L'église et l'Orient au moyen âge: les croisades

Couverture
Lecoffre, J. Gabalda, 1907 - 373 pages
 

Avis des internautes - Rédiger un commentaire

Aucun commentaire n'a été trouvé aux emplacements habituels.

Autres éditions - Tout afficher

Expressions et termes fréquents

Fréquemment cités

Page 54 - On ne s'expliquerait pas autrement que l'empereur eût choisi pour négociateur un prélat étranger à son empire. tous les chrétiens contre les musulmans flottait pour ainsi dire dans l'air. Le danger immédiat des Turcs poussa Grégoire VII à la formuler le premier, mais elle est en réalité l'expression spontanée de l'enthousiasme pour la Terre Sainte que deux siècles de pèlerinages ininterrompus et les souvenirs de la grandeur de Charlemagne avaient imprimé dans le cœur des chrétiens...
Page 158 - ... et le long et le large de la ville qui de toutes les autres était souveraine. Et sachez qu'il n'y eut si hardi que sa chair ne frémit, et ce ne fut mie merveille ; que oncques si grande affaire ne fut entreprise de nulle gent, depuis que le monde fut créé.
Page 67 - Personne, parmi les plus pauvres, ne songeait à l'insuffisance de ses ressources et aux difficultés d'un pareil voyage. Les Français souffraient alors de la famine : de mauvaises récoltes survenues coup sur coup avaient fait monter le prix du grain à un taux excessif. Tout à coup le cri de la croisade, retentissant partout en même temps, brisa les serrures et les chaînes qui fermaient les greniers. Les provisions, qui étaient hors de prix alors que personne ne bougeait, se vendirent pour...
Page 270 - Je vois les chevaliers mondains aller outre-mer à la Terre Sainte et s'imaginer qu'ils la reprendront par la force des armes : et à la fin tous s'y épuisent sans venir à bout de leur dessein. Aussi pense-je que cette conquête ne se doit faire que comme tu l'as faite, Seigneur, avec tes apôtres, c'est-à-dire par l'amour, les oraisons et l'effusion des larmes. Donc, que de saints...
Page 270 - Aussi pensé-je que cette conquête ne se doit faire que comme tu l'as faite, Seigneur, avec tes apôtres, c'est-à-dire par l'amour, les oraisons et l'effusion des larmes. Donc, que de saints chevaliers religieux se mettent en chemin, qu'ils se munissent du signe de la croix, qu'ils se remplissent de la grâce du Saint-Esprit, qu'ils aillent prêcher aux infidèles la vérité de la passion...
Page 158 - Constantinople, qui jamais ne l'avaient vue : car ils ne pouvaient croire que si riche ville pût être en tout le monde, quand ils virent ces hauts murs et ces riches tours dont elle était close tout autour à la ronde, et ces riches palais et ces hautes églises, dont il y avait tant que nul ne...
Page 68 - Il allait nu-pieds, portant sur la peau une tunique de laine, sur les épaules une longue robe à capuchon qui lui descendait jusqu'aux talons et, par-dessus, une cape de bure. Le pain était sa seule nourriture; jamais il ne buvait de vin.
Page 67 - le cri de la croisade, retentissant partout en même temps, brisa les serrures et les chaînes qui fermaient les greniers. Les provisions, qui étaient hors de prix alors que personne ne bougeait, se vendirent pour rien quand tout le monde se leva et voulut partir. C'est ce que prouve ce fait vraiment inouï qu'on vit sur un marché sept brebis vendues pour cinq deniers. La famine disparut et fut remplacée par l'abondance. Comme chacun s'empressait de prendre le chemin de Dieu, on se hâtait de...
Page 105 - ... du Ciel eut, comme à l'ordinaire, répandu la rosée de la parole divine, un cri général s'éleva : Des croix ! des croix! Les croix que le saint abbé avait fait préparer à l'avance furent bientôt épuisées : il fut forcé alors de couper ses propres vêtements pour en tailler d'autres croix qu'il donna de même, et il ne cessa de vaquer à cette œuvre tant qu'il resta à Vézelai, confirmant sa prédication par de nombreux miracles. » Les historiens du douzième siècle, et surtout...
Page 67 - ... vendit à vil prix quand tout le monde se leva; on vit se vendre sur le marché sept brebis pour cinq deniers. La famine se changea ainsi en abondance. Chacun s'empressant de prendre la voie de Dieu, on se hâtait de convertir en argent tout ce qui ne pouvait pas servir au voyage. Ce qui coûtait cher, c'étaient les objets nécessaires à la route; mais le reste était vendu pour rien. Mais voici une chose aussi étonnante. Quelques-uns de ceux qui n'étaient pas encore décidés au voyage,...

Informations bibliographiques