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éclairer, encore sont.clles peu nonibriuses, trop peu tariées et trop peu comparatives. Le sois-nitraté a été porté à la dose de 20 centigr. à 3 gram. comme médicament, sans accidents; cependant Olier, Polt, disent, qu'a lautelose, il peut occasions ner des nausées, des vomissements, des coliques, de la diarrhée, des vertiges; arcidents qui se dissipent assez prompte. inent. Le Dr J. Kerner rapporre le cas suivant, dont 110113 donnons seulement un extrait. Un homme affecté de pyrosis prend, dans un verre d'can, un melange de 8 gram. (2 gros) de sous- nitrate de loismuth et de crème de tarire : aussitôt après, ardcur à la gorge, vomissemenis, déjections des matières liquides, qui, punis tard, devinrent brumàtres; pouls pelit, intermittent; face paie; froid de tout le corps; contractions spasmodiques et douloureuses des inuscles, surtout des extrémnités inférieures; dig'utilion dislici.c; douleurs brûluntés du pharyrx; sécheresse de la muqueuse buccale et pituitaire; soil inextinguible; appétence des Loissons aciucs. Les vonisses ments, les autres sympièmes s'aggravent de plus en plus; la sace et les mains se tumélient, le ventrc se météorisé, la respiration devient pénible, et le maladé sucr.ombe le neuvième jour. La sécrétion urinaire a été suspendue pendant sept jours. Autopsie. Tube intestinal rempli do gaz; muqueuses buccale, pliaryngée et gastro-intestinale comme gangrénées, surtout celle du rectum, où elle se détachait facilement; papilles intesa tinalcs très-rouges et saillantes; taches noirâtres sur la mu quenise

tracheale; extrémité inférieure de la moelle enflammée, ainsi que la face interne du cæur. Rien d'anormal dans l'encephale, les reins, les pounions.

N'ayant rien ile bien circonstancié sur le degré de pureté du médicament qui a été administré, sur l'état antérieur du malade, sur l'influence que peut avoir exercée la crème de tartre soit sur l'organisme, soit on rendant peut-être le nitrate de bisinuth soluble, nous li'osons basarder aucune explication, aucun commentaire. Nous serons remarquer toutefois que la gravité des symptômes, des altérations pathologiques, qui ont offert la plus grande analogie avec ceux de l'empoisonnement par le sublimé corrosif, sauf la salivation, ne sont point en rapport avec l'activité supposée de ce poison chez l'honume, puisqu'il est insoluble et que la dose n'a guère dépassé celle qui peut être administrée comme médicament.

Expériences sur les chiens. 4 à 6 gram. de nitrate de bismuih pulvérisé, déposé sur le tissu cellulaire d'un chien, déterminent une inflammation locale et la mort en vingt ou quarante-huit heures, sans autres symptômes qu'un grand abattement. Le soluté de 60 à 75 centigr. de ce sel, injecté dans la veine jugulaire, produit de la gêne de la respiration, des mouvements convulsifs des membres, de l'abaitement et la mort en huit ou quarante huit heures. Les poumons sont congestionnés en quelques points. Le nitrate pulvérisé, à la dose de 6 à 8 gram., le sous-nitrate à celle de 10 gram., ingérés dans l'estomac, sont mortels en douze, quarante-quatre heures. Ils provoquent des vomissements, de la gêne de la respiration et un grand abattemeni. A l'autopsie, la muqueuse gastro-intestinale enflammée, ulcérée, se détachait par lambeaux; les poumons étaient fortement congestionnés, hépatisés. De ces expériences M. Orfila conclut que les sels de bismuth agissent comme irritants locaux, qu'ils sont absorbés et ont une action spéciale sur le système nerveux, les poumons. D'après M. Mayer, 4 gram. de nitrate de bisinuth intoxiquent les chats en six heures. Eu outre des symptômes précédemment observés, il cile la cessation des mouvements du cœur, la paralysie des extrémités postérieures. Il a trouvé à l'autopsie une couche gélatiniforme sur la muqueuse gastrique. Ces faits démontreraient que le nitrate et niême le sous-nitrate de bismulli, quoique insolubles, sont doués d'une assez grande activité.

Trailement. Le même que pour les autres poisons inorganiques. Donner des boissons albumineuses, lactées, dans le but de décomposer le nitrate de bismuth, de le précipiter à l'état insoluble. Coinme ce sel est transformé en sel acide par l'eau, il conviendrait peut-être de suspendre un peu de maguésie calcinée dans ces boissons.

EMPOISONNEMENT PAR LES PRÉPARATIONS D'ARGENT.

Le nitrale d'argent cristallisé est en lames hexaédriques, translucides, incolores; le nilrate d'argent fondu ou pierre infernale, en petits cylindres, gris ardoisé, à cassure radiée. Ces deux sels sont inodores, tachent la peau en brun-violacé, brunissent à la lumière, se réduisent même au bout d'un certain temps, s'ils sont mêlés à des matières organiques. Déposés sur un morceau de braise incandescent, ils déflagrent vivement, dégagent des vapenrs nitreuses, laissent une tache d'un blanc mat (argent), qui, grattée avec la pointe d'un canif, prend le brillant argentin. Cette tache se dissout à chaud dans l'acide azotique, et le soluté offre les réactions du nitrate d'argent.

Le nitrate d'argent cristallisé et fondu sont très-solubles dans l'eau distillée. Le solutéqui est limpide, incolore, âcre, caustique, à réaction neutre ou acide, laisse un dépôt d'un brun-noirâtre sur le goulot du vase, et colore aussi les matières organiques. Il précipite, 10 par l'acide sulfhydrique, les sulfhydrates, en noir (sulfure d'argent); la liqueur est surnagée par de petites pelicules noirâtres à reflet métallique; 2 par la potasse, en brun-olive (oxyde d'argent), complétement soluble dans l'ammoniaque et l'acide azolique purs, et réductible sur les charbons ardents; 3° par l'acide chlorhydrique, les chlorures alcalins, en blanc caillebotté (chlorure d'argent), iosoluble dans l'eau, l'acide azotique à froid et à chaud, soluble dans l'ammoniaque, fusible et indécomposable par la chaleur seule, se colorant en noir violacé à la lumière. Ces réactions sont certainement suffisantes pour caractériser les sels d'argent. On pourrait encore ajouter qu'ils précipitent en jaune par

les arseniles et les phosphales ; en ronge-brique par les arseniales; en rouge carmin par les chromates, etc. Par l'évaporation, on reconnaîtrait que c'est un nitrate aux caractères déjà indiqués.

Si la dissolution était trop étendue pour donner ces réactions, il faudrait la concentrer, ou bien encore précipiter l'argent à l'état de chlorure par l'acide chlorhydrique ou le chlorure de sodium. Le chlorure d'argent, lavé et desséché, serait réduit, soit en le chauffant avec du lux noir dans un tube ou un creuset de porcelaine, soit par le procédé de Turner ou le gaz liydrogène, comme nous l'avons indiqué par le sulfure d'antimoine, page 477, en ne faisant passer le gaz liydrogène que lorsque le chlorure commence à entrer en fusion el prend une teine rougeâtre. Il se forme de l'acide chlorlıydrique qui se dégage, et l'argent reste adhérent aux parois du tube en couche blanche.

Lorsque la pierre infernale contient du cuivre, elle deviert verilåtre à l'air humide. Si clle était sophistiquée avec du charbon, de la plombagine, du sesqui-oxyde de manganèse ou lout autre corps insoluble, on pourrait isoler ers corps insolubles par l'cau distillée. Si eufin elle était fabriquée avec de l'azolate de potasse, après l'avoir dissoute dans l'eau distillée, on précipiterait l'argent par l'acide chlorhydrique, et; aprės filtration et évaporation, on obtiendrait ce sel cristallisé.

Niiratés d'argent et matières organiques. Les solutés d'argent sont décomposcs par la plupart des matières organiques, non-seulement en formant avec elles un composé insolublc, mais encore par les carbonates, les tartra!cs, les chlorures, les phospimtes, qui précipitent l'argent à l'état de sel insoluble. Le vin de Bourgogne est troublé, et, après quelques jours de contact, donne un dépôt violacé. Le thé, les solute's albumineux, le lait, le bouillon, la bile donnent des précipités diversement colorés. Les sels solides réagissent aussi sur les matières organiques solides ou molles, les colorent en brun. Li lumière accélère ces réactions auxquelles l'acide azotique n'est probablement pas étranger. Elles sont promples, completes, puisque M. Orfila, dans un mélange de nitrate d'argent et de matières organiques, n'a pu, un mois après, déceler ce poison dans la partie Jiquide.

Analyse. 1• Examiner si, dans les matières suspectes, dans tés dépôts des liqueurs, à la surface du cube intestinal, il n'y a

point une poudre blanche (chlorure, carbonate, etc., d'argent) qu'on séparerait par les lavages. 2a filirer les partics liquides, les précipiter par l'acide chlorhydrique ou le chlorure de sodium, laver, dessécher le précipité, le chauffer de même que celui obtenu ci-dessus avec de l'eau régale pour le priver de matière organiquc et le transformer en chlorure qu'oa réduirait ensuite soit par le flux noir, soir par le gaz hydrogène. 3° dessécher les matières solides, le tube intestinal, etc., les carboniser ensuite soit par l'acide sulfurique, soit par l'acide azotique et le chlorate de potasse, soit par incinération simple. Dans le prenier et dernier procédé, il serait nécessaire de chauffer les cendres avec de la porasse ou de la soude pour réduire l'argent qui pourrait se trouver à l'état de chlorure. Dans tous, les cendres, exactement lavées à l'eau distillée, donneront de l'argent en petits globules ou parcelles. On pourrait d'ailleurs l'isoler en traitant les cendres à chaud par l'acide azutique.

M. Devergie précipite les liqueurs par le chlorure de sodium, chaufle les dépôts, les matières solides avec de l'acide chlorhydrique dans une capsule de porcelaine jusqu'à ce qu'elles soient dissoutes, délaye le produit dans l'eau et laisse déposer. Le chlorure obtenu, dans les deux cas, est lavé, desséché et réduit par le gaz hylrogène.

M. Orfila précipite aussi les liqueurs par le chlorure de sodium, etc., met à digérer dans de l'ammoniaque les dépôts, les parties solides, dans le but de dissoudre les sels d'argent qui pourraient être combinés avec elles; sature le solnté ammoniacal par l'acide hydrochlorique, et réduit le chlorure qui se dépoc par le gaz hydrogène, après l'avoir préalableinent dé. pouillé de matière organique, en le chauffant avec de l'acide azotique. Enfin, les matières épuisées par l'ammoniaque sont ensuite carbonisces par l'acide' azotique et le chlorale de potasse. Les sels d'argent étant facilement réductibles, toutes ces manipulations sont inutiles, et il nous parait présérable et plus simple de recourir immédiatement aux procédés de carbonisation ou d'incinération.

Sels d'argent absorbés. L'absorption des sels d'argent était

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