Oeuvres, Volume 1

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Le Normant, 1808
 

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Page 21 - C'est pourquoi la première règle de notre logique, c'est qu'il ne faut jamais abandonner les vérités une fois connues, quelque difficulté qui survienne, quand on veut les concilier; mais qu'il faut au contraire, pour ainsi parler, tenir toujours fortement comme les deux bouts de la chaîne, quoiqu'on ne voie pas toujours le milieu, par, où l'enchaînement se continue.
Page 69 - C'est ce dieu qui d'un mot éleva nos montagnes , Suspendit le soleil, étendit nos campagnes; Qui pèse l'univers dans le creux de sa main. Notre globe à ses yeux est semblable à ce grain Dont le poids fait à peine incliner la balance. Il souffle , et de la mer tarit le gouffre immense.
Page 267 - Dieu et sur son amour, par sa volonté dépravée il est tombé en ruine; le comble s'est abattu sur les murailles, et les murailles sur le fondement. Mais qu'on remue ces ruines, on trouvera dans les restes de ce bâtiment renversé, et les traces des fondations, et l'idée du premier dessein, et la marque de l'architecte.
Page 126 - Oui , c'est un Dieu caché que le Dieu qu'il faut croire. Mais , tout caché qu'il est , pour révéler sa gloire , Quels témoins éclatants devant moi rassemblés ! Répondez , cieux et mers ; et vous , terre, parlez. Quel bras peut vous suspendre , innombrables étoiles...
Page 23 - C'est la faute des dieux , et non pas des mortels. De toute la vertu sur la terre épandue, Tout le prix à ces dieux, toute la gloire est due; THÉSÉE. IIs agissent en nous quand nous pensons agir; Alors qu'on délibère on ne fait qu'obéir; Et notre volonté n'aime, hait, cherche, évite, Que suivant que d'en haut leur bras la précipite.
Page 128 - Contemple seulement l'arbre que je fais croître ; Mon suc dans la racine à peine répandu, Du tronc qui le reçoit à la branche est rendu : La feuille le demande, et la branche fidèle, Prodigue de son bien, le partage avec elle. De l'éclat de ses fruits justement enchanté, Ne méprise jamais ces plantes sans beauté, Troupe obscure et timide, humble et...
Page 178 - II ne dérange pas les astres dans leur course. On lui demande en vain des signes dans les cieux : Vient-il pour contenter les esprits curieux? Ce qu'il fait d'éclatant, c'est sur nous qu'il l'opère, Et pour nous sort de lui sa vertu salutaire.
Page 128 - Prodigue de son bien, le partage avec elle. De l'éclat de ses fruits justement enchanté Ne méprise jamais ces plantes sans beauté. Troupe obscure et timide, humble et faible vulgaire. Si tu sais découvrir leur vertu salutaire Elles pourront servir à prolonger tes jours. Et ne t'afflige pas si les leurs sont si courts : Toute plante en naissant déjà renferme en elle D'enfants qui la suivront une race immortelle : Chacun de ces enfants, dans ma fécondité. Trouve un gage nouveau de sa postérité.
Page 127 - J'y reconnais un maître à qui rien n'a coûté , Et qui dans nos déserts a semé la lumière , Ainsi que dans nos champs il sème la poussière. Toi qu'annonce l'aurore , admirable flambeau , Astre toujours le même , astre toujours nouveau , Par quel ordre , ô soleil , viens-tu du sein de l'onde Nous rendre les rayons de ta clarté féconde?
Page 89 - Et ceux qui écrivent contre veulent avoir la gloire d'avoir bien écrit; et ceux, qui le lisent veulent avoir la gloire de l'avoir lu; et moi qui écris ceci, ai peut-être cette envie; et peut-être que ceux qui le liront...

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