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elles settiennent auffond de, l’eau , tranquilles,

amoncelées ou isolées, adhérentes aux parois

du vase et contractées, ou libres et étendues : souvent dans le même bocal on les voit hors

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de leau, a sa surface , au milieu et au fond, les unes calmes , les autres agitées , celles - ci adhérentes, celles-là entassées ,beaucoup éparses, et quelques unes fixées par la queue aux parois du vase , se balançant le reste du corps

dans l’eau par mouvements presque réguliers.

Ces expériences souvent répétées ne s’accordent point avec les observations et les idées de certains physiciens, qui prétendent que les sangsues peuvent tenir lieu de baromètre. a

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sain une sangsue, elle "earfêtè, elle file lïäxtrémité de sa’ queue à Ÿépidierrnei pu aux eorp? solides environnants, "tandis ses Iëvreë adhèrentfortement à la peau 5' alors ses dents pénètrent dans le tissu des tégumcnts et y causent une douleur rongeante, lancinante et plus ou moins vive suivant Pespèce de vaisseau sanguin et de nerf qu’elles blessent , la grandeur et la profondeur de la blessure , le degré de sensibilité, la répugnance pour cet insecte , et la crainte de ses effets. Les dents continuent d’agir, elles ouvrent un vaisseau sanguin veineux ou artériel; aussitôt que le vaisseau est ouvert , la sangsue suce le sang qui s’écoule du vaisseau. Cette succion de plus ou moins longue

durée (lfordinaire eu douloureuse uel ue> P 2

fois sans douleur , détermine aux environs de la blessure une rougeur et une tuméfäction à peine sensibles dans le premier temps de la succion, mais très visibles vers la fin de cette succion. Lorsque la morsure dure long-temps et avec douleur, et que la succion est longue et douloureuse , la rougeur et la tuméfaction sont plus grandes , et les petits vaisseaux sanguins environnants plus dilatés.

Dès que la sangsue s’est gorgée d’une certaine quantité de sang , pourlordinaire 1’extrémité postérieure de la queue ou le disque cesse. dadhérei‘ aux téguments ; alors la douleur. que la sangsue cause en suçant , quelquefois augmente à mesure qu’elle devient plus grosse; ses lèvres se fixent avec plus de force contre les téguments, elle implante souvent ses dents contre les bords de la plaie; cal" lit douleur est-souvent aiguë : appuyez le. corps et la queue de la sangsue sur un coussinet, de manière quïils ne pèsent plus surla bouche g» laiàonleuriliminnegu, la- succion sera diilrdinaire plus langue ,_et la sangsue asquerra 1m volume» plus considérable. '

Souvent pendant-la succion il siéchappe de la blespirrq une petite portion «le sang z 210W il

n’est pas rare de voirila sangsue cesser un instant la succion , pour rendre par la bouche du sang et une quantité plus ou moins gra-ndeÏ de matières limpides , visqueusesou séreuses.

La succion dure communément trois quarts

d’heure , une heure, une heure et demie, deux heuresau plus zaussitôt que la sangsue a fini de sucer , elle détache ses lèvres, et tombe.

Il arrive souvent que la sangsue, après avoir sucé du sang pendant plusieurs minutes; quitte le vaisseau entamé pour en aller prendre un autre , causer de nouvelles douleurs et sucer ‘le sang de ce dernier vaisseau; quelquefois elle réitère jusqnfà trois ou quatre morsures. :_ rarement la sangsue qui a mordu plusieurs vaisseaux se gorge de sang jusqu’à devenir très grosse , et communément les vaisseaux qu’elle a ouverts donnent après sa chute peu desang. '

Peu de temps après que la sangsue s"eset de? tachée , on voit les bords et les parties environnantes de la morsure tuméfiés. ,: chauds, tendus, et les vaisseaux sanguins dilatés: z à mesure qu’on {éloigne du temps de la succion, la tuméfaction , la chaleur , la rougeur, la tension augmentent; cet accroissement dure ordinairement douze heures’, souvent vingt «quatre

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