Correspondance de Fénelon: Lettres diverses

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Page 405 - Dieu a une profondeur mystérieuse , qui est impénétrable à notre foible esprit ; alors on écoute avec docilité tout ce qu'on apprend des pasteurs pour justifier ces endroits difficiles ; alors on tourne toute son attention vers les principes qui servent de clef...
Page 228 - ... de saint Paul plus que pour celle de Judas. Je laisse à juger au lecteur combien cette doctrine non-seulement est contraire au dogme catholique, mais encore doit faire horreur à la piété chrétienne. Voici une seconde extrémité également affreuse dans laquelle il faut que le système de l'auteur le précipite malgré lui : c'est que l'ordre a réglé le nombre des élus, et par conséquent Dieu n'a pu en aucun sens vouloir sauver un plus grand nombre d'hommes que ceux qui sont sauvés...
Page 342 - Dieu ne nous avoit donné que pour le mérite. Voilà les principes fondamentaux sur lesquels saint Augustin a justifié Dieu contre l'impiété des Manichéens, et que nul chrétien ne peut ébranler. Mais pour le conseil profond et impénétrable par lequel il a voulu ajouter à sa volonté sincère en faveur...
Page 238 - occupé comme je suis à l'objet qui fait mon bon» heur, objet infini, moi qui suis fini, je ne dois pas » toujours vouloir penser actuellement à des causes » qui ne me sont pas nécessaires pour exécuter mes » desseins. » Mais , supposé qu'il ait le dessein de sauver tous les hommes, et qu'il puisse le faire en pensant à eux, ne doit-il pas vouloir penser actuellement à tous les hommes, pour répandre la grâce sur eux ? Il est inutile d'alléguer que les circon(') Médit, xn.
Page 360 - Je ne connais rien du P. Malebr[anche] sur cette matière que son système de la grâce. Mais dans ce petit ouvrage il ne justifie l'inefficacité de la volonté de D[ieu] pour le salut de tous les hommes, que par une impuissance qui vient de la simplicité des voies de D[ieu], et des bornes du cerveau de J[ésus]-C[hrist] J. C'est ce qui est nouveau dans l'Eglise, éloigné de toute théologie, et indigne de D[ieu].
Page 127 - Qu'entendonsnous par le mot de Providence? — dira bientôt Fénelon, dans sa Réfutation du système du P. Malebranche, inspirée, presque dictée, revue et corrigée par Bossuet. — Ce n'est point l'établissement des lois générales ni des causes occasionnelles ; tout cela ne renferme que les règles communes que Dieu a mises dans son ouvrage en le créant. On ne dit point que c'est la Providence qui tient la terre suspendue, qui règle le cours du soleil, et qui fait la variété des saisons;...
Page 11 - S'il prouve le second , je me corrigerai avec plaisir , et je réparerai publiquement ma faute. S'il prend le premier parti , s'il désavoue les principes que je combats ; comme c'est sa doctrine , et non sa personne que j'attaque...
Page 325 - Aussi voyons-nous que nos offices sont variés de lectures de l'Ecriture , de chant des Psaumes , et de courtes oraisons ou demandes. Mais nous apprenons, par saint Clément, par Cassien et par les autres ascètes , que le but de ces fréquentes et courtes oraisons étoit d'accoutumer peu à peu les solitaires à une contemplation presque continuelle. Lisez les Conférences ix , x et xi de Cassien ; vous voyez que saint Antoine passoit la nuit en oraison ; vous voyez que les autres contemplatifs...
Page 57 - Dieu la puissance d'ajouter toujours, en montant vers l'infini, de nouveaux degrés de perfection à tout degré déterminé qu'il aura mis dans son ouvrage , voilà la puissance infinie de Dieu sauvée; mais voilà aussi le principe fondamental de l'auteur miné sans ressource. Car, bien loin que Dieu ne puisse produire que le plus parfait , il s'ensuit qu'il ne peut jamais produire le plus parfait, puisqu'il peut toujours ajouter quelque nouveau degré de perfection à toute perfection déterminée....
Page 398 - C'est ce qu'on ne voit que trop en nos jours. Si au contraire vous supposez toujours que les fidèles ne sont pas encore assez préparés à cette lecture, sans travailler jamais sérieusement à les y préparer, vous les privez de la consolation et du fruit que les premiers chrétiens tiraient sans cesse des saints livres. Ma conclusion est qu'il faut travailler sans relâche à préparer les fidèles à cette lecture; qu'on ne doit compter au nombre de ceux qui sont véritablement instruits et...