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constitue leurs conventions et le faire signer par les parties contendantes , après l'avoir signé euxmêmes. Nul témoin n'est tenu de signer sur la demande des témoins adversaires. Nul combattant n'est tenu d'accepter les conventions faites même par ses propres témoins ni de les signer; car l'honneur peut prescrire de risquer sa vie, mais non de la jouer ; enfin ces duels ne sont jamais forcément acceptables.

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On peut se battre à pied et à cheval, et de toutes les manières et avec toutes armes, pourvu que les conventions soient faites

par

écrit et signées des combattans eux-mêmes. Nul n'est obligé à les accepter ou à les signer, et dans ces duels de convention, il ne peut exister de règles que celles écrites par les témoins, en double expédition.

Dans un combat à cheval, les témoins doivent être montés. Les combattans, quelles que soient les armes qu'ils aient choisies, sont placés à 25 pas et marchent l'un sur l'autre. Le choix du terrain et des

armes se fait comme pour les duels précédens et décrits au premier duel de chaque arme.

Il n'y a pas de primauté pour tirer. Le signal engage seul le combat. .

A la carabine, les combattans sont placés à 60 pas. Le sort décide à qui tirera le premier, ou le signal se donne par trois coups frappés dans la main et chacun tire à volonté, après le 3e coup frappé.

Au fusil, les combattans sont placés à 60 pas, et à 100 pas pour marcher; et le signal se donne par ce mot : Tirez! Chacun tire à volonté. Les fusils doivent être du même système, et l'on convient d'avance si les combattans peuvent recharger euxmêmes leurs armes pour tirer quand bon leur semblera, et jusqu'où ils avanceront, s'ils doivent marcher.

Au pistolet, les distances sont celles convenues par le procès-verbal du combat, et les distances peuvent être plus rapprochées, et encore permettre aux combattans de marcher l'un sur l'autre jus

les autres; elles doivent être de la même paire de pistolets et inconnues aux combattans.

4° Les témoins tirent au sort à qui choisira son

arme.

Les témoins tirent au sort à qui donnera le signal.

6° Le témoin désigné par le sort pour donner le signal lit aux combattans les conventions de ce duel.

Les témoins conduisent les adversaires aux places que le sort leur a assignées, et les mettent dos à dos.

8° Le témoin chargé de donner le signal dit aux combattans : Faites attention, Messieurs, au signal que je vais donner, et ne vous tournez face à face que lorsque le signal se donnera; préparez-vous à l'entendre. Puis il fait une pause.

9° Le signal se donne par le mot : Tircz!

10° Au mot : Tirez! les combattans se tournent et

font feu à volonté.

11° Si le combat continue, les choses doivent se passer comme elles ont été décrites aux articles pré

cédens.

12° Les témoins, si les choses se passent hors des règles de l'honneur et du procès-verbal du combat, doivent se reporter aux articles 20 et 21 du 4* cha

pitre.

DU DUEL EXCEPTIONNEL AU PISTOLET,

AVEC UNE SEULE ARME CHARGÉE.

1° Ce duel n'est proposable que dans des circonstances extraordinaires et n'est jamais forcément acceptable.

C'est déjà prendre une énorme responsabilité que d'être témoin d'un duel exceptionnel; c'est en prendre une plus grande encore que d’être témoin de celui-ci, car il est le plus atroce et le plus dangereux ;

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