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de‘ vivre par l’action de cet. airpresque au? tant que cette dernière. ' ‘ ' ' ' " Dans toutes les‘ expériences, on vbirordfnairement les bulles d’air se former sur le dos de la sangsue, et plus sur la partie’ Fposltérieure que surl’antérieure : je ne me-Tappelle "pas avoir vu sortir des bulles d’air la surface du ventre. ‘p p l Toutes ces expériences démontrentbien d’une manière évidente qu’il se trouve de Pair logé dans des conduits et cavités propres aux tégufiments de la sangsue; que cet air est doué de toutes ses propriétés; qu’il sort à la volonté ‘de la sangsue, et que pour Yordinaire elle ne le rend involontairement que lorsquïâllie est dans

un état de maladie ou prête à expirer; mais la dissection la plus répétée et la plus i-ixacte ne nous a jamais fait découvrir des organes uniê quement destinés à recevoir l’air extérieur ,'à'1e conserver long-temps et à volonté, et à en alaisorber une partie avant (Yèxpulser le reste. L’air extérieur peut pénétrer par la bouche et de là passer dans le canal alimentaire et les estomacs, pour y être en partie décomposé par la chaleur et le mouvement ‘desestomacs. Cet air ainsi décomposé et mêlé avec lé sang lui

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conserve sa fluidité, retarde sa décomposition‘, et le rend plus propre à réparer ce que la sangsuéperd‘ journellement.

« Pour obtenir dans lesestomacs une substance réparatrice ,fiil. faut que le sang y éprouve à l’aide de Pair et de l'a chaleur une fermentation ou‘ un mouvement intestin particulier; cette substance réparatrice étantformée, les vaisseaux absorbants la transportent dans les vaisseaux sanguins, où elle subit une nouvelle fermentation avant de se changer enffluides réparateurs sécrétoires et excrétoires. Peut-être llair cofnï biné avec le ‘sang contenu dans les estomacs, et avec celui des vaisseaux sanguins, s’y épuret-il au point de devenir «fluide nerveux.

L’air extérieur pénètre encore dans la cavité des ‘mamelons où se filtre Yhumeurséreuse mu

' ueuse ui lubrifie la eau. L’air se décom osé q P en grande partie dans ces cavités à mesure qu’il

‘se combine avec d’autres fluides; il est absorbé ‘et transporté dans les vaisseaux sanguins , où il

s’unit‘ avec le sang et les autres humeurs pour

’donn’er à chacune ses qualités essentielles. L’ou_

verture extérieure decliaque mamelon est douée d’un sphincter que la sangsue dilate pourrece

voir Yair, qu’elle referme pour le conserver, et

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qu’eller dilate‘ de nouveau à sa volonté lorsquîelle veut chasser l'air contenu ou seulement Phumeur muqueuse; car elle peut retenir l’un sans expulser l’autre; et elle peut également chasser tous les deux à,la fois, à moins que l’air renfermé dans la cavité du mamelon ayant perdu sa propriétéélastique, et s'étant uni avec l’humeur muqueuse,ils ne sortent ensemble sans former de bulles dans l’eau où_l.a sangsue est plongée. A

L’air contenu dans les mamelons ne contribue pas à faire nagerla sangsuegce qui se passe lo-rsqnfelle est exposée à Faction de la machine pneumatique semble le démontrer.

Uhypothèse que nous venons d’exposer pour expliquer comment Pair extérieur pénètre et agit dans la sangsue , et de quelle manière la sangsue décompose Pair pour se Passimi1er, est peu satisfaisante. Je pense qu’il seroit encore aussi dilïicile de donner une bonne explication de la manière (Yagir des divers gas sur lausangsue, que de «démontrer comment plusieurs de ces gas opèrent autrement sur la satfgsue que sur Phomme, et pourquoi la sangsue conserve autant de vigueur dans les eaux marécageuses et au milieu d’un air altéré par la

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vase des marais , que dans" une eau pure, courante , et sans cesse agitée pal‘ un airÏsain. _

Des physiciens anatomisteseassurent‘ avoir découvert dans la sangsue desfizspèées de sacs’,

membraneux , transparents, sousla forme dfuné

vessie .rem lis d’air et lacés ré ulièrement

A

sur les deux cotés de cinq en cinq anneaux depuis la bouche jusqu’à'l’extrémité postérieure; ils prétendent que ces vésicules ont

chacune une ouverture extérieure qui donne

passage "à Pair et à un liquide blanchâtre; lès bords de Pouverture extérieure sont doués d'une très grande sensibilité. Ils ajoutent encore que ces vésiculesaériennes‘ se remplissent d’une liqueur blanchâtre àmesure que la vie s’ét_eint, qu’il faut les regarder comme les véritables organes de la respiration , et qu'ils 50m‘ plus grands proportionnellement au volume de la sangsue que les tracllées chez les vers de terre, les ouïes etles vésiculesÏaériennes chez ‘lies pois? sons. r ‘ . i l i Ä Il est fâchent que la théorie de la respiration de la sangsue tirée läéièùctïiréde’ vésicules aériennes soit si mal fondée. ' De quelque manière qu-«Œîn sÏy prennefili la dissection ni les injections ne peuvent faire dé

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