Voyage dans la Grèce: comprenant la description ancienne et moderne de l'Épire, de l'Illyrie grecque, de la Macédoine Cisaxienne, ... avec des considérations sur l'archéologie, la numismatique, les moeurs, les arts, l'industrie et le commerce des habitants de ces provinces, Volume 3

Couverture
Firmin Didot, Père et Fils, 1820 - 576 pages
0 Avis
 

Avis des internautes - Rédiger un commentaire

Aucun commentaire n'a été trouvé aux emplacements habituels.

Autres éditions - Tout afficher

Expressions et termes fréquents

Fréquemment cités

Page 52 - moi, le sultan effrayé recule; déjà le Péloponnèse respire » en liberté, et l'Église de Corinthe va refleurir; la voix » de l'Apôtre s'y fera encore entendre. Je me sens » transporté dans ces beaux lieux et parmi ces ruines » précieuses, pour y recueillir, avec les plus curieux » monuments, l'esprit même de l'antiquité. Je cherche » cet aréopage, où saint Paul annonça aux sages du monde » le Dieu inconnu; mais le profane vient après le sacré, » et je ne dédaigne pas de...
Page 93 - Blacavas, que j'avais autrefois rencontré à Milias dans le Pinde avec ses soldats. Les rayons d'un soleil brûlant frappaient sa tête bronzée qui défiait la mort, et une sueur abondante coulait de sa barbe épaisse. Il connaissait son sort; et plus tranquille que le tyran qui savourait l'idée de répandre son sang , il leva vers moi ses yeux remplis de sérénité, comme pour me prendre à témoin de son heure suprême^ II la vit approcher, cette heure redoutable pour le méchant, avec le calme...
Page 95 - ... renversent aux pieds du tyran, qui lui crache à la figure. On lui arrache la sainte image, on enfonce lentement des roseaux aigus sous les ongles de ses mains et de ses pieds, on en perce ses bras; et au fort des douleurs, on n'entend de sa bouche que ces paroles : Seigneur, ayez pitié de votre serviteur ; reine des deux, priez pour nous.
Page 94 - Grecs et les ramener au joug de l'obéissance. Dénoncé comme séditieux, et conduit avec Euthyme, il avait comparu chargé de fers devant le satrape de Janina. On voulait lui faire supposer des complices, afin d'envelopper dans une fausse conspiration les prélats orthodoxes qui occupaient les trônes ecclésiastiques de la Thessalie.
Page 473 - Chersonèse de Pélops, s'attribuait l'honneur d'avoir vu naître des dieux dans son sein , et d'être le berceau des Pélasges, qui avaient préparé la civilisation de la Grèce, en rassemblant, dans des villes murées, les hommes, jusqu'alors errants et vagabonds. La Sicyonie brillait d'un éclat incomparable entre toutes ces autonomies, par la célébrité de ses écoles de peinture et de sculpture, dont les chefs-d'œuvre , répandus ^dans toutes les villes, appelaient les hommes à l'amour...
Page 267 - Tous les enfants d'une femme avaient autant de marâtres que leur père avait d'autres femmes ; chacun épousait les intérêts de sa mère, et regardait les enfants des autres femmes comme des étrangers ou des ennemis. De là vient cette manière de parler si Iréquente dans l'Ecriture : C'est mon frère, et le fils de ma mère.
Page 343 - ... publicain juif, versé dans les opérations de la banque; un devictar , ou scribe, pour les écritures turques; et des émissaires grecs, qui le tiennent au courant de ce qui se passe dans les bureaux ministériels , et des commérages politiques de la cour. Par l'entremise de ces sortes d'agents , les visirs et les pachas en activité, et ceux d'entre eux qui craindraient, après avoir perdu leur place, de s'exposer en paraissant à Constantinople, négocient l'achat de nouveaux emplois, ou...
Page 94 - C'est ainsi que tu égares les esprits; nous sommes des profanateurs ! Je reconnais à ce discours l'agent des évêques, qui appellent les Russes pour nous asservir. Nomme tes complices. — D. Mes complices sont ma conscience et mon devoir, qui m'obligent de consoler les chrétiens et de les rendre dociles à vos 'lois. — A. Dis aux tiennes, chien de chrétien. — D. Ce nom fait ma gloire! — A. Tu portes une image de la Vierge, à laquelle il ya, dit-on, des prestiges attachés?
Page 342 - A cet effet, il se faisait traduire les gazettes étrangères. Aucun détail ne lui échappait : il donnait le plan d'un château en même temps que l'ordre de brûler un village. Pendant qu'il écoutait la lecture d'un firman, il réglait la dépense de son maître d'hôtel. Il était parvenu à établir l'ordre le plus sévère dans ses États. Lui seul avec ses fils pouvait se livrer à la tyrannie; ou si d'autres le faisaient , c'était sous son bon plaisir.

Informations bibliographiques