Histoire philosophique et médicale de la femme, Volume 2

Couverture
J. B. Baillière et fils, 1858
 

Avis des internautes - Rédiger un commentaire

Aucun commentaire n'a été trouvé aux emplacements habituels.

Autres éditions - Tout afficher

Expressions et termes fréquents

Fréquemment cités

Page 358 - ... des hommes, comme si elles n'avaient pas aussi bien que nous une raison à conduire, une volonté à régler, des passions à combattre, une santé à conserver, des biens à gouverner, ou s'il leur était plus facile qu'à nous de satisfaire à tous ces devoirs sans rien apprendre.
Page 338 - ... qu'elles inspiraient. Un choix honteux les eût flétries. Le sentiment ne se présentait qu'avec la gloire ; et partout les mœurs respiraient je ne sais quoi de fier, d'héroïque et de tendre. Jamais peut-être la beauté n'exerça un empire si puissant et si doux. De là ces passions si longues que notre légèreté, nos mœurs, nos petites faiblesses, notre fureur de courir sans cesse après des espérances et des désirs, notre ennui qui nous tourmente et qui se fatigue à chercher de l'agitation...
Page 488 - J'ai revu l'ennemi que j'avais éloigné. Ma blessure trop vive aussitôt a saigné. Ce n'est plus une ardeur dans mes veines cachée ; C'est Vénus tout entière à sa proie attachée.
Page 241 - L'attrait de la vie domestique est le meilleur contre-poison des mauvaises mœurs. Le tracas des enfants, qu'on croit importun, devient agréable ; il rend le père et la mère plus nécessaires, plus chers l'un à l'autre; il resserre entre eux le lien conjugal.
Page 505 - N'a rien d'humain que l'apparence ; Et d'ailleurs il n'est pas si facile qu'on pense , D'être fort honnête homme et de jouer gros jeu. Le désir de gagner , qui nuit et jour occupe , Est un dangereux aiguillon. Souvent , quoique l'esprit, quoique le cœur soit bon , On commence par être dupe, On finit par être fripon.
Page 337 - ... mal. Leur objet fut de combattre les Maures en Espagne, les Sarrazins en Orient, les tyrans des donjons et des châteaux en Allemagne et en France, d'assurer le repos des voyageurs, comme faisaient autrefois les Hercule et les Thésée, et surtout de défendre l'honneur et les droits du sexe le plus faible, contre le sexe impérieux, qui souvent opprime et outrage l'autre.
Page 330 - Ils étaient protecteurs et non législateurs. Le Christianisme naissant sur la terre, fut une législation. Il imposa les lois les plus sévères aux femmes et aux mœurs. Il resserra les nœuds des mariages ; d'un lien politique, il fit un lien sacré, et mit les contrats des époux entre le tribunal et l'autel, sous la garde de la divinité. Il ne se borna point à défendre les actions ; il étendit son empire jusque sur la pensée. Partout, il posa des barrières au-devant des sens. Il proscrivit...
Page 383 - J'ose me flatter quelquefois que le ciel a mis une conformité secrète entre nos affections, ainsi qu'entre nos goûts et nos âges. Si jeunes encore , rien n'altère en nous les penchans de la nature , et toutes nos inclinations semblent se rapporter.
Page 387 - Du génie pour les sciences, du goût pour la littérature , du talent pour écrire : de l'ardeur pour entreprendre, du courage pour exécuter, de la constance pour achever ; de l'amitié pour vos rivaux, du zèle pour vos amis, de l'enthousiasme pour l'humanité : voilà ce que vous connaît un ancien ami , un confrère de trente ans , qui se félicite aujourdhui de le devenir pour la seconde fois (i).
Page 365 - Tout se détruit, tout passe, et le cœur le plus tendre Ne peut d'un même objet se contenter toujours. Le passé n'a point eu d'éternelles amours. Et les siècles futurs n'en doivent point attendre. La constance a des lois qu'on ne veut point entendre. Des désirs d'un grand roi rien n'arrête le cours; Ce qui plait aujourd'hui déplaît en peu de jours : Son inégalité ne se saurait comprendre.