La littérature française au dix-neuvième siècle, Volume 1

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Hachette, 1887
 

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Page 91 - Tantôt chez un auteur j'adopte une pensée , Mais qui revêt chez moi , souvent entrelacée , Mes images, mes tours : jeune et frais ornement. Tantôt je ne retiens que les mots seulement ; J'en détourne le sens; et l'art sait les contraindre Vers des objets nouveaux qu'ils s'étonnent de peindre.
Page 136 - C'est, premièrement, parce que Dieu, qui crée les empires et les distribue selon sa volonté, en comblant notre empereur de dons, soit dans la paix, soit dans la guerre, l'a établi notre souverain, l'a rendu le ministre de sa puissance et son image sur la terre. Honorer et servir notre empereur est donc honorer et servir Dieu même.
Page 93 - Puis, ivres des transports qui nous viennent surprendre, Parmi nous, dans nos vers, revenons les répandre ; Changeons en notre miel leurs plus antiques fleurs, Pour peindre notre idée empruntons leurs couleurs ; Allumons nos flambeaux à leurs feux poétiques; Sur des pensers nouveaux faisons des vers antiques.
Page 318 - Et vous, spectres plus doux, Emilie, Charlotte, Paméla, chère miss Howe, tandis que je converse avec vous, les années du travail et de la moisson des lauriers se passent; et je m'avance vers le dernier terme, sans rien tenter qui puisse me recommander aussi au temps à venir.
Page 229 - ... votre exil est une conséquence naturelle de la marche que vous suivez constamment depuis plusieurs années. Il m'a paru que l'air de ce pays-ci ne vous convenait pas, et nous n'en sommes pas encore réduits à chercher des modèles dans les peuples que vous admirez.
Page 92 - ... mon terrain mollement transplantés. Aux troncs de mon verger ma main avec adresse Les attache ; et bientôt même écorce les presse. De ce mélange heureux l'insensible douceur Donne à mes fruits nouveaux une antique saveur. Dévot adorateur de ces maîtres antiques, Je veux m'envelopper de leurs saintes reliques. Dans leur triomphe admis, je veux le partager, Ou bien de ma défense eux-mêmes les charger. Le critique imprudent, qui se croit bien habile, Donnera sur ma joue un soufflet à...
Page 87 - ... Pour que des brigands abhorrés Frémissent aux portraits noirs de leur ressemblance, Pour descendre jusqu'aux enfers Nouer le triple fouet, le fouet de la vengeance Déjà levé sur ces pervers ? Pour cracher sur leurs noms, pour chanter leur supplice ? Allons, étouffe tes clameurs ; Souffre, ô cœur gros de haine, affamé de justice. Toi, Vertu, pleure si je meurs.
Page 283 - C'est à moi seul qu'appartient le pouvoir « législatif sans dépendance et sans partage,... « l'ordre public tout entier émane de moi, j'en « suis le gardien suprême ; mon peuple n'est « qu'un avec moi, les droits et les intérêts de la « nation, dont on ose faire un corps séparé du « monarque, sont nécessairement unis avec les « miens et ne reposent qu'en mes mains.
Page 144 - ... qu'elle favorise le génie , épure le goût , développe les passions vertueuses , donne de la vigueur à la pensée , offre des formes nobles à l'écrivain , et des moules parfaits à l'artiste ; qu'il n'ya point de honte à croire avec Newton et Bossuet, Pascal et Racine; enfin il fallait appeler tous les enchantements de l'imagination et tous les intérêts du cœur au secours de cette même religion contre laquelle on les avait armés.
Page 160 - Que diras-tu, mon père, à ce spectacle horrible? Je crois voir de ta main tomber l'urne terrible; Je crois te voir cherchant un supplice nouveau, Toi-même de ton sang devenir le bourreau... Pardonne : un dieu cruel a perdu ta famille: Reconnais sa vengeance aux fureurs de ta mie.

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