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des succès desquels dépend lear bonheur particulier. Cependant, pour éviter davantage l'influence pernicieuse que les circonstances dans lesquelles se trouve la France pourraient exercer sur ce pays, la commission administrative se trouve obligée d'ordonner ce qui suit:

ARTICLE PREMIER.

L'exportation en France des vivres, chevaux et munitions de guerre de tous les genres, vu le besoin qu'on pourrait avoir de ces objets, est défendu sous peine de confiscation.

ART. 2.

Ce n'est que pour un cas pressant qu'il pourra être permis aux habitans de la campagne de se rendre en France. Les passeports delivrés par les directeurs des cercles devront, pour avoir de la validité, être revêtus de l'approbation de la commission administrative. Les directions de cercle devront en conséquence les soumettre au visa, en énonçant particulièrement les relations des personnes et les motifs de leur voyage.

ART. 3.

Tous ceux qui commettront des actions ou tiendront des discours contraires aux intérêts de la commune patrie allemande et aux déclarations des hautes-puissances alliécs, serout arrêtés conime pertubateurs du repos public et punis selon la sévérité des lois. Toutes les autorités sont chargees, en ce qui les concerne, de l'exécution du présent ordre.

Kreuznach, 31 mars 1815.

La commission administrative austro-bavaroise,
Signé DE ZWACKH, DE DROTZDICK.

N° XII.

COPIE.

Da 26 avril 1815.

Le directeur des postes de Strasbourg donne communication d'une lettre de celui de Kehl, en date du 19 du courant, par laquelle ce dernier le prévient qu'il a reçu ordre de ne plus lui expédier de dépêches, et de ne plus recevoir les siennes, attendu que toute correspondance avec la France est interdite.

Le postillion de Kehl, porteur de cet avis, a demandé de la part d'un commis de la poste, des journaux français qui lui ont été donnés.

Le directeur de Sarrebruck écrit, en date du 21, que la correspondance avec l'Allemagne est arrêtée également sur ce point. Un courrier, parti le matin dudit jour avec les dépêches ordinaires, avait été renvoyé par l'officier bavarois commandant les avant-postes à la frontière, avec defense do s'y représcater.

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Il parait que ces dispositions ont eu lieu d'après les ordres de l'archidae Charles, qui est arrivé le 18 à Mayence.

Il est arrivé des lettres d'Angleterre par Dieppe.

N⚫ XIII.

Extrait d'une lettre du directeur des postes à Saarbruck, adressée à M. le conseiller d'état, directeur-général des postes, sous la date du 21 avril 1815. (Copie.)

1

Monsieur le comte,

J'ai l'honneur de vous informer que toute communication avec l'Allemagne, par ce point, est coupée. Le courrier qui était parti ce matin de Saarbruck, y est revenu vers sept heures aussi du matin, et a rapporté la malle; l'officier commandant les avant-postes bavarois à l'extrême frontière, deux lienes et demie d'ici, lui a signifié la défense de reparaître.

N° XIV.

Extrait d'une lettre du directeur des postes à Strasbourg, à M. le conseiller-d'état, directeur-général des postes, sous la date du rg avril 1815. (Copie.)

Monsieur le comte "

M. le directeur de l'office des postes à Kehl, vient de m'adresser la lettre que je vous remets ci jointe, par laquelle il m'annonce avoir ordre de ne plus recevoir mes dépêches ni m'en adresser.

Je suis, etc.

Signé LEBLANC,

N° XV.

Copie d'une lettre de M. Tredant, directeur des postes à Kehl, adressée au directeur des postes à Strasbourg, sous la date du 19 avril 1815.

Monsieur,

La correspondance avec la France se trouvant interdite, je viens de recevoir les ordres du directeur-général des postes, de ne plus vous expédier, Monsieur, mes dépêches ni de recevoir les vôtres.

J'ai l'honneur, etc.

Le directeur des postes,
Signé TREDANt:

Pour copie conforme :

Le conseiller-d'état, directeur-général des postes,

Signé LAVALETTE.

N° XVI.

Copie d'une lettre du directeur des postes à Saarbruck, adressée à M. le directeur-général des postes.

Saarbruck, 22 avril 1815.

Monsieur le comte,

Le courrier de l'Allemagne n'arrive plus à Saarbruck; il ne part plus de courrier de Saarbruck pour l'Allemagne; toute communication de toute nature est coupée.....

Signé GODET.

N°. XVII.

Copie d'une lettre de M. le sous-préfet de l'arrondissement de Beaune, à S. Exc. le ministre des relations extérieures. Beaune, le 17 avril 1815.

Monseigneur,

Je crois devoir vous rendre compte que je viens de voir trois lettres écrites par des négocians de cette ville; savoir: par MM. Bouchard, Verry et Chameroy, desquelles il résulte qu'ils sont retenus prisonniers à Liège par l'autorité militaire qui régit ce pays, et qu'ils ne peuvent même pas sortir de la ville sans une permission, qui est toujours à la charge d'y rentrer le jour même....

Je suis, etc.

Signs F.....

N XVIII.

Copie d'une lettre écrite M. Colasson, directeur des douanes à Valenciennes, par M. Kategres, lieutenant, principal contrôleur de brigade.

Saint-Amand, 22 avril 1815.

Je reçois à l'instant une lettre du lieutenant de Bonsecours, qui me rend compte que deux voitures chargées de planches, s'étant présentées au bureau de ce village, pour payer les droits d'entrée, les hussards banovriens, malgré que ces voitures étaient sur France et arrêtées devant le bureau, les ont fait retrograder, et M. le receveur voulant s'y opposer, ces militaires étrangers lui ont signifié que s'il ne se retirait pas, ils le sabreraient, qu'ils étaient effectivement en France, et qu'ils iraient quand ils voudraient, et bientôt pour tout-à-fait.

Je rends compte de ce fait à M. le gouverneur de Condé, comme violation de territoire.

Je suis, etc.

Signé KATEGRE.

N° XIX.

le

Copie d'une lettre adressée à S. E. le ministre de la guerre, par l général commandant la cinquième division militaire.

Strasbourg, le 5 mai 1815.

Monseigneur,

"

Il m'a été rendu compte, le er de ce mois, que les frères Zabern bateliers de Strasbourg, qui avaient conduit du sel à Mayence, remontant le Rhin avec leurs bateaux vides, munis de passeports delivrés à Mayence et visés à Spire, en passant le 25 avril vis-à-vis Neubourg avaient été assaillis de coups fusils et forcés d'aborder à la tive droite, où l'on arrêta les bateaux et les bateliers qui les conduisaient, et que ces hommes avaient été renvoyés trois jours après, à l'exception du nommé Daniel Ulrich, principal batelier....

Signé le baron SALAMON.

N° XX.

ARMÉE DU RHIN.

ORDRE DU JOUR.

Copie.

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Le 21 de ce mois, trois employés des douanes, placés sur notre frontière, ont été chargés par environ cinquante dragons étrangers qui leur ont tiré une vingtaine de coups de fusifs, et les ont poursuivis sur le territoire francais jusqu'au village de Nussdorf, où ils se sont échappés. Dans la nuit ils sont entrés dans ce village et y ont commis quelques désordres.

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Le 22 au matin, le nommé Hermann, douanier, été arrêté sur le territoire français, et conduit au commandant d'un poste étranger.

Le même jour, une patrouille de troupes étrangères a traversé le village français de Belheim, et, ayant aperçu un douanier à son poste, elle l'a charge; mais ce brave préposé, nommé Braunn, lui a fait résistance, lui a impose, et l'a forcé de sortir du territoire français.

Enfin pour mettre le comble à ces indignités, deux hussards ont attaqué, le 23, le préposé des douanes Perlet, en face du village d'Offenbach; ils l'ont sabré, et l'ont blessé dans différens endroits.

Par ordre du général en chef,

Le maréchal de camp, chef d'état-major,
Signé Baron P. JOSEPH DELORT.

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