Images de page
PDF
[ocr errors][ocr errors]

C'est qu'il est des bergers dont on a tout à craindre : On dit que d'un seul mot ils ôtent la santé.

[ocr errors]

Les méchans! pourquoi nuire à ma félicité? Jamais à leurs troupeaux je n'ai fait de dommage.

[ocr errors]

Calmez-vous, mes enfans ; je viens de vous entendre ; Je sais quel est le mal que vous souffrez tous deux , Et j'ai pour le guérir des secrets merveilleux.

[ocr errors][ocr errors]

Mais vous ne venez pas pour nous tendre des piéges?
Vous auriez tort ; Lucinde et moi
Nous sommes de si bonne foi !

[ocr errors][ocr errors]

Ecoutez, je vais vous le dire ;
Mais ne vous vantez pas de connaître son nom :
C'est l'amour.

[ocr errors][ocr errors][ocr errors][ocr errors][merged small]
[ocr errors]

L'amour est de nos cœurs le tourment et la joie ;
Il anime nos yeux, il embellit nos traits ;
Par lui le teint fleurit, la grâce se déploie ;
La beauté, quand elle aime, a cent fois plus d'attraits.

[ocr errors]

Assurément j'ai de l'amour ;
Car je crois voir Zerbin et la nuit et le jour....

[ocr errors]

Mais l'heure m'appelle à l'ouvrage ; Adieu. Si vous voulez en savoir davantage, Retrouvez-vous ici, je m'y rendrai ce soir.

[ocr errors][merged small][ocr errors]

Belle enfant, sois tranquille, et compte sur mes soins ; Je guérirai ta maladie.

[ocr errors][merged small][ocr errors][ocr errors]

Il est passé, ce noir orage

Qui dans nos champs répandait la terreur. Le tonnerre qui gronde et les vents en fureur Ne font plus de leur bruit retentir ce bocage.

On ne voit plus de rapides éclairs,
Perçant la profondeur d'un funèbre nuage,
En longs sillons de feu serpenter dans les airs.
Viens, Daphné, ne crains rien : déjà dans la prairie
Le jeune Alcimédon ramène ses troupeaux ;

Déjà sa voix fait redire aux échos
Le nom cher à son cœur, le doux mom d'Egérie.
Suis-moi ; viens contempler l'astre dont le retour
Sur nos champs obscurcis répand l'éclat du jour.

[ocr errors]

O mon ami ! que la campagne est belle ! De cette onde qui fuit, que le cristal est pur ! Dans les plaines du ciel vois-tu ce bel azur ? Sens-tu dans l'air cette fraîcheur nouvelle ? Les rayons du soleil percent de tous côtés ; Comme il darde sur nous sa flamme étincelante, Entre l'obscurité tremblante De ces nuages écartés ! Comme l'air qui les chasse offre à nos yeux sans cesse Un spectacle mouvant d'ombres et de clartés ! Comme un rideau léger, vois-tu fuir l'ombre épaisse, Et courir à travers ces vallons humectés ? Vois la lumière ensuite éclairer la richesse De nos sillons ressuscités. l

[ocr errors]

Qu'à mes yeux comme aux tiens la mature est riante !
Oui, ma chère Daphné, tout charme ici les yeux ;
Regarde au loin cette écharpe brillante
Dont le cercle éclatant ceint la voûte des cieux !
Vois sur nos plaines arrosées
Cet arc resplendissant s'étendre et se courber !
Vois ses extrémités tomber
Sur les collines opposées !
De ce vaste tableau que mon œil est flatté !
Et que de ces couleurs l'étonnant assemblage
Du voile épais de ce nuage

« PrécédentContinuer »