Les gloires du romantisme appréciés par leurs contemporains et recueillies, Volume 2

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Page 304 - J'ai perdu jusqu'à la fierté Qui faisait croire à mon génie. Quand j'ai connu la Vérité, J'ai cru que c'était une amie : Quand je l'ai comprise et sentie, J'en étais déjà dégoûté. Et pourtant elle est éternelle, Et ceux qui se sont passés d'elle Ici-bas ont tout ignoré. Dieu parle, il faut qu'on lui réponde. Le seul bien qui me reste au monde Est d'avoir quelquefois pleuré.
Page 155 - Il faut en France beaucoup de fermeté et une grande étendue d'esprit pour se passer des charges et des emplois , et consentir ainsi à- demeurer chez soi et à ne rien faire. Personne presque n'a assez .de mérite pour jouer ce rôle avec dignité , ni assez de fonds pour remplir le vide du temps, sans ce que le vulgaire appelle des affaires.
Page 302 - Je voudrais vivre, aimer, m'accoutumer aux hommes, Chercher un peu de joie et n'y pas trop compter, Faire ce qu'on a fait, être ce que nous sommes, Et regarder le ciel sans m'en inquiéter.
Page 302 - Et quand ces grands amants de l'antique nature Me chanteraient la joie et le mépris des dieux, Je leur dirais à tous : « Quoi que nous puissions faire, Je souffre, il est trop tard; le monde s'est fait vieux. Une immense espérance a traversé la terre; Malgré nous vers le ciel il faut lever les yeux ! » Que me reste-t-il donc ? Ma raison révoltée Essaye en vain de croire et mon cœur de douter.
Page 411 - Quand de Claude assoupi la nuit ferme les yeux. D'un obscur vêtement sa femme enveloppée, Seule avec une esclave, et dans l'ombre échappée, Préfère à ce palais tout plein de ses aïeux Des plus viles Phrynés le repaire odieux. Pour y mieux avilir le sang qu'elle profane, Elle emprunte à dessein un nom de courtisane : Son nom est Lycisca.
Page 203 - ... domination, la splendeur ; au milieu de cette Europe émerveillée et vaincue qui, devenue presque française, participait elle-même du rayonnement de la France, que représentaient ces six esprits révoltés contre un génie, ces six renommées indignées contre la gloire, ces six poètes irrités contre un héros ? Messieurs, ils représentaient en Europe la seule chose qui manquât alors à l'Europe, l'indépendance ; ils représentaient en France la seule chose qui manquât alors à la France,...
Page 344 - Madame, sous vos pieds, dans l'ombre, un homme est là » Qui vous aime, perdu dans la nuit qui le voile, » Qui souffre, ver de terre amoureux d'une étoile; » Qui pour vous donnera son ame, s'il le faut ; » Et qui se meurt en bas quand vous brillez en haut.
Page 240 - ... en détresse ; il ne leur est permis de courir qu'après les persécutés; qu'elles jettent leurs plus doux regards, leurs rubans, leurs bouquets , au chevalier blessé dans l'arène , mais qu'elles refusent même un applaudissement au vainqueur félon qui doit son triomphe à la ruse. Oh!
Page 350 - J'avais droit d'être par vous traité Comme une Majesté par une Majesté. Vous êtes roi, moi père, et l'âge vaut le trône. Nous avons tous les deux au front une couronne Où nul ne doit lever de regards insolents, Vous, de fleurs de lis d'or, et moi, de cheveux blancs.
Page 260 - Mais, poëte et Français, j'aime à vanter la France. Qu'elle accepte en tribut de périssables fleurs. Malheureux de ses maux, et fier de ses victoires, Je dépose à ses pieds ma joie ou mes douleurs ; J'ai des chants pour toutes ses gloires, Des larmes pour tous ses malheurs.

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