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13° Si l'un des combattans tire avant le troisième coup, ou une demi-seconde après le troisième coup, il est homme sans foi, et s'il tue, un assassin. S'il tire avant le troisième coup, son adversaire peut prendre tout le temps qu'il veut pour tirer, et tirer sans scrupule.

14. Si l'un des combattans a tiré au troisième coup, et selon la règle, et que l'autre champion reste à viser, les témoins doivent se jeter, à leurs risques et périls, entre les adversaires, et faire mettre arme bas; et dans ce cas, les témoins de celui des deux qui agi selon les conventions , peuvent demander tout autre duel, et refuser celui-ci; et les témoins de celui qui restait à viser, le réprimander d'une vigoureuse manière et consentir à l'autre duel.

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15° Celui des témoins qui doit donner le signal, doit, avant de le faire, dire à haute voix aux combattans : « Souvenez-vous, Messieurs, que l'honneur exige que chacun de vous tire au troisième coup frappé, ne lève pas l'arme avant le premier coup, 'et ne tire pas avant le troisième. Je vais donner le

signal, qui sera de trois coups. » Puis, il donne le signal.

16o Si aucun des combattans n'est atteint, et que le duel continue, tout doit se passer comme il est dit au présent duel.

17° Si l'un des combattans est tué ou blessé, hors des règles du combat, les témoins doivent se reporter aux art. 20 et 21 du 49 chapitre.

CHAPITRE VII.

DU DUEL AU SABRE.

1 Il faut à chacun des combattans deux témoins pour cette espèce de duel, et l'un d'eux doit être armé d'un sabre ; les témoins doivent aussi , autant que possible, faire que les combattans se servent de sabres courbes, comme moins funestes.

2° Arrivés sur le terrain, les adversaires ne doivent avoir entre eux aucune explication ; leurs témoins étant leurs fondés de pouvoirs.

Les témoins, après s'être entendus sur le terrain le plus égal pour les champions, et le plus propre au combat, marquent les deux places à un pied de distance des pointes , les distances calculées comme si les deux adversaires étaient fendus.

4° Les témoins , après avoir tiré au sort le choix des places, conduisent leur ami, chacun à la place qui lui a été désignée par le sort.

5° Pour ce duel, on se sert ordinairement de gants à la Crispin ; mais les témoins de l'insulté, s'il est dans la classe de ceux dont il est question au no paragraphe du 1" chapitre, peuvent exiger que l'on ne s'en serve pas. Néanmoins, chacun a le droit acquis de s'entourer la main d'un gant ordinaire ou d'un mouchoir ; seulement, le mouchoir ne doit pas pendre.

6° Si l'insulté, dans la classe des 10 et 11" paragraphes du je chapitre, veut se servir de gants à la Crispin, les témoins doivent en présenter un semblable à son adversaire, et s'il le refuse, l'insulté peut s'en servir, et son adversaire prendre le sien propre.

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