes, nous nous serions dispensés d'un travail qui leur deviendrait inutile , sous le double rapport de leurs propres ressources et de l'étendue et la variété de leurs connaissances. Notre motif: n'est point de faire ici parade d’épürlitiðñ; mais de pé-. mettre succinctement sous les yeux de ceux:qui voudront lire avec fruit le Théâtre complet de Latins, los penseignements les plus propres à aplanir: les ilifficultés que l'on rencontre à chaque pas dans l'étude des poètes dramatiques de l'antiquité. Nous avons donc cru devoir réunir sous le titre de Dissertations les plus précieux matériaux , afin d'épargner des recherches aux lecteurs. Le choix de MM. Duval et le mien tomberont sur les objets les plus intéressants, ou que j'aurais simplement effleurés dans les notes ; tels sont ceux qui font la matière de cette Dissertation.

D'abord, voyons par quels noms on indiquait les différents genres de comédies.

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Certaines satires assez semblables à celles des Grecs, non-seulement par

le choix des sujets, mais encore par les caractères des acteurs, des danses et de la musique, furent appelées atellanes , d'Atella , ville du pays des Osques, ancien peuple du Latium où elles avaient pris naissance. Cicéron, dans la 16e lettre du livre IX des Epitres familières, nous apprend que le genre des atellanes fut d'abord sérieux, mais que,

de son temps, ce n'étaient plus que des farces ridicules. C'est peut-être la raison pour laquelle plusieurs auteurs n'ont établi aucune distinction entre les mimes et les atellanes, dont le style et les pen sées étaient beaucoup moins obscènes , et ne l’étaient même

pas du tout dans l'origine. Cependant, c'est plutôt „sous le rapport des pensées que sous celui de la diction, . que Donat porté avantageusement des atellanes, composées dans le laögage grossier et peu épuré du pays deş Osques.(1).. Les mimes étaient joués par un seul acteuilės aišllanes l’étaient par plusieurs.

Les atellanes étaient jouées par des personnes libres, et les mimes et les autres pièces par des esclaves , des affranchis ou des étrangers, disent encore Tite-Live, et Valère Maxime. Ordinairement les atellanes étaient gaies, mais elles n'excluaient pas tout sujet noble ou sérieux. Quelquefois c'était une pastorale héroïque, quelquefois même un mélange bizarre de tragique et de comique. On nommait les acteurs atellans ou exodiaires,

(1) Voy. Tite-Live, lib. VII, c. 2; et Valer. Max, lib. II, c. 3, S 4.

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