Au nom de l'art, 1933-1945: Exils, solidarités et engagements

Couverture
Fayard, 4 mars 2015 - 568 pages

La fascination exercée par Paris dans toute l’Europe depuis le début du XXe siècle se traduit, dès avant le premier conflit mondial, par l’établissement d’un grand nombre d’artistes dans ce lieu de liberté d’esprit et de création. Grâce à un enseignement de qualité, les Académies de peinture ou de musique, notamment, attirent des Russes, Polonais, Hongrois, Tchèques ou Allemands, futurs fleurons de l’École de Paris, éminents interprètes de l’Opéra et du Conservatoire.

Avec les différentes vagues de migration, dont les artistes juifs fuyant les persécutions, se sont constitués dans la Ville lumière des réseaux d’amitié avec des artistes français, filières qui s’actionnent sous l’Occupation et Vichy pour protéger et mettre à l’abri les victimes du régime. Si l’on connaît l’intervention de Sacha Guitry et d’Arletty en faveur de Tristan Bernard, il y en eut beaucoup d’autres, révélées par Limore Yagil.

À la croisée de l’histoire culturelle et de l’histoire politique, l’auteur remonte aux origines de ces réseaux de solidarité, retraçant toute une géographie de l’entre-aide, et interroge la signification qu’il convient de donner à ces différents actes de désobéissance civile.

Docteur ès lettres en histoire du XXe siècle de l’Institut d’études politiques de Paris, Limore Yagil est chercheur associée à l’université Paris IV-Sorbonne. Spécialiste de l’histoire politique et culturelle de la France sous l’Occupation, elle a notamment publié L’Homme nouveau et la Révolution nationale de Vichy (Septentrion, 1997) et une trilogie, La France, terre de refuge et de désobéissance civile 1944) (Le Cerf, 2010-2011).

Avis des internautes - Rédiger un commentaire

Avis d'utilisateur - Signaler comme contenu inapproprié

Je tombe par hasard sur un extrait de cet ouvrage, la seule page concernant Olive Tamari. C'est une accumulation de de fausses affirmations.
1) En 1941 et 1942, Olive Tamari n'est pas directeur des
beaux-arts mais seulement en 1955 jusqu'en 1968
2) Il n'a jamais eu d'atelier sur les quais du port, mais 14, place d'Armes avant guerre et 68, cours Lafayette après-guerre, encore moins avec Echevin, qui a simplement succédé à E. Othon Friesz dans son atelier sur le quai du port
3) Le changement de nom d'Olive en Olive Tamari n'a rien à voir avec son passage à l'abstraction (en 1946 environ),mais s'est effectué vers 1926-27)^pour se démarquer d'un peintre homonyme de Martigues
Si le reste du livre contient autant d'erreurs au paragraphe, il vaut mieux l'éviter et même le mettre à l'index!
 

Avis d'utilisateur - Signaler comme contenu inapproprié

Bravo ! Je pose une question à google " Pourquoi Laffont crée -t- il sa Maison d' Edition en pleine guerre , en 41. A paris , pensai je , sous l 'Occupation ? et je trouve la réponse dans la description d' un contexte de résistance dans le sud de la France, il la fonde a Marseille et est protégé par un groupe d' amis , entre autre un peintre dont je verrai le nom apparaître ailleurs . Google est très intelligent ce soir . MERCI . Euh ...  

Autres éditions - Tout afficher

Informations bibliographiques