Jeune chercheur: souffrance identitaire et désarroi social

Couverture
Editions L'Harmattan, 1998 - 153 pages
Nous découvrons à travers cette étude que la précarité de l'emploi touche de plein fouet les jeunes chercheurs qui sont en majorité ce qu'on appelle des chercheurs hors statut (CHS)... L'auteur a elle-même été chercheur en situation précaire pendant sept ans pendant la période 1984-94 dans plusieurs laboratoires (Inserm, CNRS et universitaires). Elle y a observé fréquemment des phénomènes de souffrance et d'échec au travail touchant préférentiellement des chercheurs hors statut. Dépression verbalisée ou non, irruption d'une maladie somatique, rechute d'une maladie qu'on pensait guérie, échec professionnel, échec familial, sont les multiples manières que les individus adoptaient pour s'accommoder de ce qui faisait leur quotidien. Décrire et analyser les mécanismes de souffrance au travail engendrés par la précarité de l'emploi et de la rémunération dans la recherche publique devenait urgent, tant le phénomène se révèle massif et méconnu. Cette précarité est généralement tue par les chercheurs statutaires (CS) syndiqués ou non, dont la situation de fonctionnaire est beaucoup plus confortable. Mais la souffrance est aussi masquée par les victimes elles-mêmes, les non statutaires, qui la dissimulent au nom de l'excellence intellectuelle.

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Table des matières

Introduction
7
LE VECU DU JEUNE CHERCHEUR
23
La corvéabilité des étudiants et les horaires de travail
38
Droits d'auteur

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