Répertoire général du Théâtre français: Comédies en verse, I-XVII, t.52-65, Comédies en prose, I-XIV

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T. Dabo, 1821
 

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Page 110 - Celui-ci pourrait bien n'en pas tomber d'accord, Sans être pour cela taxé de suffisance : Car jamais le public n'eut moins de complaisance. Comment veut-il juger d'une pièce, en effet, Au tintamarre affreux qu'au parterre on a fait ? Ah ! nous avons bien vu des fureurs de cabale ; Mais jamais il n'en fut, ni n'en sera d'égale.
Page 71 - L'horreur du mépris même inspire ce mépris. Mais avoir à braver le sourire ou les larmes D'une solliciteuse aimable et sous les armes ! Tout sensible, tout homme enfin que vous soyez, Sans oser être ému, la voir presque à vos pieds! Jusqu'à la cruauté pousser le stoïcisme! Je ne me sens point fait pour un tel héroïsme.
Page 242 - L'air de dénigrement, l'aigreur, la jalousie, Ce ton mystérieux, ces petits mots sans fin, Toujours avec un air qui voudroit être fin ; Ces indiscrétions, ces rapports infidèles, Ces basses faussetés, ces trahisons cruelles ; Tout cela n'est-il pas, à le bien définir, L'image de la haine, et la mort du plaisir ? Aussi ne voit-on plus où sont ces caractères, L'aisance, la franchise, et les plaisirs sincères.
Page 69 - Ce mélange de gloire et de gain m'importune ; On doit tout à l'honneur et rien à la fortune. Le nourrisson du Pinde, ainsi que le guerrier, A tout l'or du Pérou préfère un beau laurier. L'avocat se peut-il égaler au poète ? De ce dernier la gloire est durable et complète. Il vit longtemps après que l'autre a disparu : Scarron même l'emporte aujourd'hui sur Patru...
Page 234 - Une société peu nombreuse , et qui s'aime , Où vous pensez tout haut, où vous êtes vous-même, Sans lendemain , sans crainte , et sans malignité , Dans le sein de la paix et de la sûreté; Voilà le seul bonheur honorable et paisible D'un esprit raisonnable , et d'un cœur né sensible. Sans amis, sans repos, suspect et dangereux, L'homme frivole et vague est...
Page 85 - D'une tendre frayeur, le cœur encor lui bat. Lucile s'est émue, et c'est pour lui, te dis-je. Il a visiblement tout l'honneur du prodige.
Page 117 - Je le suis en effet, Vous êtes un ami bien rare et bien parfait ! Un procédé si noble est-il imaginable ? Ne me trouvez donc pas, au fond, si condamnable. Nous perçons l'avenir ainsi que nous pouvons, Et sur le train des mœurs du siècle où nous vivons. Quand, à faire des vers, un jeune esprit s'adonne, Même en l'applaudissant, je vois qu'on l'abandonne.
Page 255 - Ne réussiroit pas sur l'esprit de mon frère; Cléon plus que jamais a le don de lui plaire ; Ils ne se quittent plus , et Géronte prétend Qu'il doit à sa prudence un service important. Enfin , vous le voyez , vous avez eu beau dire Qu'on...
Page 162 - D'un jeune écervelé qui fait une sottise? CLÉON. Quand je n'y trouverois que de quoi m'amuser, Oh! c'est le droit des gens , et je veux en user. Tout languit, tout est mort sans la tracasserie; C'est le ressort du monde , et l'âme de la vie; Bien fou qui là-dessus contraindroit ses désirs ; Les sots sont ici-bas pour nos menus plaisirs.
Page 37 - C'est contre le torrent du siècle intéressé ; Mais, me regardât-on comme un père insensé, Je veux qu'à tous égards ma fille soit contente ; Que l'époux qu'elle aura soit selon son attente; Qu'elle n'écoute qu'elle et que son propre cœur, Sur un choix qui sera sa perte ou son bonheur; Qu'elle s'explique enfin là-dessus sans finesse.

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