Spectateur français au XIXme siècle: ou Variétés morales, politiques et littéraires, recueillies des meilleurs écrits périodiques, Volume 6

Couverture
La Librairie de la Société typographique, 1809
0 Avis
 

Avis des internautes - Rédiger un commentaire

Aucun commentaire n'a été trouvé aux emplacements habituels.

Pages sélectionnées

Table des matières

Autres éditions - Tout afficher

Expressions et termes fréquents

Fréquemment cités

Page 363 - Lorsque, dans le silence de l'abjection, l'on n'entend plus retentir que la chaîne de l'esclave et la voix du délateur, lorsque tout tremble devant le tyran, et qu'il est aussi dangereux d'encourir sa faveur que de mériter sa disgrâce, l'historien paraît, chargé de la vengeance des peuples. C'est en vain que Néron prospère. Tacite est déjà né dans l'empire...
Page 115 - Je voudrais même faire voir aux jeunes filles la noble simplicité qui paraît dans les statues et dans les autres figures qui nous restent des femmes grecques et romaines ; elles y verraient combien des cheveux noués négligemment par derrière, et des draperies pleines et flottantes à longs plis, sont agréables et majestueuses.
Page 160 - Ce qu'il ya d'affreux, c'est que le monstre a un parti en France, et pour comble de calamité et d'horreur, c'est moi qui autrefois parlai le premier de ce Shakespear; c'est moi qui le premier montrai aux Français quelques perles que j'avais trouvées dans son énorme fumier.
Page 160 - Il n'ya point en France assez de camouflets, assez de bonnets d'âne, assez de piloris pour un pareil faquin. Le sang pétille dans mes vieilles veines, en vous parlant de lui.
Page 367 - Les actions magnanimes sont celles dont le résultat prévu est le malheur et la mort. Après tout , qu'importent les revers , si notre nom , prononcé dans la postérité, va faire battre un cœur généreux deux mille ans après notre vie...
Page 401 - Si ce coup d'essai ne déplaît pas , il m'enhardira à donner de temps en temps au public des ouvrages de cette nature , pour satisfaire en quelque sorte à l'obligation que nous avons tous d'employer à la gloire de Dieu du moins une partie des talents que nous en avons reçus.
Page 364 - Mais si le rôle de l'historien est beau , il est souvent dangereux. 11 ne suffit pas toujours, pour peindre les actions des hommes:, de se sentir une âme élevée, une imagination forte, un esprit fin et juste , un cœur compatissant et sincère : il faut encore trouver en soi un caractère intrépide , il faut être préparé à tous les malheurs , et avoir fait d'avance le sacrifice de son repos et de sa vie.
Page 367 - L'Alhambra semble être l'habitation des Génies : c'est un de ces édifices des Mille et une Nuits que l'on croit voir moins en réalité qu'en songe. On ne peut se faire une juste idée de ces plâtres moulés et découpés à jour, de cette architecture de dentelles, de ces bains, de ces fontaines, de ces jardins intérieurs , où des orangers et des grenadiers sauvages se mêlent à des ruines légères. Rien n'égale la finesse et la variété des arabesques de l'Alhambra. Les murs, chargés...
Page 114 - ... monuments, l'esprit même de l'antiquité. Je Cherche cet aréopage où saint Paul annonça aux sages du monde le Dieu inconnu ; mais le profane vient après le sacré, et je ne dédaigne pas de descendre au Pirée, où Socrate fait le plan de sa république ; je monte au double sommet du Parnasse ; je cueille les lauriers de Delphes et je goûte les délices de Tempe.
Page 95 - Aussitôt alarmés, effrayés, ils s'assemblent, ils discutent, ils s'agitent, ils ne savent à quel saint se vouer; et après force consultations *, délibérations, conférences, le tout aboutit à un amphigouri où l'on ne dit ni oui ni non, et auquel il est aussi peu possible de rien comprendre qu'aux deux plaidoyers de Rabelais ** •'. La doctrine orthodoxe n'est-elle pas bien claire, et ne la voilà-t-il pas en de sûres mains...

Informations bibliographiques