Lettres de M. Rousseau, sur Ver-vert, La chartreuse, etc.; [Poesies]; Eglogues de Virgile.-t. 2. Discours sur l'harmonie; Discours à l'Académie françoise; Édouard III, tragédie; Sidnei, comédie; Le méchant, comédie

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E. Kelmarneck, 1748

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Page 68 - II rencontre sur son passage Tous les jours des pays nouveaux , Tantôt un fertile rivage Bordé de coteaux fortunés , Tantôt une rive sauvage , Et des déserts abandonnés ; Parmi ces erreurs continues...
Page 88 - L'hiver doit perdre avec dépens. Adieu. Voilà trop de folies : Trop paresseux pour abréger, Trop occupé pour corriger, Je vous livre mes rêveries , Que quelques vérités hardies Viennent librement mélanger : J'abandonne l'exactitude Aux gens qui riment par métier. D'autres font des vers par étude ; J'en fais pour me désennuyer : Ainsi vous ne devez me lire Qu'avec les yeux de l'amitié.
Page 57 - Loin de tout importun jaseur, Loin des froids discours du vulgaire Et des hauts tons de la grandeur ; Loin de ces troupes doucereuses Où d'insipides précieuses Et de petits fats ignorans Viennent, conduits...
Page 2 - Non moins dévot, plus malheureux que lui: Mais trop de vers entraînent trop d'ennui. Les Muses sont des abeilles volages; Leur goût voltige, il fuit les longs ouvrages, Et, ne prenant que la fleur d'un sujet Vole bientôt sur un nouvel objet.
Page 58 - Qu'un aveugle en a des couleurs ; Loin de ces voix acariâtres Qui, dogmatisant sur des riens, Apportent dans les entretiens Le bruit des bancs opiniâtres, Et la profonde déraison De ces disputes soldatesques Où l'on s'insulte à l'unisson Pour des...
Page 61 - Sauvent du souffle de la mort Tantôt de l'azur d'un nuage Plus brillant que les plus beaux jours Je vois sortir l'ombre volage D'Anacréon , ce tendre sage , Le Nestor du galant rivage, Le patriarche des Amours. Épris de son doux badinage , Horace accourt à ses accens, Horace , l'ami du bon sens , Philosophe sans verbiage . Et poète sans fade encens. Autour de ces ombres...
Page 32 - ... Voués à la patrie , à leurs rois , à leur Dieu , A leurs propres maux insensibles , Prodigues de leurs jours , tendres , parfaits amis , Et souvent bienfaiteurs paisibles De leurs plus fougueux ennemis; Trop estimés enfin pour être moins haïs. Que d'autres s'exhalant , dans leur haine insensée , En reproches injurieux , Cherchent en les quittant à les rendre odieux : Pour moi , fidèle au vrai, fidèle à ma pensée, C'est ainsi quen partant je leur fais mes adieux.
Page 158 - D'un auteur témoin oculaire En sait-on la réalité ? J'ouvre les fastes, sur cet âge Partout je trouve des regrets; Tous ceux qui m'en offrent l'image Se plaignent d'être nés après. J'y lis que la terre fut teinte Du sang de son premier berger; Depuis ce jour, de maux atteinte, Elle s'arma pour le venger. Ce n'est donc qu'une belle fable : N'envions rien à nos aïeux ; En tout temps l'homme fut coupable, En tout temps il fut malheureux.
Page 95 - Eh! que sait-on? un simple badinage Mal entendu d'une prude ou d'un sot , Peut vous jeter sur un autre rivage : Pour perdre un sage il ne faut qu'un bigot.
Page 65 - Que sur le matin de la vie, Et que, sans un peu de folie, On ne rime plus à trente ans, Suivrois-je un jour à pas pesants Ces vieilles Muses douairières, Ces mères septuagénaires Du madrigal et des sonnets, Qui, n'ayant été que poètes, Rimaillent encore en lunettes, Et meurent au bruit des sifflets?

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