Théâtre complet

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Laplace, Sanchez et Cie, 1885 - 431 pages
 

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Page xviii - Je suis, MONSIEUR, avec le plus profond respect, votre très humble et très obéissant serviteur et fils.
Page xxviii - j'ai été content du succès d'Electre ; je souhaite que le frère• vous fasse autant d'honneur que la sœur m'en a fait.
Page 160 - Lève-toi ; c'en est trop. Puisque je te pardonne. Que servent les regrets où ton cœur s'abandonne? Va, ce n'est pas à nous que les dieux ont remis Le pouvoir de punir de si chers ennemis. Nomme-moi les climats où tu souhaites vivre ; Parle, dès ce moment je suis prête à te suivre, Sûre que les remoras qui saisissent ton cœur Naissent de ta vertu, plus que de ton malheur.
Page 145 - Loin de faire éclater ton zèle ni ta joie Pour un roi malheureux que le sort te renvoie , ' Ne me regarde plus que comme un furieux , Trop digne du courroux des hommes et des dieux ; Qu'a proscrit dès long-temps la vengeance céleste; De crimes , de remords assemblage funeste ; Indigne de la vie et de ton amitié ; Objet digne d'horreur, mais digne de pitié ; Traître envers la nature , envers l'amour perfide ; Usurpateur , ingrat , parjure , parricide.
Page 144 - Qu'il intéresse Rome à prendre ma défense ; De son ambassadeur qu'on attend aujourd'hui , Dans ces lieux, s'il se peut , qu'il me fasse un appui. Fais briller à ses yeux le trône d'Arménie ; Retrace-lui les maux de la triste Isménie ; Par l'intérêt d'un sceptre ébranle son devoir. Pour l'attendrir enfin peins-lui mon désespoir. Puisque l'amour a fait les malheurs de ma vie , Quel autre que l'amour doit venger Zénobie?
Page 149 - Parce qu'il croit par moi détruire l'ibérie : Les fureurs de mon père ont assez éclaté Pour que Rome entre nous ne craigne aucun traité. Tels sont les hauts projets dont sa grandeur se pique ; Des Romains si vantés telle est la politique. C'est ainsi qu'en perdant le père par le fils, Rome devient fatale à tous ses ennemis. Ainsi , pour affermir une injuste puissance...
Page 97 - J'en frémis. Non, jamais le ciel impitoyable N'a menacé nos jours d'un sort plus déplorable. Deux fois mes sens frappés par un triste réveil Pour la troisième fois se livraient au sommeil. Quand j'ai cru, par des cris terribles et funèbres, Me sentir entraîner dans l'horreur des ténèbres. Je suivais, malgré moi, de si lugubres cris ; Je ne sais quels remords agitaient mes esprits. Mille foudres grondaient dans un épais nuage Qui semblait cependant céder à mon passage. Sous mes pas chancelants...
Page 346 - Je suis prêt à vous suivre en ces mêmes climats Où j'ai porté cent fois la flamme et le trépas. Si ce n'est pas assez de vous céder un trône , Prenez encor le mien , et je vous l'abandonne ; Mais ne réduisez point un prince vertueux A trahir en Pyrrhus son honneur et ses dieux. Quand je reçus ce prince échappé de vos armes , Son berceau fut long-temps arrosé de mes larmes. Je regardai Pyrrhus comme un présent divin Que le ciel m'ordonnoit de cacher dans mon sein. Enfin , Pyrrhus m'est...
Page 90 - Egisthe, qui me brave, Sans respect, sans pitié, traite Electre en esclave : Pour m'accabler encor, son fils audacieux, Itys, jusqu'à ta fille ose lever les yeux. Des dieux et des mortels Electre abandonnée Doit ce jour à son sort s'unir par l'hyménée, Si ta mort, m'inspirant un courage nouveau, N'en éteint par mes mains le coupable flambeau. Mais qui peut retenir le courroux qui m'anime?

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