Correspondance, 1666-1693

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Page 426 - M. de La Rochefoucauld et Mme de La Fayette ont fait un roman des galanteries de la cour de Henri second, qu'on dit être admirablement bien écrit; ils ne sont pas en âge de faire autre chose ensemble...
Page 203 - Contre l'affreux dessein d'attenter sur soi-même. Hippolyte la hait presque autant qu'elle l'aime ; Rien ne change son cœur ni son chaste maintien. La nourrice l'accuse : elle s'en punit bien; Thésée a pour son fils une rigueur extrême. Une grosse Aricie...
Page 112 - Rochefoucault vit fort honnêtement avec madame de la Fayette : il n'y paroît que de l'amitié. Enfin la crainte de Dieu de part et d'autre, et peut-être aussi la politique, a coupé les ailes à l'amour.
Page 108 - Les mutins de Rennes se sont sauvés, il ya long-temps; ainsi les bons pâtiront pour les méchants : mais je trouve tout fort bon...
Page 399 - Le roi leur dit il ya quatre jours : Je suis fâché que vous ne soyez venus à cette dernière campagne , vous auriez vu la guerre , et votre voyage n'eût pas été long. Racine lui répondit : Sire , nous sommes deux bourgeois qui n'avons que des habits de ville , nous en commandâmes de campagne ; mais les places que vous attaquiez furent plus tôt prises que nos habits ne furent faits.
Page 382 - Avez-vous jamais vu une étoile si brillante que celle de notre roi? Vous savez bien qu'il a donné deux mille écus de pension à Racine et à Despréaux, en leur commandant de tout quitter pour travailler à son histoire , dont il aura soin de leur donner des mémoires.
Page 198 - Une autre fois, ce hobereau académicien lâchait cet aveu plein d'une fatuité ingénue : « // est vrai que l'Académie se remplit fort de gens de qualité. Il faut pourtant y laisser toujours un nombre de gens de lettres, quand ce ne serait que pour achever le dictionnaire et pour l'assiduité que des ge.ns comme nous ne sauraient avoir en ce lieu-là...
Page 204 - Jamais il n'y eut rien de si insolent que ce sonnet : deux auteurs reprochent à un officier de la couronne qu'il n'est ni courtisan, ni guerrier, ni chrétien ; que sa sœur, la duchesse de Mazarin, est une coureuse, et qu'il a de l'amour pour elle, quoiqu'il soit Italien. Et bien que ces injures fussent des vérités, elles dévoient attirer mille coups d'étrivière à des gens comme ceux-là...
Page 65 - Revenons maintenant aux huit maréchaux : en 1668 on en fit trois, et ce nombre étonna tout le monde ; en voici huit aujourd'hui qu'on vient de faire : je ne doute pas que la surprise publique ne soit extrême. Pour peu qu'on augmente, la première promotion qu'on en fera, ce seront véritablement des maréchaux à la douzaine. Ce grand nombre et la condition que le premier commandera au second, et le second au troisième, et que ces messieurs ne roulent plus ensemble comme ilsfaisoient autrefois,...
Page 106 - Je suis bien fâché que vos promenoirs vous fassent souvenir que vous n'êtes plus jeune , mais je ne veux pas que vous en ayez du chagrin. Vous êtes trop heureuse d'avoir le bon abbé : il fait tout ce qu'il peut pour votre service , qui est de régler vos comptes , car je ne pense pas que vous lui demandiez qu'il fasse de la fausse monnoie pour vous. L'argent est aussi rare en Bourgogne qu'en Bretagne : je cherche partout à troquer du blé et du vin contre du brocart et du velours pour les habits...

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