Poésies complètes: Albertus, La comédie de la mort, poésies diverses, poésies nouvelles

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Charpentier, 1862 - 356 pages
 

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Page 165 - IJn.sse sa tête, où le soir les colombes Viennent nicher et se mettre à couvert. Mais le matin elles quittent les branches : Comme un collier qui s'égrène, on les voit S'éparpiller dans l'air bleu, toutes blanches, Et se poser plus loin sur quelque toit. Mon...
Page 327 - Sont moins secs et moins morts aux végétations Que le roc de mon cœur ne l'est aux passions. Le soleil de midi, sur le sommet aride, Répand à flots plombés sa lumière livide. Et rien n'est plus lugubre et désolant à voir Que ce grand jour frappant sur ce grand désespoir. Le lézard pâmé bâille, et parmi l'herbe cuite On entend résonner les vipères en fuite.
Page 102 - Légendes des vieux temps où les preux et les saints Se groupent sous l'ogive en fantasques dessins ; Avec ses minarets moresques, la chapelle Dont la cloche qui tinte à la prière appelle ; J'aime leurs murs verdis par l'eau du ciel lavés, Leurs cours où l'herbe croît à travers les pavés, Au sommet des donjons- leurs girouettes frêles Que la blanche cigogne effleure de ses ailes ; Leurs ponts-levis tremblants, leurs portails blasonnés...
Page 202 - TE jour tombait, une pâle nuée Du haut du ciel laissait nonchalamment, Dans l'eau du fleuve à peine remuée, Tremper les plis de son blanc vêtement. La nuit parut, la nuit morne et sereine, Portant le deuil de son frère le jour, Et chaque étoile à son trône de reine. En habits d'or s'en vint faire sa cour. On entendait pleurer les tourterelles, Et les enfants rêver dans leurs berceaux; C'était dans l'air comme un frôlement d'ailes, Comme le bruit d'invisibles oiseaux.
Page 286 - J'aboie à pleine gueule, et plus fort que les autres. 0 poètes divins, je ne suis plus des vôtres! On m'a fait une niche où je veille tapi, Dans le bas du journal comme un dogue accroupi ; Et j'ai pour bien longtemps, sur l'autel de mon âme, Renversé l'urne d'or où rayonnait la flamme.
Page 211 - Des poètes rêveurs et des musiciens Qui s'inquiètent peu d'être bons citoyens, Qui vivent au hasard et n'ont d'autre maxime, Sinon que tout est bien, pourvu qu'on ait la rime, Et que les oiseaux bleus, penchant leurs cols pensifs, Écoutent le récit de leurs amours naïfs.
Page 186 - Quelque nid de sonnets éclos ou près d'éclore. Rêveur harmonieux, tu fais bien de chanter : C'est là le seul devoir que Dieu donne aux poètes Et le monde à genoux les devrait écouter.
Page 181 - J'AIME à vous voir en vos cadres ovales, Portraits jaunis des belles du vieux temps, Tenant en main des rosés un peu pâles, Comme il convient à des fleurs de cent ans.
Page 344 - L'esprit est immortel, on ne peut le nier; Mais dire, comme vous, que la chair est infâme, Statuaire divin, c'est te calomnier ! Pourtant quelle énergie et quelle force d'âme Ils avaient, ces chartreux, sous leur pâle linceul, Pour vivre, sans amis, sans famille et sans femme, Tout jeunes, et déjà plus glacés qu'un aïeul, N'ayant pour horizon qu'un long cloître en arcades...
Page 1 - Dorment, de nénufars et de bateaux couvertes, Avec ses toits aigus, ses immenses greniers, Ses tours au front d'ardoise où nichent les cigognes, Ses cabarets bruyants qui regorgent d'ivrognes, Est un vieux bourg flamand tel que les peint Teniers. — Vous reconnaissez-vous ? — Tenez, voilà le saule, De ses cheveux blafards inondant son épaule Comme une fille au bain, l'église et son clocher, L'étang où des canards se pavane l'escadre ; — Il ne manque vraiment au tableau que le cadre Avec...

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