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Premier jour. Le matin, lavement purgatif dcs peintres ; dans la journée, l'eau de casse avec les grains; le soir, à 5 heures, lavement dit anodin; à 8 heures, bol de thériaque.

Deuxième jour. Le matin, eau bénite; dans le jour, tisane sudorifique simple; le soir, à 5 heures, lavement anodin; à 8, bol thériacal.

Troisième jour. Le matin, tisane sudorifique laxative; dans le jour, tisane sudorifique simple; à 5 heures, lavement purgatif des peintres; deux heures après, lavement anodin; à 8 heures, bol de thériaqué.

Quatrième jour. Le matin, purgatif des peintres dont l'effet sera aidé par la tisane sudorifique; à 5 heures, lavement anodin; à 8, bol de thériaque.

Cinquième jour. Tisane sudorifique laxative ; à 4 heures, lavement purgatif; à six, lavement anodin; à 8, bol de thériaque.

Sixième jour. Même traitement que le quatrième jour. Septième jour. Même traitement que le cinquième jour. Le traitement de la Charité consiste done dans l'association des éméto-purgatifs, des narcotiques et des sudorifiques. De nos jours, ce traitement a sbi encore quelques modifications que nous n'avons pas jugé nécessaire d'indiquer. Sur un relevé de trois cent quarante-cinq malades, atteints de colique à divers degrés, trois cent huit ont guéri, terme moyen, en six à sept sept jours. Les deux premiers jours de cette médication, le malade vomit un grand nombre de fois, va rarement ou difficilement à la selle, et n'est ordinairement que peu ou point soulagé. Du troisième au quatrième jour, les selles sont nombreuses, les douleurs et autres symptômes diminuent d'une manière notable, le sixième ou septième jour, ils disparaissent ordinairement. Chez les femmes, les enfants, les personnes faibles, il faut fractionner la dose, n'en donner que le 1/4, le 1/3. La diète doit être sévère, les trois ou quatre premiers jours. On doit n'accorder des aliments que lorsque la douleur est calmée, et d'une manière progressive, en commençant par le bouillon. On a supprimé, dans quelques cas, les bols de thériaque, sans inconvénient. Ordinairement les malades sont guéris après la seconde médecine; cependant, si les douleurs subsistent encore, on réitère la potion purgative, une, deux, trois fois, en observant d'ailleurs la même conduite que les quatrième et sixième jours. Dans les jours intercalaires, on agit comme le troisième et cinquième jour, la tisane sudorifique est continuée, même plusieurs jours après la guérison. Dans les circonstances rares, lorsque les malades ne vomissent ni n'évacuent, on donne les bols purgatifs des peintres, de deux en deux heures.

Les médecins actuels suivent rarement, dans toute sa ri

gueur, le traitement de la Charité; ceux même qui voudraient le prescrire, seraient obligés de le recommander aux pharmaciens, aux infirmiers. Ces praticiens ont cherché à le simplifier, en ne donnant que le vomitif, les purgatifs, les opiacés, ou bien encore en lui substituant soit les laxatifs doux, les huiles fixes et surtout l'huile de ricin, soit les sels cathartiques, tels que l'eau de sedlitz, les sulfates de soude, de magnésie; mais, dans tous ces cas, les succès ont été bien moins constants et les rechutes bien plus fréquentes.

D'après M. Tanquerel des Planches, l'huile de croton-tiglium, vantée par le docteur Kinglake et employée par MM. Andral, Bailly, Rayer, etc., serait le purgatif qui remplacerait avec le plus d'avantage le traitement de la Charité et lui serait même préférable. Cette huile, seule ou associée aux autres purgatifs, aux opiacés, sur quatre cent soixante cas a obtenu quatre cent vingt-cinq guérisons; dix-sept individus ont vomi l'huile presque aussitôt. Chez quelques-uns elle a occasionné de l'agitation, des vomissements, un sentiment de brûlure dans l'œsophage, l'épigastre; quatorze ont été vigoureusement purgés, et la colique n'a pas disparu. Ce serait, enfin, le traitement le plus sûr, le moins désagréable et le plus facile, et qui exposerait le moins aux rechutes. On donne une goutte d'huile de croton dans une cuillerée de tisane (en pilules elle est moins énergique), trois jours de suite, et si elle ne produit pas d'effet, le soir on administre un lavement purgatif, ou mieux encore une goutte d'huile. En général elle produit son effet deux ou trois heures après l'ingestion; les évacuations sont abondantes et soulagent immédiatement; dans la moitié des cas elle provoque des vomissements; si ceux-ci sont immédiats, il faut répéter la dose ou la donner en lavevement, incorporée dans de l'huile de ricin. Pendant qu'elle opère on fait boire beaucoup d'eau d'orge miellée. Afin d'éviter les rechutes, il convient de faire succéder des lavements purgatifs pendant plusieurs jours à l'usage de l'huile de croton. Les effets n'ont pas été plus avantageux lorsque l'huile a été associée aux opiacés, si ce n'est lorsque les malades étaient fa

tigués par des superpurgations. La diète doit être sévère pendant le traitement; on doit n'accorder des aliments qu'après la disparition complète de la douleur. La constitution du sujet, son tempérament et autres circonstances prises en dehors de l'organisme, n'apportent aucun changement à la base du trai

tement.

b. Traitement de la paralysie et de l'anesthésie

saturnines.

Dans le traitement de la paralysie on s'est proposé d'exciter la contractilité musculaire indirectement ou directement par des frictions, des stimulants, des vésicants et même des caustiques; mais les trois moyens qui comptent le plus de succès sont les bains sulfureux, l'électricité et les strychnées.

A. Bains sulfureux. Généralement recommandés, il faut les prendre tièdes, de la durée de trois quarts d'heure à une heure, composés de 150 à 180 gram. (5 à 6 onces) de sulfure de potassium. Pendant le bain, les malades éprouvent un sentiment de chaleur générale; après, les membres paraissent plus légers, plus souples; il survient des étourdissements, des défaillances, une vive céphalalgie, une rougeur générale, surtout des parties malades, lesquelles se colorent en noir. Ces bains fatiguent à la longue par des transpirations abondantes, par des démangeaisons suivies d'éruptions cutanées; aussi ne peut-on les donner d'une manière continue. M. Tanquerel ne leur accorde pas une grande confiance; il croit qu'ils doivent échouer dans les paralysies générales, et qu'on ne doit les prescrire d'une manière continue que lorsque, par l'électricité, la noix vomique, on a excité préalablement les inuscles.

B. Electricité. Son application dans la paralysie saturnine date d'environ un siècle; elle a eu des partisans et des détracteurs. Il faut proportionner ce moyen énergique à la force du sujet, à la délicatesse des parties. On se sert de la machine électrique comme source d'électricité ou de l'électroponcture. Ce traitement, ordinairement très-long, convient pour les paralysies partielles : sur quinze paralytiques affectés

partiellement et traités par l'électro-poncture, huit ont guéri dans l'espace d'un mois à trois mois, les sept autres ont eu des accidents inflammatoires ou ont renoncé au traitement par la fatigue des douleurs.

C. Strychnées. On donne la strychnine à l'intérieur, à la dose de 3 à 6 milligr. (1/16 à 1/8 de grain), en l'élevant progressivement jusqu'à effet désiré. On la diminue ensuite pour maintenir et calmer les secousses, les contractions quand elles sont trop fortes. La forme pilulaire est celle qui convient le mieux. MM. Lembert et Roger l'ont appliquée aussi, avec succès, par endermie, sur les parties charnues des parties paralysées, à la dose de 2 à 10 centigr. par jour. Elle est plus efficace par la méthode d'ingestion dans les paralysies générales, et par endermie dans les paralysies partielles. On peut combiner ces deux méthodes. Sur 40 malades soumis à ce traitement, tous ont presque guéri complétement ou ont été soulagés d'une manière très-marquée. La guérison, terme moyen, a duré deux mois M. Tanquerel préfère cette médication aux bains sulfureux, à l'électricité, comme plus facile et plus prompte; il convient cependant, dans quelques cas, de combiner ces agents thérapeutiques. M. Andral a donné la brucine à quatre malades ; trois seulement ont été soulagés. M. Fouquier a administré aussi l'extrait alcoolique de noix vomique. Ces divers traitements doivent être secondés par les soins hygiéniques convenables : le malade doit être placé dans un lieu sec, élevé, non humide, etc.; il faut entretenir la liberté du ventre par les laxatifs, donner des aliments nourrissants, faciles à digérer, maintenir les membres paralysés dans l'extension afin d'éviter les contractions continues et le raccourcissement des muscles fléchisseurs.

Quant à anesthésie saturnine des membres, les bains sulfureux sont indiqués, et, s'ils échouent, les frictions, les vésicatoires, les excitants, les révulsifs cutanés, les sudorifiques, les moxas sur la colonne vertébrale, et enfin, si ces moyens échouent encoré, ce qui est très-rare, il faut recourir à l'électri

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