Mémoires de l'Académie des sciences, arts et belles lettres de Caen

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Hardel, 1852
 

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Page 297 - Je suis vaincu du temps, je cède à ses outrages; Mon esprit seulement, exempt de sa rigueur, A de quoi témoigner en ses derniers ouvrages Sa première vigueur. Les puissantes faveurs dont Parnasse m'honore Non loin de mon berceau commencèrent leur cours ; Je les possédai jeune, et les possède encore A la fin de mes jours. Ce que j'en ai reçu, je veux te le produire; Tu verras mon adresse, et ton front cette fois Sera ceint de rayons qu'on ne vit jamais luire Sur la tête des rois.
Page 297 - Marche, va les détruire ; éteins-en la semence, Et suis jusqu'à leur fin ton courroux généreux, Sans jamais écouter ni pitié ni clémence Qui te parle pour eux. Ils ont beau vers le ciel leurs murailles accroître, Beau d'un soin assidu travailler à leurs forts, Et creuser leurs fossés jusqu'à faire paroître Le jour entre les morts.
Page 301 - N'espérons plus, mon âme, aux promesses du monde; Sa lumière est un verre, et sa faveur une onde Que toujours quelque vent empêche de calmer. Quittons ces vanités, lassons-nous de les suivre : C'est Dieu qui nous fait vivre, C'est Dieu qu'il faut aimer. En vain, pour satisfaire à nos lâches envies, Nous passons près des rois tout le temps de nos vies A souffrir des mépris...
Page 287 - La terreur de son nom rendra nos villes fortes; On n'en gardera plus ni les murs ni les portes; Les veilles cesseront au sommet de nos tours ; Le fer, mieux employé, cultivera la terre, Et le peuple, qui tremble aux frayeurs de la guerre, Si ce n'est pour danser n'aura plus de tambours.
Page 269 - En la paix naissent les plaisirs ; Elle met les pompes aux villes, Donne aux champs les moissons fertiles, Et, de la majesté des lois Appuyant les pouvoirs suprêmes, Fait demeurer les diadèmes Fermes sur la tête des rois.
Page 295 - L'homme est exempt de la Parque, Et ce qui porte leur marque Demeure éternellement. Par elles traçant l'histoire De tes faits laborieux , Je défendrai ta mémoire Du trépas...
Page 285 - Telle n'est point la Cythérée, Quand, d'un nouveau feu s'allumant, Elle sort pompeuse et parée Pour la conquête d'un amant; Telle ne luit en sa carrière Des mois l'inégale courrière ; Et telle, dessus l'horizon, L'Aurore au matin ne s'étale, Quand les yeux même de Céphale En feroient la comparaison.
Page 500 - Etudes sur la condition de la classe agricole et l'état de l'agriculture en Normandie au moyen âge...
Page 512 - Académie des sciences , agriculture , commerce , belles-lettres et arts du département de la Somme , à Amiens.
Page 383 - Notices biographiques, littéraires et critiques sur les hommes du Calvados , qui se sont fait remarquer par leurs actions et par leurs ouvrages; Caen, Pagny, in-12 de 364 pages.

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