Images de page
PDF
[merged small][ocr errors]

CHAPŸITRE‘ v. - - - 5°, dentle pouls plusisouple, et fontbeaucoup rdué gir les environs des morsures. Pour l’irritation qu’elles ont coutume de produire, les demié bains, répétés plusieurs fois dans le jour, la caIÉ ment : dans ce cas, les sangsues mises à la tête, au cou ou à la nuque, accroissent toujours la rigidité des muscles , la douleur de tête, et la diHiculté de respirer.

Dans Yépilepsie pléthorique ou par suppression d'évacuation sanguine habituelle , les sangsues mises auxcuisses diminuentla violence des accès etles rendentmoins fréquents, malgré Yirritatim qu’elles causent 5 irritation à calmer par les bains : quoique la saignée au pied avec la lancette irrite moins , elle ne fait pas d’ordinaire éprouver autant de soulagement. Si on fait mordre les sangsues au cou ou à la tête, pour combattre quelque espèce‘ d’épilepsie que ce soit , les accès seront plus rapprochés et plus violents.

iAppliqtxez des sangsues aux cuisses d’un homme attaqué de lassitude par pléthore; le volume des veines extérieures diminue, le pouls cesse d’être aussiplein et aussi embarrassé, le malade respire avec plus de facilité 5 il a la tête pluslégèreJes forces musculaires plus grandes,

[ocr errors][merged small][ocr errors][ocr errors][ocr errors][ocr errors]

ni au cou , ni entre les épaules; elles ne rendroientpas, la vue distinctegpréférez de les faire mordre aux cuisses; s_’il yqadouleurfellp se calmera nia-vue reviendra ou ne restera pas si confuse, etlewpoulssera plus souple Quantà la goutte sereine pléthorique et douloureuse, il est très rare que les sangsues , appliquées les

[ocr errors]

premiers jours en tres grand nombre aux cuisses, rétablissent entièrement la vue; quelquefois elles font que l’œil distingue un peu les objets; mais elles apaisent toujours la douleur; appliquées aux environs de l’œil , ellesdétruisent au contraire tout espoir de guérison, en faisant porter le sang avec ‘plus de force à la tête ; ce qu7on reconnoît par Paccroissement de la force du battement des artères et par le-gonflement des veines de ‘l’œil et des environs.

La difliculté dfouïinpléthorique cède plutôt aux sangsues appliquées sur les cuisses quŸauX sangsuesmises derrière les oreilles, au cou, ou entre les épaules. La première de ces applications souvent calme la douleur simple ourpulsative , le tintement ou le bourdonnement des oreilles, et diminue le battement des artères cet le gonflement des veines extérieures dela tête.

nàppliquez un trèsgrand nombre. de sangsuesaux cuisses , . à l’anus et aux jambes d’un adulte attaqué- dhpoplexie sanguine , après Pavoirsaigné-au-pied avec lalancette , plus ou moins abondamment dès le premier» instant de la maladie; leïpoulsfdeviendra plus souple et moins embarrassé, la respiration plus libre

[ocr errors]

et approchant de l’état naturel; quelquefois’ la sensibilité et le mouvement commenceront à se montrer dans les premières vingt-quatre heures : si vous réitérez le lendemain la même application des sangsues , leurs effets salutaires seront encore plus sensibles, et les sinapismes dont on aura couvert dès le premier jour les iambes et les pieds agiront avec plus d’etficacité_ Appliquez-vous des sangsues à la tempe , au cou et à la nuque; elles nuirontaux bons effets de la saignée auipied avec la lancette et de l’application des sangsues aux cuisses ; elles augmenteront les symptômes d’apoplexie, au lieu de les diminuer.

Lorsqu’un adulte ou un vieillard sanguin éprouve des douleurs de tête gravatives , des étourdissements , des tintements dans les oreilles, une espèce de stupeur dans les extrémités, et de Passoupissement , appliquez dessangsues aux cuisses; si le sang coule des morsures en assez grande quantité , et si les morsures et les environs s’enflamment, on évite Yapoplexie: réitérez la même application toutes les fois que les symptômes ci-dessus reparoîtront , vous obtiendrez des effets semblables , pourvu qu’il sorte des morsures la quantité de sang indi

[ocr errors][ocr errors][ocr errors]

quée", et que les environs des morsures s en‘ flamment. i '

Le vomissement» accompagné de pléthore et de disposition inflammatoire se calme et sou-' vent disparoîtaprès Papplication des sangsues au bras 5 le pouls sedéveloppe , la douleur et latension à Pépigastre sont moins fortes : les sangsuesmises aux cuisses pour la même cause

[ocr errors]

'sont« moins avantageuses ,_elles ifapaisent ni la douleur d’estomac, ni le vomissement; elles ne favorisent pas même l’action des remèdes propres à Parrêter : lorsque leurs morsures au bras ne soulagent pas, on a rarement observé que les sangsues, sur la région de Pestomac, aient produit de bons effets : il en est ainsi de la passion iliaque, du cholera-morbus ,avec pléthore; le premier jour les sangsues mises en grand nombre‘ au bras calment le vomissement et les douleurs; appliquéesaux cuisses elles augmentent les symptômes, et posées sur la partie la, plus douloureuse du ventre, il est extraordinaire qu’olles soulagent.

Les sangsues qu’on fait mordre aux cuisses au moment où Phémorragie nasale devient trop abondante diminuent souvent lihémorragie; et quelquefois la suspendent; la saignée au bras

' 26

« PrécédentContinuer »