Contes de l'Abbé de Voisenon et poésies fugitives du même auteur

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Page 329 - Le chien nous poursuit comme loups ; Le temps n'y peut rien faire. Mais si Plutus entre dans le mystère, Grille et ressort S'ouvrent d'abord, Le chien s'endort, Le mari sort, Femme et soubrette sont d'accord ; Un jour finit l'affaire.
Page 144 - La reine était encore aimable; il se détermina, et s'exprima en ces termes : « Cette façon de faire l'entrevue augmente mon bonheur. » En même temps il serra la main de Sa Majesté, qui le lui rendit bien, et qui laissa échapper ces mots : « Prince, en vérité, je crois que vous conviendrez à ma fille. — Je suis bien certain, continua-t-il vivement, que mon bonheur dépend d'elle. — Elle est contente de l'entrevue, répliqua la reine. » Discret s'imagina en être quitte. « Je puis...
Page 162 - ... plaisanterie de la fée Rusée, qui veut arrêter mes plaisirs en me donnant des ombrages sur vous. Je remarque que ces deux doigts ne peuvent m'empêcher de vous donner des preuves de mon estime. Ils disparaîtront sans doute lorsque je les aurai méprisés.
Page 144 - Il parut étonné ; il regarda de tous les côtés pour savoir s'il n'apercevrait pas Tricolore. — « Ma fille a confiance en moi, » reprit la Reine; «je suis une autre elle-même; c'est moi qui la représente; elle vous acceptera si vous me convenez. Tout ce que je crains, » poursuivit-elle avec un air modeste, « c'est que ma fille ne vous convienne pas. » Le Prince connut les desseins de la Reine; il vit qu'il n'obtiendroit Tricolore qu'à ces conditions; la Reine étoit encore aimable.
Page 141 - ... on ne se donna pas la peine de gâter son naturel : elle était simple, naïve, ne se croyait pas aimable, et cependant désirait qu'on l'aimât beaucoup. Les femmes la trouvaient bornée, les hommes lui jugeaient des dispositions, et la reine, qui commençait à en être jalouse, crut qu'il était temps de la marier, et de l'envoyer dans les pays étrangers. On la fit mettre dans les petites affiches : on va voir ce qui en arriva. CHAPITRE II FAÇON DE FAIRE DES ENTREVUES La reine reçut beaucoup...
Page 164 - C'est mon présent de noces, répondit la fée Rusée. — Pour un présent de cette espèce, reprit Potiron, il est bien à sa place. Et les deux doigts? — Les deux doigts, poursuivit Rusée, sont le présent de mon fils; il les a donnés à la princesse, et l'a chargée de vous les rendre. — Malheureusement, dit la fée Rancune, ils resteront là jusqu'à ce qu'ils soient à leur destination naturelle ; c'est une pièce d'attente : cependant ils disparaîtront tout à fait, s'ils ne vous empêchent...
Page 157 - Dès que ses enfants furent revêtus de queues, on les mit en liberté, et la fée Rusée rendit à la mère sa forme naturelle. « Ah! Madame, s'écria-t-elle transportée de joie, que je vous ai d'obligations; mais, de grâce, qu'est devenu votre fils? »La fée Rusée, à cette question, tomba dans la tristesse, garda le silence pendant un moment, et fit cette réponse : « Vous n'en aurez des nouvelles que trop tôt : le...
Page 200 - Un petit marquis avorté trouva l'auteur de cour un génie transcendant, et traita sa femme comme si elle eût été jolie. Il eut le régiment ; le marquis fut colonel. Mondor ne fut qu'un homme vrai ; il eut tort. Cette aventure le rebuta; il perdit toutes vues de fortune, vint à Paris vivre en particulier, et forma le projet de s'y faire des amis. Ah! bon Dieu, comme il eut tort ! Il crut en trouver un dans la personne du jeune Alcipe.
Page 272 - Le printems eft dans votre tête , Tous vos vers font des fleurs de fête , Tous vos jours font des jours heureux. D'Apollon vous tenez la...
Page 3 - Ainsi ces contes peu modestes, où l'on nese donne pas souvent la peine de mettre une gaze légère aux discours les plus libres, et où l'on voit à chaque page des jouissances finies et manquées, passeront, à coup sûr, de mode avant qu'il soit peu. Vous serez étonnée qu'avec une pareille façon de penser je me sois livré si franchement au goût présent, et que j'aie même surpassé ceux qui m'ont précédé dans ce genre, que je désapprouve; mais je vous le répète, c'est moins pour me...

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