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TABLE.

CHAPITRE I. — LE DRoIT DU PLUs FoRT. . . . .

Sommaire : Du fondement de la politique. Quelques philosophes

placent le droit dans la raison du plus fort : premières objec-
tions contre ce principe matérialiste.

CHAPITRE II.— LA FoRCE ÉRIGÉE EN LoI soCIALE. .. . . . . . . . . Sommaire : Exposition de la théorie sociale des matérialistes que Platon s'apprête à combattre.

CHAPlTRE IIl.— ORIGINE DE LA soCIÉTÉ. . . . . . . . . . . . . . . .
Sommaire : Origine de l'association politique et fonctions qu'elle

impose à tous dans l'État : elles manquent leur but, si elles ne
sont bien remplies.

CHAPITRE IV.— L'ÉDUCATIoN, FoNDEMENT DE L'ÉTAT. .. . . . . . .
Sommaire : Que l'éducation est la véritable base de l'ordre so-

cial : par elle, chaque citoyen apprend à connaître, à aimer, à
accomplir ses devoirs.

CHAPITRE V.— LA JUSTICE, FONDEMENT DE L'ÉDUCATION. . . . . . . .

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Sommaire : Que la justice est le principe et la fin de l'éducation,

car l'éducation suppose la distinction du juste et de l'injuste,
le discernement du bien et du mal.

CHAPITRE VI.— DE L'UNITÉ NATIONALE. . . . . . . . . . . . . . . .
Sommaire : Que l'unité parfaite, l'harmonie de l'État est la
forme par excellence, l'expression véritable de la justice.
Exagération de ce principe : ce qu'on appelle aujourd'hui
le communisme.
CHAPlTRE VII.– DU COMMUNISME
Sommaire : Discussion du communisme : erreur de Platon re-
produite par les communistes modernes.

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SoMMAIRE : Du fondement de la politique. Quelques philosophes placent le droit dans la raison du plus fort ; premières objections contre ce

principe matérialiste.

S'il est une œuvre où soit marquée la nécessité des rapports qui doivent unir la politique avec la morale, c'est sans doute celle qui nous occupe. La République de Platon ne traite point, comme l'Esprit des Lois de Montesquieu (1), comme la Politique d'Aristote (2), du nombre et de la forme des gouvernements, du caractère et de la valeur des institutions, de la distribution et du jeu des pouvoirs : le législateur y cherche avant tout ce qui peut faire d'un homme un bon citoyen : de ce seul point il fait dépendre le reste (3), et ramène la

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politique tout entière au problème de la destinée ' humaine. Aussi prend-il son point de départ dans les circonstances ordinaires de la vie (1), et ce caractère moral donne au début de la République une simplicité singulière. Point de ces considérations savantes qui passent la portée commune : Socrate , accompagné de quelques amis, s'entretient familièrement avec un vieillard qu'il rencontre au retour d'une fête solennelle (2) : la conversation s'engage sans but apparent, les idées semblent naître et se succéder au hasard; mais ce libre abandon cache une méthode supérieure. Socrate demande à Céphale s'il est heureux. Les vieillards nous ont devancés dans une carrière que peut-être il nous faudra parcourir ; interrogeons leur expérience : ils nous diront si la route est pénible et rude ou d'un trajet agréable et facile (3). Céphale répond en souriant qu'il porte légèrement le poids des années. Bien des gens, il le sait, se plaignent amèrement de la vieillesse et lui imputent mille maux ; mais est-il sensé de s'en prendre aux choses, quand il ne tient qu'à nous de les rendre bonnes ou mauvaises? ne sait-on pas que la vieillesse peut être aimable si la sagesse l'accompagne , et que la jeunesse même devient le tourment de ceux qui en usent mal (4)? Les premiers mots que prononce Socrate laissent

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