Nouvelle encyclopédie poétique: ou, Choix de poésies dans tous les genres, Volume 8

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Capelle (M., Pierre Adolphe)
Ferra, 1819
 

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Page 8 - Je n'irai pas si loin ; et si mes quinze lustres Font encor quelque peine aux modernes illustres, S'il en est de fâcheux jusqu'à s'en chagriner, Je n'aurai pas long-temps à les importuner. Quoi que je m'en promette, ils n'en ont rien à craindre : C'est le dernier éclat d'un feu prêt à s'éteindre; Sur le point d'expirer il tâche d'éblouir, Et ne frappe les yeux que pour s'évanouir.
Page 163 - Un cœur tendre, un esprit volage, Un sein d'albâtre, et de beaux yeux. Avec tant d'attraits précieux, Hélas! qui n'eût été friponne? Tu le fus, objet gracieux, Et, que l'amour me le pardonne, Tu sais que je t'en aimais mieux.
Page 110 - Adieu ; je vais dans ce pays D'où ne revint point feu mon père . Pour jamais adieu, mes amis, Qui ne me regretterez guère. Vous en rirez, mes ennemis; C'est le requiem ordinaire. Vous en tâterez quelque jour; Et lorsqu'aux ténébreux rivages Vous irez trouver vos ouvrages, Vous ferez rire à votre tour. Quand sur la scène de ce monde Chaque homme a joué son rôlet , En partant il est à la ronde Reconduit à coups de sifflet. Dans leur dernière...
Page 20 - S'élève un antre aérien , Un astrologique ermitage , Qui paroît mieux, dans le lointain. Le nid de quelque oiseau sauvage Que la retraite d'un humain. C'est pourtant de cette guérite , C'est de ce céleste tombeau , Que votre ami, nouveau stylite, A la lueur d'un noir flambeau , Penché sur un lit sans rideau , Dans un déshabillé...
Page 20 - Enfin, pour fixer votre vue, Dans cette pédantesque rue Où trente faquins d'imprimeurs, Avec un air de conséquence, Donnent froidement audience A cent faméliques auteurs...
Page 7 - Le peuple, je l'avoue, et la cour, les dégradent; Je faiblis, ou du moins ils se le persuadent; Pour bien écrire encor j'ai trop longtemps écrit: Et les rides du front passent jusqu'à l'esprit; Mais contre cet abus que j'aurais de suffrages, Si tu donnais les tiens à mes derniers ouvrages ! Que de tant de bonté l'impérieuse loi Ramènerait bientôt et peuple et cour vers moi!
Page 40 - Enfin cet heureux coin du monde N'aura pour but, dans ses statuts, Que de nous soustraire aux abus Dont ce bon univers abonde. Toujours sur ces lieux enchanteurs Le soleil, levé sans nuages, Fournira son cours sans orages Et se couchera dans les fleurs. Pour prévenir la décadence Du nouvel établissement, Nul indiscret, nul inconstant N'entrera dans la confidence.
Page 74 - Ainsi la fortune volage N'a jamais causé mes ennuis; Soit qu'elle me flatte ou m'outrage, ' Je dormirai toutes les nuits En lui refusant mon hommage. Mais notre état fait notre loi; II nous oblige, il nous engage A mesurer notre courage Sur ce qu'exigé notre emploi.
Page 111 - Quand sur la scène de ce monde Chaque homme a joué son rôlet , En partant il est à la ronde Reconduit à coups de sifflet. Dans leur dernière maladie J'ai vu des gens de tous états, Vieux évêques, vieux magistrats, Vieux courtisans à l'agonie : Vainement en cérémonie Avec sa clochette arrivait...
Page 8 - Je sers depuis douze ans, mais c'est par d'autres bras Que je verse pour toi du sang dans nos combats ; J'en pleure encore un fils , et tremblerai pour l'autre Tant que Mars troublera ton repos et le nôtre : Mes frayeurs cesseront enfin par cette paix Qui fait de tant d'États les plus ardents souhaits. Cependant, s'il est vrai que mon service plaise, Sire, un bon mot, de grâce, au Père de La Chaise.

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