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: DE

CHIMIE MÉDICALE,

DE. PHARMACIE, DE TOXICOLOGIE,

ET

REVUE

DES

NOUVELLES SCIENTIFIQUES

NATIONALES ET ÉTRANGÈRES;

PAR LES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ DE CHIMIE MÉDICALE :

MM. BÉRAL, CHEVALLIER, DUMAS, FÉE, GUIBOURT,
LASSAIGNE, ORFILA, PAYEN, E. PÉLigot, G. PELLETAN, PELOUZE,

A. RICHARD, S. ROBINET.

TOME V - III SÉRIE.

PARIS.
LABÉ, Libraire de la Faculté de médecine

PLACE DE L'ÉCOLE-DE-MÉDECINE, N° 4.

1849

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JOURNAL
DE CHIMIE MÉDICALE,

.

DE PILARMACIE ET DE TOXICOLOGIE.

CHIMIE.

AVIS A NOS LECTE!'RS.

Nous invitons nos lecteurs à mellre de côié la demi-feuille de la table des années 1875 à 1944, incluse dans le numéro de décembre; il nous serait impossible de la remplacer, s'ils la laissaient perdre par le relieur.

La suite de celle table sera partie des numéros suivants.

DÉFINITION DE L'ÉTAT SPHÉROÏDAL;

Par P.-H. Boutigny (J'Évreux). On a vu les meilleurs esprits reculer devant les difficultés d'une bonne definition ; c'est qu'en effet rien n'est plus difficile.

Il y a donc une grande témérité de ma part à proposer une définition de l'état sphéroïdal; mais, on me pardonnera cette hardiesse, j'ose l'espérer, si on veut bien se rappeler que c'est sur l'invitation de l'Académie que j'ai proposé les mots état spheroidal pour remplacer le mot calefaction et désigner la matière modifiée par les surfaces chaudes.

Cette locutiun étant aujourd'hui généralement adoptée, le moment n'est-il pas venu de chercher à en mieux préciser la valeur par une définition ? Je ne la propose d'ailleurs qu'en faisant toutes mes réserves pour l'avenir, étant bien résolu à lenir compte des observations critiques qui me seront faites, à

tenir compte surtout des conseils bienveillants de l'Académie.

Au nombre des propriétés des corps à l'état sphéroïdal, il en est cinq qui me paraissent caractéristiques et fondamentales, et c'est sur ces cinq propriétés que se base la définition que je soumets aujourd'hui au jugement de l'Académie.

Ces cinq propriétés sont:

1° La forme arrondie que prend la matière sur une surface chauffée à une certaine température;

2° Le fait de la distance permanente qui existe entre le corps à l'état sphéroïdal et le corps sphéroïdalisant;

3° La propriété de réfléchir le calorique rayonnant; 4° La suspension de l'action chimique 5o El la fixité de la température des corps à l'état sphéroïdal. Cela posé, voici la définition que je propose :

Un corps projeté sur une surface chaude est à l'état sphéroïdal quand il revêt la forme arrondie et qu'il se maintient sur cette surface au-delà du rayon de sa sphère d'activité physique et chimique ; alors il réfléchit le calorique rayonnant et ses molécules sont, quant à la chaleur, dans un état d'équilibre stable, c'est à dire à une température invariable, ou qui ne varie que dans des limites très étroites.

Cette définition pourrait être amplifiée, mais je crois qu'il serait difficile de la resserrer d'avantage.

Au moyen de cette définition, il sera facile de répondre désormais aux questions suivantes : Qu'est-ce que l'élat sphéroïdal? Qu'est-ce qu'un corps à l'état sphéroïdal ? Qu'entend-on par l'état sphéroïdal, etc., etc.

NOUVEAU MODE D'OBTENTION DES PRODUITS IMMÉDIATS

DES VÉGÉTAUX; Par M. LEBOURDAIS, de Nogent-le-Rotrou (Eure). Toutes les plantes médicinales douées de propriétés actives

doivent ces propriétés à un, plus rarement à deux ou à trois principes sui generis propres à chacune d'elles. Quelques chimistes professent encore l'opinion, plus générale autrefois, que ces principes ne préexistent pas dans ces végétaux, mais sont le produit de réactious déterminées par les agents chimiques employés pour les obtenir. Le travail de M. Lebourdais, en même temps qu'il fait connaitre un nouveau moyen pour obtenir les alcalis végétaux et des principes immédiats qui s'en rapprochent, el dout quelques-uns n'avaient pas encore été isolés, vient démontrer péremptoirement leur préexistence.

• Je commençai, vers 1825, dit M. Lebuurdais, une série nombreuse d'expériences pour obtenir les principes immédiats que je présumais devoir exister dans la racine de columbo, les bulbes de scille, les feuilles de digitale, le houx, les feuilles d'arnica, etc. Ces expériences, toutes infructueuses qu'elles étaient, n'en ont pas moins été continuées jusqu'en 1840, époque à laquelle j'abandonnai les réactifs chimiques, qui, jusqu'alors, ne m'avaient donné aucun résultat satisfaisant, et à certains desquels j'attribuais une action propre à dénalurer les nouveaux corps, objets de mes recherches.

«Pirsuadé de cette idée, je cherchai un réactif dont l'action, chinique tout à la fois, eûl une espèce d'affinité élective qui lui perinît de s'emparer de certains corps et d'éliminer lous les autres. Après des essais multipliés, je m'arrêtai à l'emploi du charbon animal lavé, auquel j'avais préalablement enlevé toutes les parties salines au moyen de l'acide chlorhydrique. »

Digitaline. — Un soluté aqueux d'extrait hydralcoolique de digitale, peu chargé en couleur, préalablement précipité par l'acitate de plomb et filtré, fut agité avec le noir animal. La fiole contenant ce mélange fut mise au repos, et, au grand étonnement de l'auteur, la liqueur, en laissant déposer le charbon, était non-seulement incolore, mais elle avait entièrement

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