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SANGSUE MÉDICINALE’
VITET,

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J. VITET SON FILS.

PUBLIÉ PAR P.‘

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CHEZ H. NICOLLE, LIBRAIRE ,

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RUE DE SEINE , N

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Louis Vmzr naquit à Lyon , en 1 756 , d’une famille qui , comme celle dTlippocrate , s’était fait dans la médecine une grande célébrité. Son père lc fit étudier chez les Jésuites. Au sortir du collège , le jeune écolier voulait se faire moine , et ce qui prouve Yardeur et la sincérité de sa vocation, il voulait être Chartreux; mais la providence qui lui avait inspiré ce dessein , en inspirait un autre à son père. Celui-ci exigeait complaisance pour complaisance, et ne’ consentait à humilier son fils sous Phabit de saint Bruno qu’après 1’avoir revêtu de la robe de docteur. Il fallut céder. Le jeune homme se rendit à Montpcllier pour ysuivre ses cours. Le tems , Tétude , Pexemple ébranlèrent ses premières résolutions: et cette fièvre religieuse qui avait enflammé ses esprits acheva de se dissiper à une représentation du Devin du Village. Converti àla médecine par un opéra , Louis Vitet redoubla de zèle; et après avoir assisté pendant deux ans auxeleçons de Fizes , de Sauvages et de Péloquent Lamure , il fut honoré du titre de docteur , et partit sur-le;champ pour Paris , où Pappelait la juste célébrité de Ferrein , de Rouelle , de Jussieu et de Nollet. . i

Ce n’était point assez pour lui dïâcouter assidûment de tels maîtres , de suivre les visitesxdes hôpitaux , de parcourir les bibliothèques, et les collections d’histoire naturelle. Un goût inné pour les beaux-arts le conduisit dans les ateliers des peintres et des sculpteurs , et lui fit cultiver, lasociété des artistes avec autant de soin que celle des savans. Iialtération de sa santé interrompit trop tôt de si charmantes études. Après deux ans de séjour à Paris, il revint respirer l’air natal et se faire agréger au collège des médecins de Lyon. Engagé dans la pratique de son art , ses premiers essais’ furent heureux: mais une maladie grave, une inflammation de poitrine se présente: soit inatteñtion , soit

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