Petite encyclopédie poétique; ou, Choix de poésies dans tous les genres, Volume 2

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Capelle et Cie., 1804
 

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Page 51 - Autrefois la justice et la vérité nues Chez les premiers humains furent longtemps connues; Elles régnaient en sœurs, mais on sait que depuis L'une a fui dans le ciel, et l'autre dans un puits. La vaine opinion règne sur tous les âges. Son temple est dans les airs, porté sur les nuages ; Une foule de dieux, de démons, de lutins, Sont au pied de son trône ; et, tenant dans leurs mains Mille riens enfantés par un pouvoir magique, Nous les montrent de loin sous des verres d'optique.
Page 19 - J'ai lu qu'on perd à trop courir le monde, Très-rarement en devient-on meilleur : Un sort errant ne conduit qu'à l'erreur. ll nous vaut mieux vivre au sein de nos lares , Et conserver, paisibles casaniers, Notre vertu dans nos propres foyers, Que parcourir bords lointains et barbares : Sans quoi le cœur, victime des dangers, Revient chargé de vices étrangers. L'affreux destin du héros que je chante En éternise une preuve touchante: Tous les échos des parloirs de Nevers , Si l'on en doute,...
Page 39 - Toute la grille, à ces mots effroyables, Tremble d'horreur; les nonnettes sans voix Font, en fuyant, mille signes de croix : Toutes, pensant être à la fin du monde, Courent en poste aux caves du couvent; Et sur son nez la mère Cunégonde Se laissant choir, perd sa dernière dent.
Page 47 - Cachés au sein de Dieu, sont trop loin des mortels. Le peu que nous savons d'une façon certaine, Frivole comme nous, ne vaut pas tant de peine. Le monde est plein d'erreurs; mais de là je conclus Que prêcher la raison n'est qu'une erreur de plus. En parcourant au loin la planète où nous sommes, Que verrons-nous? Les torts et les travers des hommes. Ici c'est un synode, et là, c'est un divan. Nous verrons...
Page 52 - L'inventeur du calcul chercha Dieu dans les nombres , L'auteur du mécanisme attacha follement La liberté de l'homme aux lois du mouvement. L'un d'un soleil éteint veut composer la terre ; La terre, dit un autre, est un globe de verre'.
Page 263 - J'ai pour créer de grands effets Plus d'art que de savoir , plus de front que de tête, Plus de prestiges que de faits: L'amour du merveilleux est un amour si bête!
Page 19 - Il était beau, brillant, leste et volage, Aimable et franc , comme on l'est au bel âge, Né tendre et vif, mais encore innocent; Bref, digne oiseau d'une si sainte cage, Par son caquet digne d'être au couvent.
Page 17 - D'un noble oiseau la touchante disgrâce, Soyez ma muse, échauffez mes accents, Et prêtez-moi ces sons intéressants, Ces tendres sons que forma votre lyre Lorsque Sultane, au printemps de ses jours, Fut enlevée à vos tristes amours, Et descendit au ténébreux empire. De mon héros les illustres malheurs Peuvent aussi se promettre vos pleurs. Sur sa vertu par le sort traversée, Sur son voyage et ses longues erreurs, On...
Page 24 - ON juge bien qu'étant à telle école , Point ne manquait du don de la parole L'oiseau disert; hormis dans les repas, Tel qu'une nonne, il ne dépariait pas: Bien est-il vrai qu'il parlait comme un livre, Toujours d'un ton confit en savoir vivre.
Page 92 - C'était beaucoup : mais que ne fait-on pas Pour cesser d'être un monstre épouvantable ? Et quels trésors remplacent les appas ? Le médecin rit et fait l'incrédule. « Vraiment, dit-il, on promet sans scrupule, Lorsque l'on veut guérir ; mais , après tout , Je veux tenter, j'y consens; jusqu'au bout Je pousserai cette pénible cure , Non pour de l'or, je n'en ai nul besoin; Mais par honneur, par affection pure.

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