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7° Lorsque les combattans sont en place, les témoins mesurent les lames qui doivent être égales. Le choix de l'arme, si c'est la même paire de sabres, se tire au sort. Si, par imprévoyance, les armes n'étaient pas égales, le sort déciderait encore du choix; mais si les armes sont trop disproportionnées pour ce combat, il doit être forcément remis.

8. Cependant, dérogeant à l'article précédent, si les deux combattans sont du même régiment, chacun se sert de son propre sabre, pourvu que les sabres soient de même monture et de même nature.

9° L'insulté, s'il est dans la classe du u° article du 1" chapitre, peut se servir d'armes à lui appartenant, à la charge d'en offrir une semblable à son adversaire qui peut la refuser, et en ce cas se servir des siennes; toutefois, si la différence de ces armes est désavantageuse pour l'un ou l'autre, c'est aux témoins à obvier à cet inconvénient, soit en remettant la rencontre, soit que les témoins adversaires présentent deux paires de sabres qui conviennent aux témoins de l'insulté. Le choix de la paire appar

tient, dans ce cas, à l'insulté ; et dans la paire adoptée, le choix du sabre appartient à son adversaire.

10° Les témoins, après avoir invité les combattans à se dépouiller de leurs habits et de leurs gilets, s’approchent du champion leur partie adverse, et ce dernier doit leur montrer sa poitrine à découvert, de manière à donner l'assurance que nul obstacle ne peut s'opposer à la pointe ou à la lame du sabre. Son refus équivaudrait au refus du combat.

11° Ces préliminaires terminés, le témoin désigné par le sort explique aux combattans quelles sont les conventions du duel, et les armes leur sont remises, en leur recommandant d'attendre le signal.

12° Lorsque les témoins sont placés, en se divisant de chaque côté des combattans, celui désigné par le sort donne le signal par ce seul mot : Allez!

13. Si, avant le signal, les pointes de sabre se sont jointes par la volonté des combattans, cette démons

Iration équivaut au signal ; mais cette action, si l'un d'eux la provoque, est blâmable.

14° Lorsque le signal est donné, les combattans se portent des coups d'estoc et de taille, avancent, rompent, se courbent , tournent et voltigent, se plient, font toutes les voltes qui leur paraissent avantageuses : telles sont les règles du combat.

15° Frapper son adversaire désarmé, lorsqu'il est à terre, lui saisir les bras ou le corps, saisir son arme, est hors des règles du combat.

16° Un combattant est désarmé, lorsque son sabre est visiblement sauté de sa main, ou s'en est échappé.

17° Lorsque l'un des combattans est blessé, ses témoins doivent arrêter le combat jusqu'à ce qu'il leur plaise de le faire recommencer.

18° Lorsque, sans blessure, l'un des témoins veut arrêter le combat, il le demande par signe au témoin adversaire, en levant sa canne ou son arme, et sur

sa réponse affirmative par le même signe , il peut suspendre le combat.

19° Il peut être convenu d'avance, entre les témoins, d'arrêter le duel au premier ou au second sang : l'humanité, et la gravité de l'affaire, doivent en cela les guider.

20° Si l'un des deux combattans est tué ou blessé

hors des règles du combat , les témoins doivent se reporter aux art. 20 et 21 du 4° chapitre.

DU DUEL AU SABRE, SANS COUPS DE POINTE.

1° On doit, autant que possible, se servir pour ce duel, de sabres sans pointe.

2° Deux témoins, pour chaque combattant, sont indispensables pour ce duel.

3. Les témoins, après s'être entendus sur le terrain le plus égal pour ce combat, marquent les deux places à la distance que mettraient les adversaires à toucher les deux pointes, étant fendus.

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