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une infinité de circonstances ou, pour favoriser les bons efiits de l’un ou de l’autre topique, il importe, quelques instants avant leur application, de faire mordre au même endroit des sangsues, quoiqu’elles augmentent de beaucoup Yirritation et Yinflammation de la partie 5 par exemple les premiers jours des fièvres éruptives, des maladies soporeuses par fièvre intermittente pernicieuse , ou par transport dfhumeur dartreuse, goutteuse, rhumatismales, galeuse ou teigneuse, l’application du. sinapisme est ordinairement indiquée avant celle du vésicatoire; mais la ipremière application doit être souvent précédée de celle des sangsues; alors le vésigcatoire mis après le sinapisme établira sans danger uneidérivation et une révulsion promptes et plus sures. ., a g . j-ä -L’application des vésicatoires pour leszmaladies inflammatoires internes, ainsi. que celle des sangsues ne doivent pas toujours se faire dans la partie la plus éloignée du siège de lfiriflammation 5 il sufiit d'avoir observé qu’elles étafblissennà quelque distance, dérivation et régulsibn’ plus promptes , pour s’écarter des lois géf nérales : par’ exemple , appliquez , I_° les Slang:sues et le vésicatoire au-dessus de la-nuqiie . 22

dans Piuflammation de l’œil par humeur teigneuse; 2° les sangsues au cuir chevelu , à la huque , et Pemplâtre vésicaïtoire sur tout le cuir chevelu dans Fassoupissement et le délire par humeur teigneuse; 3° les sangsues, le sinapisme, et quelquefois le vésicatoire sur la poitrine , les quatrième, cinquième ou sixième jours de la violente inflammation essentielle de poitrine , et particulièrement de Yinflamimatioiide poitrine catarrheuse : dans tous ces cas , ‘les sangsues , les sinapismes et les vésicatoifres sont souvent accompagnés de succès. L’obser‘vationgdexclut pas pour cela Yappliicption des sangsues aux cuisses dans Pinflammation teigneuse et dans les maladies inflammatoires "douloureuses de la «tête par teigne : quant à Pipflammation des poumons , il importe que Tes saignées au bras précèdent Papplicationidcs sangsues sur in «poitrine; la (Ïériflalilün; a; ni févulsîonfpar les sangsues, par les sinapismes _ét_par‘les vésicatoires en deviennent-plus granfiesfdtgplus‘avantageusesw ‘ ‘ _ v - "'_' sa effets eiiiiiii‘ diffèrent pisseuses‘ des sangsues que ceuxidiusinapismeet du wésicatoire a ‘fiaärîmfsïiaeiie ‘pendant’ son actioniune dou

Lleuraiguë etune inflammation vive dansles

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parties voisines; il change la partie sur laquelle il agit en une escarre d’au_tant plus profonde que le feu a été actif et de longue durée, les parties qui touchent lïescarre senflamment et suppriment abondamment; lfescarre se détache et la suppuïlfation subsiste long-ftemps, pour peu qu’on’la provoque avec des topiques irritants.

Pendant-la brûlure, le battement des artères voisines de l’endroit jbrùlé, et le gonflement des veines croissentà chaque instant, les forces vitales et . musculaires augmentent, la dérivation devient en peu de tenips considérable; mais la brûlure. et la douleur étant finies , les artères battent avec moins de force, etle "gond flement des veines diminue.

Comparez ces effets avec ceux des sangsues; la douleur par les morsures des sangsues est beaucoup moins vive; la nature, pendant la duréede ces morsures ,‘, chasse avecmpins de force et en plus petite quantité le sang dans les artères voisines de la partie blessée , qu’elle ne le fait pendant Faction du moxa dans les environs de l’endroit brûlé =: durant la succion et Yhémorragie qui se montre après la chute des sangsues , la rlérivation du sang est souvent plus grande dans les artères voisines des mersures ,

’ u’elle ne Pest dans les artères "des environs de ‘I Yescarre : à’ peine Pbémorragie est-elle arrêtée ,. que la dérivation du sang n’est‘ plus aussi forte que dans les bords et le voisinage de laipartie brûlée; Finflammation des bords-deTescarre augmente chaque jour, la suppuration s’y établit et devient de plus en plus abondante jusqu’ä ce que Yescarre soit entièrement tombée. Pendant tout le tem s de la su ur-ation ui P PP ‘I a lieu endant et a rès la‘ chute de l’escarre p P P v il se fait quelquefois révulsion de la matière morbifique et évacuation de cette matière par l’ulcère formé dans la partie brûlée. Plusieurs praticiens de nos jours emploient le moxa pour combattre, f» touïtesles espèces de maladies douloureuses chroniques dont le principe est fixé dans une partie du corps , et u’ils croient susce tible d’être détourné et ‘l P

‘dirigé à l’extérieur par une grande irritation

et suppuration qu’on y procure; 2° les maladies convulsives dont ils soupçonnent le principe mobile, et"le siège dans le cerveau, la "moelleepinière ou les ‘nerfs, telles que l'épilepsie, Péclampsie, le tic, le teta-nos , etc.; 3° les ulcères internes chroniques dont ils peu sent qu’on peut-éloigner le pus , le porter à

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