Traité de versification française

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L. Hachette, 1850 - 584 pages
 

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Page 46 - Où me cacher? Fuyons dans la nuit infernale. Mais que dis-je ! mon père y tient l'urne fatale ; Le sort, dit-on, l'a mise en ses sévères mains: Minos juge aux Enfers tous les pâles humains.
Page 73 - Je crains Dieu, dites-vous, sa vérité me touche ! Voici comme ce Dieu vous répond par ma bouche : « Du zèle de ma loi que sert de vous parer ? « Par de stériles vœux pensez-vous m'honorer ? «Quel fruit me revient-il de tous vos sacrifices? « Ai-je besoin du sang des boucs et des génisses ? « Le sang de vos rois crie, et n'est point écouté. « Rompez, rompez tout pacte avec l'impiété ; « Du milieu de mon peuple exterminez les crimes : « Et vous viendrez alors m'immoler vos victimes.
Page 189 - Sous un coloris de candeur; Et j'ai dit au fond de mon cœur : Heureux qui dans la paix secrète D'une libre et sûre retraite Vit ignoré , content de peu , Et qui ne se voit point sans cesse Jouet de l'aveugle déesse , Ou dupe de l'aveugle dieu...
Page 251 - Fortune, dont la main couronne Les forfaits les plus inouïs, Du faux éclat qui t'environne Serons-nous toujours éblouis ? Jusques à quand, trompeuse idole, D'un culte honteux et frivole Honorerons-nous tes autels ? Verra-t-on toujours tes caprices...
Page 48 - Quelque sujet qu'on traite, ou plaisant, ou sublime, Que toujours le bon sens s'accorde avec la rime : L'un l'autre vainement ils semblent se haïr; La rime est une esclave, et ne doit qu'obéir. Lorsqu'à la bien chercher d'abord on s'évertue, L'esprit à la trouver aisément s'habitue; Au joug de la raison sans peine elle fléchit, Et, loin de la gêner, la sert et l'enrichit. Mais lorsqu'on la néglige, elle devient rebelle, Et pour la rattraper le sens court après elle. Aimez donc la raison...
Page 232 - TIRCIS, il faut penser à faire la retraite ; La course de nos jours est plus qu'à demi faite , L'âge insensiblement nous conduit à la mort : Nous avons assez vu sur la mer de ce monde Errer au gré des flots notre nef vagabonde ; II est temps de jouir des délices du port.
Page 156 - Du palais d'un jeune lapin Dame belette, un beau matin, S'empara : c'est une rusée. Le maître étant absent, ce lui fut chose aisée. Elle porta chez lui ses pénates, un jour Qu'il était allé faire à l'aurore sa cour Parmi le thym et la rosée.
Page 572 - En vain mille jaloux esprits, Molière, osent avec mépris, Censurer ton plus bel ouvrage : Sa charmante naïveté S'en va pour jamais d'âge en âge Divertir la postérité.
Page 383 - Dans le monde, à vrai dire, il se barbouille fort. Partout il porte un air qui saute aux yeux d'abord; Et lorsqu'on le revoit après un peu d'absence , On le retrouve encor plus plein d'extravagance.
Page 226 - Mais elle était du monde, où les plus belles choses Ont le pire destin, Et rosé elle a vécu ce que vivent les rosés, L'espace d'un matin.

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